Causerie : L’ART DE
BIEN VIEILLIR
Prononcée à l'Âge d’Or Ste-Thérèse, le 11 mars 2003 par Réjeanne Plouffe Laroche
Petite animation de mise en train : max. 4 minutes pour chaque question. Vous souvenez-vous des aspirations de vos 20 ans? Et maintenant, après toutes ces années, quelles sont vos nouvelles aspirations? Quelques personnes aimeraient-elles exprimer une ou deux opinions? Vous savez sûrement
combien j’aime assister à des conférences chaque fois que
je le peux et quand le sujet répond à mes aspirations. Pour
cette causerie, je me suis basée principalement sur des notes sténographiées
que j’ai prises lors d’une conférence du docteur Harry Grantham,
médecin, psychiatre, professeur émérite de médecine
et de gérontologie de l’Université Laval, à Québec.
Il avait donné sa conférence le 13 février 2002 au
C.H.R.D.L. et l’avait intitulée : « VIEILLIR, UNE SAISON DE
LA VIE : CROÎTRE, S’ADAPTER OU SE RÉSIGNER? »
Bien entendu, je vais aussi parsemer ma causerie de glanures prises ici
ou là tout autant que de mon expérience personnelle.
Sans compter que depuis ce moment j’ai eu la joie d’assister à plusieurs
autres conférences. J’y puiserai sûrement aussi.
C’est, selon moi, un sujet très important puisqu’il s’agit de notre vie. En effet, nous toucherons les aspects: physique, psychologique, mental et spirituel de notre vie telle qu’elle se déroule actuellement. Mais avant d’aller plus loin, je vous présente le Dr Grantham. Il était un témoignage de dynamisme par sa personne même; moyennement grand, mince, droit comme un « i » malgré ses 75 ans et, il était intarissable. Il disait vouloir occuper sa retraite à aider les personnes du troisième âge à se prendre en mains afin d’avoir une meilleure qualité de vie. Autrement dit, nous amener à ajouter de la VIE à nos années tout en étant plus heureux et en meilleure santé. Quoi demander de mieux? Le troisième âge ou vieillesse Bien entendu, il est normal de vieillir : naître, grandir, produire et se reproduire puis, vieillir et mourir. Voilà le cycle de la vie. Nous vivons un peu comme des saisons avec leurs durées traversées de passages positifs ou négatifs selon les événements et notre façon d’y faire face. Il faut aussi s’attendre à des changements dans notre fonctionnement physique, nos fonctions sensorielles, notre sommeil (sa durée, sa profondeur), nos fonctions sexuelles et nos fonctions cognitives : intelligence et mémoire. Notre personnalité devient plus rigide et moins différenciée. Notre intelligence diminue depuis l’âge de 27 ans, paraît-il. Les médicaments En vieillissant, un danger nous guette, celui de prendre trop de pilules. On nous a tellement fait croire que chaque bobo pouvait être guéri par une pilule qu’on se croit obligé d’en prendre au moindre malaise. C’est oublier qu’il y a toujours des effets secondaires à toute médication. Aussi, n’en prendre que si le coût/bénéfice est positif. Et accepter qu’en vieillissant des malaises se font plus souvent sentir. Si nos malaises nous amènent à consulter plus d’un médecin, il serait important de toujours aller à la même pharmacie. De cette façon, on pourra nous avertir si un médicament entre en contradiction avec un autre que nous prenons déjà. Soyons prudents et demandons conseil! Les joies et les peines Le docteur Grantham disait que son plus beau titre de gloire était d’être quatre fois grand-père. En effet, nous avons expérimenté, pour la plupart d’entre nous, la joie d’être parent et grand-parent. Nous vivons aussi des craintes : une famille qui éclate, celle des enfants, une santé qui décline, une image corporelle de soi moins désirable. Un passé réconfortant? … Tant mieux! Un présent difficile? … Hélas, trop souvent! Un avenir incertain? … Bien sûr! Mais voilà, le changement, c’est la vie… Pourtant, on risque de vivre comme on a vécu. Si vous rencontrez une personne âgée qui passe son temps à critiquer, dites-vous bien qu’elle a commencé avant aujourd’hui. Où place-t-elle son bonheur? Comment voit-elle son avenir dans l’éternité? Pourtant, si Dieu l’aime infiniment, se pourrait-il qu’il aime aussi infiniment son voisin ou sa voisine qu’elle critique si allègrement? N’est-ce pas ici et maintenant qu’il faut