Expédition à vélo: l'ancien monde

Ceci est mon carnet de voyage (je préfère dire mon livre de bord). Je l'ai écrit lors d'un périple qui nous ont mené (mon vélo et moi) de Lisbonne à Amsterdam en suivant la route de la côte sud de la Mediterranée.


Lisbonne
Mercredi, 2 décembre '92
22h50


Premier voyage en avion depuis plus de dix ans, depuis Vancouver. J'arrive pas à me rappeler en quelle année exactement, peut-être en 1982. J'avais oublié à quel point l'avion est fascinant:: accélération démente; décollage très à pic - pas loin de 45 ° ; élévation au-dessus des nuages; luminosité particulière, invisible sous les 3000 pieds; mal aux oreilles par contre... très dsagréable.

Arrivée à Lisbonne autour de 14h le 30 novembre... Premier commentaire: la banque se pique une commission de 2000 escudos sur mon chèque de voyage de 50$ US (1$ US = 140 à 144 escudos). Si bien qu'au lieu des 7000 escudos escomptés, je me retrouve avec 5000. Ce n'est qu'hier que j'ai appris que la commission reste la même peu imorte le montant d'argent échangé. il s'git donc de prévoir précisément la quantité de cash nécéssaire dans le pays, parce qu'il paraît que d'autre pays fonctionnent autrement.

Anyway... Lisbonne me coûte les yeux de la tête. En temps normal, j'aurais quitté la ville au plus vite. Mais le décallage horaire me colle au lit, la plupart du temps les yeux ouvert... Lisbonne est, d'autre part, merveilleuse.

Énorme premièrement. Son centre-ville est beaucoup plus grand, et grandiose par son histoire, que Montréal. Aussi montagneux que le Vieux Québec, mais, au moins, 20 fois plus grand. Aujourd'hui: visite du château Saint-George (San Jorge) construit par les Romains! Ici, l'histoire se conjugue au troisième ou deuxième siècle avant Jésus-Christ, au 12è siècle de notre ère, au 15è et 16è siècle de la Renaissance. Hallucinant! On est loin du petit 19è siècle de chez nous...

Avant de terminer, quelques commentaires personnels: les Lisbonnaises sont superbes et particulières par leurs traits et leur teint. Non, décidément, il n'y a rien de telle que la race dite blanche...