Spirit of the Wolf Marc Savard  L'auteur
Enduro Intense au Costa Rica!
13 jours et 3,000 kilomètres en KTM 640 LC4
Hard enduro in Costa Rica!
13 days and 3,000 kilometres on a KTM 640 LC4


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Enduro intense au Costa Rica

En arrivant à l'aéroport de San José lundi pm le 16 janvier 2006, je suis agréablement surpris d`être rencontré par une jolie préposée, qui a mon nom sur une pancarte. C'est bon signe.

Mardi matin à 8:30 exactement, un chauffeur vient me prendre à l'hôtel avec un mini van et me conduit au bureau de l'agence. Un KTM 640 LC4 de moins de deux ans avec seulement 11,800 km au compteur m`y attend avec un réservoir plein. Les deux pneus Michelin Sérac sont neufs. En partant, je remarque la roue avant qui est fausse...

Je commence mon voyage par la visite du volcan Irazu, qui culmine à 3,432 mètres. Quelle route magnifique! Arrivé à la barrière, un préposé du Parc m'annonce que je ne pourrai l'atteindre, dû à un accident d'avion. J'y reviendrai une autre fois.

Je suivrai par la suite la route Interamericana en passant par la plus dangereuse section de tout le pays. Arrivé près du Cerro de la Muerte à plus de 3,300 mètres, dans le brouillard et la pluie, j'apprécie mon équipement de moto en Cordura complet. Des machineries lourdes s'affairent à nettoyer la route de glissements de terrain récents. Je ne compte plus les virages. C'est en effet dangereux ici.

La descente vers San Isidro de el General est bienvenue, car le froid a quand même traversé mes vêtements. Cet ville sera un bon endroit pour faire escale. De plus, elle est tout près du Cerro Chirripo, le plus haut point du Costa Rica à 3,820 mètres. Bien que je ne prendrai pas le temps de compléter le trekking (2 jours), je m'approcherai autant que possible en moto.

Mercredi, je commence ma journée en me dirigeant vers le Nord, avec le parc du Cerro Chirripo comme but. Je n'ai aucune difficulté à atteindre San Gerardo de Rivas par une superbe vallée, d'où le sentier commence. Je continue un bout, et rencontre des marcheurs, surpris de voir une moto rendue là. Encore une traversée sur un 2x6 pourri, et la montée suivante dans la boue me décourage de continuer plus loin.

Je rebrousse chemin et repars vers la frontière Panaméenne. Je m'approcherai par la suite de la péninsule de Osa, sans toutefois y entrer, faute de temps dans mon planning. Je remonte la Côte vers Dominical, mais ne peux trouver un endroit à mon goût pour la nuit. Je décide de traverser la chaîne de montagne pour aller passer la nuit à San Isidro encore. Je ne suis pas prêt d'oublier cette décision... La nuit tombe rapidement. Le brouillard épais envahit la route très sinueuse et parsemée de nids de poule. Le phare du LC4 est très faible, et ma visière de casque est teintée et mouillée... Lorsque je rattrape une camionnette visiblement conduite par un habitué de la route, je suis ses feux arrières presque aveuglément jusqu'à San Isidro. Aujourd'hui, j'ai vécu la première période désagréable de mon périple.

Jeudi, je quitte San Isidro et retraverse la chaîne de montagne vers la Côte, cette fois de jour, et rencontre peu de brouillard. La même route qui était l'enfer hier, est le paradis aujourd'hui!

De Dominical jusqu'à Quepos, le chemin n'est recommandable que pour les 4X4. En cette saison sèche, la traversée des rivières s'avère facile. J'atteindrai Jaco facilement, et projette d'y passer 2 nuits. Non pas que je sois très friand des stations balnéaires touristiques, mais j'ai l'intention d'explorer les chemins et sentiers de l'arrière-pays de cette région.

Vendredi, je m'engage sur un chemin de terre qui monte très abruptement la première colline au Nord de Jaco. Je constate rapidement que le pignon avant de 16 dents n'est pas adapté au sentiers de montagne. Même si J'ai 55 HP disponible, Il faut garder une pression constante sur le levier d'embrayage, en première... Je ressortirai 2 heures plus tard sur la route de Playa Hermosa. Les paysages de campagne sont absolument magnifiques. Les chemins qui relient les villages sont tous des trajets parfaits pour l'Enduro.

On est samedi et je n'ai pas le goût de m'attarder à Jaco plus longtemps; la route m'appelle. Je fais un petit détour à Puntarenas, avant de continuer vers le nord-ouest. Après un autre plein d'essence (fréquents avec un réservoir de 11 litres), je ne peux m'empêcher de partir sur la roue arrière. C'est juste trop facile avec un 640 LC4.

