Section spéciale du fondateur de l'A.G.S.Q. Pierre LeSiège

 

En l’honneur du fondateur de l’A.G.S.Q., Pierre LeSiège, nous présentons dans cette section quelques faits saillants qui a marqué l’histoire de l’A.G.S.Q. grâce à ce magnifique golfeur.

photo de Pierre

 

 

Pierre LeSiège veut enseigner le golf aux sourds-muets

Source : Pierre Nadon, journaliste pour « Le Petit journal », semaine du 3 septembre 1967

Témoignages –Décès du fondateur de l’A.G.S.Q.

Source : « Voir Dire », numéro 69 novembre-décembre 1999

 

 

 

 

 

Pierre LeSiège veut enseigner le golf aux sourds-muets

Source : Pierre Nadon, journaliste pour « Le Petit journal », semaine du 3 septembre 1967

Ils sont des centaines de jeunes qui espèrent un jour devenir des golfeurs professionnels. Mais, pour arriver là, il faut beaucoup de choses, et rares sont ceux qui les possèdent. Pierre LeSiège les a, lui, mais il fait face à un sérieux handicap, celui d’être sourd-muet. Ce qui ne l’aide pas non plus, c’est le fait qu’il soit soutien de famille à l’âge de 22 ans.

 

Pierre joue au golf depuis l’âge de 12 ans. Quatre mois seulement après que son père lui eut enseigné les rudiments de ce sport, il enregistrait des rondes de 95. Il faut dire qu’il jouait jusqu’à quatre fois par semaine, mais il reste qu’un compte de 95, c’est fort respectable quand on a douze ans et que 80 p. 100 des golfeurs ne réussissent pas à briser le 100.

 

Depuis lors, il est devenu un membre assidu du club de golf Sainte-Dorothée, où il a profité de plusieurs conseils du professionnel attitré Réal Jarry. Il a également pratiqué autant de fois qu’il le pouvait, si bien qu’il a remporté le championnat des membres de classe B à Sainte-Dorothée et à Rosemère avec des comptes respectifs de 78 et 90.

 

L’an dernier, son père mourait et il se voyait dans l’obligation de travailler à plein temps pour que ses deux frères dont un sourd-muet également puissent continuer à fréquenter l’école et à manger trois repas par jour.

Il joue 75 aujourd’hui

Malgré son travail dans le département de l’expédition au Petit journal, Pierre LeSiège parvient à jouer au golf deux ou trois fois par semaine et il réussit des pointages variant entre 75 et 80 et c’est ce qui le pousse de plus en plus à vouloir devenir professionnel, à gagner sa vie en jouant au golf.

Par ailleurs, il se dit que, si des commanditaires ont pu aider d’autres jeunes golfeurs et golfeuses, ils pourraient le faire dans son cas. Ils pourraient l’envoyer aux États-Unis afin qu’il puisse parfaire ses connaissances dans le golf, car, même s’il est sourd-muet, il comprend tout ce qu’on dit en lisant sur les lèvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre LeSiège en 1967

C’est donc dire qu’il serait apte à suivre les conseils d’un professionnel américain. Il est vrai aussi que, à ce que je sache, il n’y a jamais eu de professionnel sourd-muet dans l’histoire du golf. Quand on sait que nos professionnels sont plus souvent dans leur boutique à vendre des articles de golf ou à l’extérieur à donner des leçons aux membres de leur club, la tâche de LeSiège deviendrait plus difficile si jamais il devenait pro.

 

Toutefois, il semble avoir trouvé à ce problème. Le fait qu’il soit sourd-muet ne lui nuirait pas certes pas dans les compétitions, puisque le bruit ne le dérange pas. De plus, comme l’a déclaré Réal Jarry, il a de bons nerfs, et c’est là une des qualités prédominantes d’un bon professionnel.