y penser? Problème numéro 1 C’est le manque d’argent, tout le domaine financier. C’est un temps d’adaptation face aux pertes, toutes sortes de pertes. Contrairement à l’adolescence qui était la période d’enrichissement à tous les niveaux, la vieillesse devient la période de l’appauvrissement. Pensez à ce qui se produit actuellement avec la Bourse des différents pays. Mais c’est aussi la période où l’on apprend le vrai sens de la communication. Car notre expérience personnelle entre alors en ligne de compte. On y découvre aussi la notion de sacrifice, si ce n’est déjà fait. Il faut accepter de mourir à soi et de mourir aux autres. Difficulté inévitable : la souffrance. Nos symptômes : les regarder en face. On n’est pas éternel; il faut le savoir. Pour continuer: l’estime de soi Se dire qu’on peut accroître notre estime de soi. Mais, d’abord, dites-moi, qu’est-ce que l’estime de soi, d’après vous? … Alors, je résume vos réponses ainsi : C’est notre capacité de reconnaître notre propre valeur. Elle repose sur l’image positive et réaliste que nous avons de nous-mêmes. Elle nous procure la confiance, cette force instinctive et inébranlable dont nous avons tant besoin pour continuer de nous épanouir. Tout comme le bonheur et la sérénité, l’estime de soi et la confiance se trouvent en nous et non à l’extérieur. Rien ni personne ne peut nous les donner, encore moins nous les enlever, pas même les critiques les plus acerbes. Une bonne façon d’accroître notre estime de soi consiste à dresser la liste de nos réalisations. Quand nous voulions postuler un emploi, nous faisions notre curriculum vitae. Maintenant, il s’agit de nous arrêter, réfléchir et coucher sur papier l’inventaire de nos réalisations, de nos succès et de nos désirs les plus chers. Car, à chaque jour, nous sommes l’architecte de notre moi personnel. Nous nous devons aussi d’affirmer, de participer, de dire nos besoins afin d’améliorer ce qui peut l’être. Notre valeur propre Être une personne âgée = fierté de l’accomplissement (notre réputation); alors ne pas hésiter à mettre des photos sur nos murs, surtout celles qui rappellent des événements importants à nos yeux. Prendre le temps de noter nos valeurs les plus significatives. Nous avons tous et toutes le désir de laisser une trace de notre passage sur la terre (héritage de vie). À l’école, nous apprenions l’Histoire sainte mais on oubliait, hélas, de nous dire que notre propre histoire sainte se continue encore aujourd’hui pour chacun, chacune d’entre nous et qu’elle se perpétuera chez nos descendants. Aussi, quand c’est possible, nous pouvons écrire l’histoire de notre vie ou celle des événements qui nous ont le plus touchés. Sinon, on peut utiliser des cassettes pour se raconter. Et nos descendants seront heureux de les multiplier afin d’avoir chacun leur copie. (Je donne l’exemple d’une cassette du Père Roger Coderre, 78 ans, de Québec, qui parle abondamment de son grand-père qui est aussi mon grand-oncle Francis Brisson, décédé à 95 ans. Que de souvenirs il raconte!) Notre libre arbitre Ce qui coûte le plus cher à l’État, ce sont les 30 derniers jours de vie d’une personne, jeune ou vieille. Décider soi-même si l’on est d’accord pour l’acharnement médical ou non. À cette fin, voir son notaire pour la préparation d’un mandat en cas d’inaptitude en bonne et due forme et, par la même occasion, pourquoi ne pas en profiter pour faire son testament, ou le refaire s’il est trop ancien. Notre vie spirituelle Durant sa conférence, le Dr Grantham est revenu à au moins quatre reprises sur la nécessité de vivre sa foi. Il disait qu’à ses yeux c’était obligatoire pour prendre la vie de façon positive. Donc, réflexion essentielle : Est-ce que la vie finit avec la mort et c’est tout? Il faut se garder un temps de réflexion ou de méditation à chaque jour. Ce temps deviendra oraison à mesure que nous avancerons dans la spiritualité car il est certain que nous vivrons nous aussi notre Gethsémani. Tout récemment, je suis allée aux funérailles de deux de mes cousins à cinq jours d’intervalle. L’un du côté de ma mère, l’autre du côté de mon père et, croyez-moi, quand ce sont nos cousins qui meurent, ça fait drôlement réfléchir. Un