 

Quant à donner des leçons, c’est une autre problème qu’il résout en disant qu’il pourrait facilement être attaché à un club de golf et enseigner les trucs du métier à des sourds-muets, qui le comprendraient bien plus que d’autres professionnels.

 

Si on n’a jamais vu un golfeur professionnel sourd-muet, il n’y a aucune raison de ne pas en voir un dans un avenir rapproché. Qui sait ? il peut faire aussi bien que les autres dans les compétitions et, s’il montrait le golf à d’autres sourds-muets, le club qui l’engagerait augmenterait considérablement sa clientèle.

Retour en haut

 

 

Témoignages –Décès du fondateur de l’A.G.S.Q.

Pierre LeSiège 1945-1999

Source : Voir dire –édition de novembre-décembre 1999

Introduction par Yvon Mantha

Mot de la famille LeSiège

Témoignages d’amis

Yves Turbide

Ginette et Réjean

Jeanne d’Arc et Jacques Daigneault

Guy Fredette

Alain Turpin

 

Retour en haut

Introduction

 

Le 3 octobre 1999, M. Pierre LeSIège, personnalité sourde bien connue, décédait subitement à Saint-Eustache à l'âge de 54 ans. Il laisse dans le deuil ses filles Nadine et Mélissa (sourde), ses frères Bernard (Thérèse Routhier) et Luc (Diane Vézina), son neveu Dominic, sa nièce Isabelle ainsi que plusieurs autrres parents et amis.

 

M. LeSiège était une figure bien connue dans le monde de la surdité. Il fut président-fondateur de l'Association des golfeurs sourds du Québec en 1968, président à deux reprises, entre 1976 et 1990, de l'Association de bowling pour les Sourds du Québec, président du Centre des loisirs des Sourds de Montréal en 1987-1988 et membre du Club Lions Montréa l(Villeray (Sourd).

 

Outre ses nombreux tournois de golf avec les divers clubs, plus particulièrement à travers l'Amérique du nord, il a représentant le Canada au premier Championnat mondial de golf des Sourds, tenu en août 1995 en Angleterre. Son équipe s'est distinguée en obtenant la seconde place derrière les États-Unis. Une place fort enviable.

 

Il a aussi été directeur-éditeur de la revue Écho du Sourd en compagnie de Guy Daoust en 1976. Pierre LeSiège a passé toute sa vie à jouer au golf, son passe-temps préféré. Partout où il croisait des Sourds, il alimentait la conversation avec ses confrères et ses consœurs. Il a été un très grand sportif et la communauté sourde, surtout les golfeuses et golfeurs sourds on perdu un leader en cette matière.

 

Les textes et photos qui suivent se veulent un ultime témoignage à la mémoire de ce leader sourd... Salut Pierre !

 

Yvon Mantha

 

Retour aux témoignage

 

 

Suite à son décès, sa famille a fait parvenir à tous

ses parents et amis le mot suivant :

À toi, Sportif

C'est une passion dans limite

Avec volonté, rigueur et mérite

Tu avances, encore et toujours

Plus loin, jour après jour

Professionnel ou amateur

Vainqueur ou spectateur

Perdant ou gagnant

Tu es toujours présent

Quel plaisir au delà de l'effort

Bravo et vive le sport

Bernard,, Thérèse, Diane et Luc LeSiège vous remercient des marques de sympathie que vous leur avez témoignées.

 

Retour aux témoignages

Témoignages d'amis

 

Pierre LeSiège était le plus grand golfeur et ami que je connaisse. Et c’est maintenant avec regret que j’ai appris son décès. Un ami avec qui j’ai joué au golf pendant 26 années.

 

Plus jamais ça ne sera pareil. Pierre restera toujours dans ma mémoire. Ainsi que sa famille, je garde de lui un très bon souvenir.

 

Au revoir Pierre

De ton ami, Yves Turbide

 

Pierre, à notre cher grand golfeur

 

Nous te remercions de nous aider à apprendre à aimer le golf. À chaque fois que nous allons sur le vert, on pensera à toi cher ami. Sûrement tu vas nous manquer, nous te demandons de nous guider encore.

 

Pierre, nous de t'oublierons jamais et gardons un très bon souvenir de toi. Sois heureux. Salut Pierre.

Ginette et Réjean

 

 

Retour aux témoignages

 

La mort du président-fondateur de l’Association des golfeurs sourds du Québec est une grande perte pour le monde sportif.

Membre fondateur du Club Lions Montréal-Villeray (Sourds), en 1979, il s’est retiré du club deux ans plus tard parce qu’il voulait pratiquer ses sports favoris : quilles, golf, volleyball, etc 

 

Il s’est beaucoup dévoué pour donner des conseils de golf aux autres amateurs sourds. Et il ne manquait jamais de participer à un tournoi.

 

Il a aussi été président du CLSM en 1987-1988 et je me souviens qu’il mettait beaucoup d’efforts afin que les sports du CLSM soient des réussites.

 

C’est avec regret que je vois disparaître si vite ce grand sportif.

Je me joins donc à tous pour offrir mes sympathies à sa famille et à ses frères.

 

Guy Fredette

 

À l'exemple du Christ qui a porté sa croix et fait quelques chutes lors de son parcours, à cause du poids des péchés du monde. Qui sommes-nous ? LUI était Dieu, alors que nous sommes de pauvres mortels.

Étant faillibles, quelquefois la vie pèse lourds sur nos frêles épaules. À chaque fois, tu t'es levé, tu as gardé espoir en elle, tu as su retrousser tes manches et repartir, parfois à zéro, mais tu as toujours avancé, un pas à la suite de l’autre, la tête haute, le regard dirigé vers l'avenir, vers la lumière au fond du couloir qu'est la vie.

Toi, Pierre, un ami sincère, tu était TOI, UNIQUE et ENTIER dans tes paroles et tes actes. Au fond, un simple mortel.

Toi, notre ami, tu fus là pour nous côtoyer pendant 35 ans. Courageusement, tu as essayé de composer avec toutes les situations que le destin à semées sous tes pas. Tu t'es relevé à chaque fois... mais la mort inflexible, a trompé ton destin.

 

Photo #4 de Pierre

Va Pierre, notre ami

Maintenant, tu peux reposer en paix

Tu es libéré des tourments de la vie

Va vers la lumière

Va vers ceux qui ne sont plus sur terre

Tends-leur la main

Aime-les comme ils t'ont, jadis, aimé

Et parcours avec eux le long chemin de l'éternité

Tes amis

Jeanne d'Arc et Jacques Daigneault

Le 8 octobre 1999

Retour aux témoignages

 

 

 

Je me souviens de Pierre

 

Lorsque je suis arrivé à Montréal, dans le merveilleux monde des Sourds en 1991, on m’a informé qu’il existait une association de golf pour les Sourds (L’Association des golfeurs sourds du Québec (AGSQ)). J’étais au 7e ciel et encore davantage lorsque je fis la connaissance du grand Pierre LeSiège. Quel « maniaque » de golf il était et quel plaisir ce fut de jaser golf avec lui.

 

Pierre et Réjean Nadeau, le président de l’époque, m’encouragèrent à faire partie du conseil d’administration en me disant que l’AGSQ avait besoin de relève. Après neuf ans, j’ai encore beaucoup de plaisir au sein de l’AGSQ.

 

Sur un terrain de golf, Pierre LeSiège était un merveilleux joueur, comme le témoignent ses 19 championnats en 31 ans d’histoire de l’AGSQ. En jouant avec lui, il m’incitait à devenir meilleur, m’amenait à relever des défis. Ces défis, ses connaissances du monde de golf, son talent vont beaucoup me manquer.

 

Salut Pierre et merci d’avoir fondé l’AGSQ.

Alain Turpin

 

 

Retour aux témoignages

Retour en haut