jour où rien ne semblait aller comme je le désirais et que je le faisais savoir, un prêtre m’a dit : « À petite passion, petite résurrection. Si tu remets ta passion entre les mains du Seigneur, il y répondra inévitablement. Et, à grande passion, plus grande résurrection encore car dis-toi bien que le Seigneur ne se laisse jamais vaincre en générosité. Sois toujours à son écoute et tu verras bien. » Comme il avait raison! Depuis, j’ai été à même de le constater tellement de fois. Être une personne âgée, c’est aussi … …une occasion de créativité nouvelle et de liberté nouvelle également. Il ne faut pas se laisser envahir; faire ce qu’on veut faire. Nous avons maintenant une fonction-conseil (sagesse de notre expérience) : rôle inter-relationnel par excellence. Continuons notre réflexion sur le sens de la vie, notre préparation vers l’au-delà par la foi en Jésus Christ, Fils de Dieu, mort et ressuscité pour nous sauver et qui nous aime infiniment. Tiens, savez-vous que dans cette phrase je viens de vous dire l’essentiel du kérygme de notre foi? Sans oublier les autres vertus théologales que sont l’espérance et la charité en réponse à son Amour, Lui qui nous déifie un peu plus chaque jour en vue de l'éternité bienheureuse. Bien entendu, si je me permets de vous parler ainsi c'est parce que je connais votre confession de foi chrétienne catholique. Bien vivre notre foi Justement, il est important de réfléchir (on y revient souvent) sur le sens des choses. Prendre le temps pour y arriver. Faire l’effort nécessaire; cela en vaut la peine. Ouvrir nos fenêtres vers les autres; on aura alors moins de temps pour critiquer sur la température, les autres… Prier … et encore prier… Prier aussi pour demander la Paix. La paix avec soi-même, avec les autres et, bien sûr, entre les nations. Savoir que nos pratiques religieuses indiquent au moins en partie le degré de notre foi. Ce qui compte dans la vie c’est de croire, d’avoir confiance en Dieu et de vivre en conséquence. Cela nous aidera à garder un bel équilibre, facteur de joie et de beauté sereine. Nous n’en serons que plus aimés. Des deuils mais encore de la vie Il faut aussi penser à choisir dans ce qu’on a : réduction spatiale. Penser maintenant à ce que l’on veut donner à tel ou tel enfant. Se débarrasser aussi du superflu, de l’inutile car nous sommes appelés à passer d’une grande maison où l’on entassait tout (pour plus tard) à, finalement, une petite chambre quand ce n’est pas un lit d’hôpital. C’est le temps d’essayer de faire plaisir à nos amis; de les accepter de façon beaucoup plus inconditionnelle. Nous devenons conscients du temps qui s’effrite et de celui qui reste. Nos activités deviennent plus personnelles, plus centrées sur nous. Il est alors important d’avoir des occupations positives, de faire du bénévolat selon nos capacités et nos talents. D’autant plus que le bénévolat devient une belle occasion de se faire de nouveaux amis… On a encore besoin de nous Sur le plan social, il est conseillé de changer de wagon afin de laisser la place aux plus jeunes mais il est tout aussi important de ne pas quitter le train car nous avons encore notre mot à dire et ce n’est pas fini. Nous pouvons encore signer des pétitions (à la condition de bien lire les demandes et d’être en accord avec elles). Nous pouvons aussi écrire des lettres pour demander de changer ou d’améliorer des choses. Et, croyez-moi, quand nous écrivons une lettre personnelle, soit au gouvernement ou ailleurs, notre lettre a beaucoup plus de valeur que lorsqu’il s’agit d’une simple signature. Quelques notions d’alimentation De plus en plus les médecins recommandent le régime d’alimentation méditerranéen. Il semble en effet que les habitants des contrées limitrophes de la Méditerranée vivent plus vieux et en meilleure santé que la moyenne des gens. Par conséquent, ils ont une meilleure qualité de vie. Ce régime comprend des céréales complètes et non raffinées, des fruits et des légumes, des légumineuses (pois, pois chiches, lentilles, haricots blancs), des noix, olives, ail et herbes aromatiques, de l’huile d’olives en abondance, des laitages en quantité modérée (principalement sous forme de yogourts et de fromages), du poisson et de la volaille en petite quantité et à peine un peu de viande rouge, du vin avec modération. Les centenaires de l’île d’Okinawa Plus récemment, on a découvert que dans une île japonaise, Okinawa, il y a 3,2 fois plus de centenaires en bonne santé que partout ailleurs dans le monde. Leur densité osseuse est très élevée, donc peu de fractures. Ils pratiquent les activités physiques et sociales traditionnelles telles que taïchi, karaté et jardinage. Ils restent minces et alertes à cause d’une habitude culturelle qui consiste à ne s’alimenter que jusqu’à 80% de leur faim. Bien entendu, la consommation de tabac et d’alcool est extrêmement faible. Et, chez-nous S’il n’est pas question d’adopter à la lettre les principes des japonais d’Okinawa, il est cependant aisé de s’en inspirer. Pas d’excès d’aucune sorte, de l’exercice physique régulier, moins de viande rouge et de produits d’origine animale, plus de fruits et de légumes frais, des céréales complètes, du tofu, du poisson, des noix de toutes sortes, des légumineuses, du vin avec modération sans oublier le thé et l’eau; tout ça vécu dans la joie et la convivialité. D’ailleurs, la plupart des études scientifiques montrent un effet protecteur des fruits et des légumes verts concernant le système cardio-vasculaire. Surtout quand on sait qu’en général les amateurs de fruits et de légumes fument moins, font plus d’exercice physique, ont de meilleures habitudes alimentaires… Bref : ont une vie plus saine. S’il est si important d’augmenter la consommation de fruits et de légumes, c’est à cause de leur richesse en substances protectrices des maladies de dégénérescence. Quelques suggestions pratiques Il est bon de commencer le repas par une entrée de crudités, une salade, un jus de légumes (genre V-8) ou une soupe aux légumes. Privilégions les produits de grains entiers qui apportent les fibres nécessaires à une bonne élimination. Évitons autant que possible le pain blanc et les céréales raffinées. Surtout, laissons tomber les boissons gazeuses. Terminons nos repas par des galettes maison, un yogourt, une compote de fruits. (Tartes, gâteaux et petits biscuits de fabrication industrielle renferment trop de sucre, de « mauvais gras » et de farines raffinées.) Utilisons les « bons gras » : vinaigrette à l’huile d’olive extra-vierge et autres huiles de première pression à froid, avocat, olives, graines oléagineuses nature. Les matières grasses à éviter se trouvent dans les fritures, les viandes et les produits laitiers qu’il faut donc choisir avec précaution. Respectons notre appétit. Un poids stable indique que nous connaissons nos besoins en ce sens. L’idéal serait de manger trois petits repas et deux ou trois collations par jour sans dépasser le total de notre consommation habituelle. Cette façon de manger contribuerait également à abaisser notre taux de mauvais cholestérol (LDL). Se garder en forme Les plus sages ont compris l’importance primordiale de l’activité physique dans la qualité de leur santé et de leur vie. Si nous demeurons inactifs, des maladies physiques et psychosomatiques risquent d’apparaître ainsi que des douleurs au cou, au dos et aux pieds, des problèmes de circulation sanguine et d’obésité. Privés d’exercice, les muscles se contractent et s’affaiblissent, les tensions s’accumulent, et nous finissons par manquer de force vitale. Nous devenons vulnérables à la maladie. Comment et pourquoi? Pour nous assurer de bien bouger, nous pouvons marcher, nager, danser, pédaler, enfin jouer dehors. Si nous profitons bien de nos capacités physiques, nous pouvons les améliorer constamment. Alors notre corps sera plus beau, plus harmonieux et en meilleure santé. Sans compter que nous serons plus en forme pour jouer avec nos petits-enfants. De plus, l’exercice physique réduit l’ostéoporose, l’hypertension et le diabète. Il aide à prévenir certains types de cancer : sein, côlon, prostate et poumons. Il tonifie les muscles, améliore la coordination, l’équilibre et les réflexes de même que les capacités du cœur et des poumons. Avec une meilleure absorption de l’oxygène, la mémoire, la vivacité d’esprit et, bien sûr, la santé en général en profitent grandement. Alors, qu’est-ce que nous attendons pour commencer? L’expérience du Dr Paul Dionne Le 26 février dernier, au Château Joliette, j’ai assisté à une conférence du Dr Paul Dionne, maintenant âgé de 91 ans et si alerte intellectuellement avec ça. Il nous donnait sa recette pour entretenir sa vivacité d’esprit et éloigner la maladie d’alzheimer. On se doit, dit-il, de cultiver l’ensemble de nos facultés intellectuelles par la lecture, les mots croisés (au moins deux grilles par jour), la poésie (jouer avec les mots et les sons), retenir le plus possible de mots, la musique qui calme (en composer ou en jouer est idéal, savoir l’écouter est très bien aussi), marcher aide à la gestion du stress. Et, si on arrive à bien gérer notre stress, on peut réduire de 13% le déclin de notre fonction cognitive. Manger du raisin rouge et, si possible, prendre un peu de vin rouge de type Cabernet Sauvignon ou Merlot. En fait, ses conseils pourraient se résumer à : lire et jouer avec les mots, écouter de la bonne musique et marcher. Principe actif de vie J’ose ajouter
: savoir apprécier le moment présent, gage d’une vie
bien remplie pour rester en possession de tous ses moyens. En effet,
si je suis pleinement présente à ce que je vis à
chaque instant, ma vie sera riche et alors je serai en mesure d’être
totalement moi-même; je pourrai partager dans la joie et la
sérénité avec mon entourage et me remettre toute
entière dans la volonté du Seigneur parce que présente
à Lui également.
Joie et bonheur La notion de bien-être total nous enseigne que chaque pensée, chaque parole et chaque comportement se répercute sur notre état général et, par conséquent, sur notre entourage et, étonnamment, sur le monde. C’est pourquoi, je ne peux terminer cette causerie sans ajouter quelques belles pensées sur l’art d’être heureux? Les voici, en vrac: « Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. » Le bonheur ne dépend pas de ce que nous avons, mais de la façon dont nous nous en servons; nous ne le devons pas aux événements, mais à la façon dont nous les envisageons. Le bonheur n’est pas loin de nous, il jaillit au plus intime de notre être : « Il est la conscience d’un bien, et plus ce bien est grand et durable, plus grand et durable sera le bonheur ». Celui ou celle qui cherche le bonheur hors de soi est comme l’escargot en quête de sa maison. Nous cherchons tous le bonheur et Dieu veut que nous soyons heureux : l’Écriture le répète mille fois et aussi la liturgie : «Je vous donne ma paix ». «Personne ne vous ôtera ma joie». «Réjouissez-vous dans le Seigneur ». « Alléluia! ». La joie est possible dans toutes les circonstances de la vie. Découvrons-là! La vie doit être une joie perpétuelle : joie de vivre pour Dieu, joie de servir le prochain, joie de sauver les âmes, joie austère de la souffrance; joie de vivre la valeur éternelle du présent; la joie du passé abandonné à la Miséricorde divine; joie d’un futur assuré par sa paternelle providence; joie de travailler et, si nous ne pouvons pas travailler, joie de prier et, si cela même nous paraît impossible, il nous reste la joie de souffrir dans le Christ et pour le ciel. C’est la joie de l’amour offert dans la réciprocité. Le sourire franc et profond est presque toujours le signe d’un cœur noble et pur. La vertu la plus belle et souvent la plus héroïque est celle qui sourit. N’oublions jamais que
le moment le plus beau de la vie, le plus riche d’avenir est la minute
présente.
Merci d’avoir si bien participé! Réjeanne Plouffe Laroche
Bibliographie : - Dr Harry Grantham, notes d’une conférence donnée au C.H.R.D.L. le 13 février 2002 : Vieillir, une saison de la vie : croître, s’adapter ou se résigner. - Dr Paul Dionne, au Château Joliette pour l'A.Q.R.P., le 26 février 2003. - Marie-Paule Dessaint, Bien vivre, mieux vieillir, des Éditions de l’Homme. 24,95$. - Équipe multidisciplinaire, Le Guide alimentaire anti-âge, Groupe Litho Expert Plus. 14,95$. - N. Irala, s.j., Contrôlez vos émotions, des Éditions Paulines. - Recherche sur Internet, Nutrifel : Informations scientifiques et nutritionnelles. - Réjean Gilles Robillard, note personnelle. |
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