Environ 5 minutes plus tard, j'ai une crevaison de pneu avant avec dégonflage instantané à 100 km/h. Je me dis ça y ait, je vais me planter solide. Je ne peux plus conduire avec le guidon, juste avec le poids du corps, et les pieds... La moto fait les deux côtés du chemin, j'ai presque arraché mes semelles de bottes... et parvenu à garder le contrôle. Je retourne à la station service; 15 minutes à 20 km/h. J'ai hâte de voir le pneu. On trouve deux rayons de jante à l'intérieur, avalés par le pneu!!! Il manque trois rayons en tout, et la chambre à air est détruite. Leçon numéro un: une roue fausse, plus jamais.

Par la suite, j'inspecterai la roue avant à chaque plein. J'ai perdu confiance en ma moto...

J'atteins quand même Nicoya, sur la péninsule du même nom. La route vers Playa Samara est intéressante. Je suis par contre habitué aux routes sinueuse, et ne fais plus tellement attention. Comme je roule agressif, avec des freinages intenses à l'entrée des courbes, suivis d'accélérations intenses en sortie, ça devient fatiguant après plusieurs heures.

De Samara à Cobano, la route est déconseillée par les guides touristiques, même pour les 4X4. Pas ou peu d'indications, plusieurs rivières à traverser, on risque fréquemment de s'engager dans le mauvais chemin. Elle est par contre mentionnée dans mon livre, pour les amateurs avides d'aventure. On conseille (aux 4X4) d'apporter un bidon d'essence... Je traverse assez facilement les rivières en cette saison sèche de l'année. Je ne m'attendais pas à progresser aussi rapidement. J'irai donc visiter Montezuma, avant de m'engager vers le centre de la péninsule, direction nord.

Un fermier à qui je m'informe, a un sourire qui en dit long. Il m'explique comment continuer, et ajoute que c'est super. Je suis sûr que ce gars là a tout compris ce que je recherche, quand il m'a vu m'arrêter couvert de poussière. Quel chemin magnifique! Il y a des sections à travers les fermes, à se demander si c'est publique; des montées super abruptes, avec vues imprenables sur les vallées, des ruisseaux à traverser, des vaches à éviter, des chevaux à dépasser...

Le potentiel pour l'enduro sur la péninsule de Nicoya, est énorme. J'aurai au moins visité de très beaux chemins, et il en restera pour une autre fois. J'atteins la civilisation en cette fin de journée de samedi, à Jicaral. Une chambre me coûte $9.00. Le petit déjeuner coûtera moins de $2.00.

En ce dimanche matin du 22 janvier, je repars vers le Nord. Après Libéria, je bifurque vers le Parc Rincon de la Vieja. Comme j'ai tellement de chemin à faire, je n'irai pas marcher le volcan. J'arrêterai manger un "casado" à La Cruz, avant d'atteindre la frontière du Nicaragua. Par la suite, je m'engage sur la route 4, vers l'Est. Il y a plusieurs sections non pavées, et pas vraiment gravelées non plus. C'est tellement mauvais, que seule la position debout est tolérable.

Je passe par Upala et San Rafael. De là, je quitte la 4 et me dirige franc Sud vers Nuevo Arenal. J'y passerai deux jours, pour explorer le potentiel enduro et hors route de la région.

Lundi sera une journée de chemins et sentiers seulement. J'irai jusqu'à Monteverde premièrement. Le chemin très mauvais exige de rester debout. Heureusement cette condition prévient qu'il y ait trop de circulation. Sur le chemin de Guacimal, on a cimenté la descente, tellement elle est abrupte. Dans l'épingle, ça dérape quand même...

J'ai déjà projeté de faire le tour complet de la Lagune Arénal. J'ai des vues excellentes sur le volcan du même nom. Je ferai donc en tout 200 km de trails écoeurante, en partie par un chemin de cheval! Le "crux" fût la traversée du Rio Caño Negro. Avec 60 centimètres d'eau par endroit et des grosses pierres glissantes, j'ai bien sûr remplis mes bottes. J'ai par contre passé une journée mémorable, tout fin seul en sentier, sur des dizaines de kilomètres.

Mardi, je traverse vers La Fortuna. La pluie m'empêche de voir le fameux volcan Arenal, toujours actif. Je continue vers Quesada en direction Sud, sur la fameuse route 141, très sinueuse, et réputée pour sa mauvaise condition. Arrivé à Naranjo, je prends un chemin secondaire vers l'Est, et remonte au Volcan Poas. Bien que la pluie ne cesse jamais ici à 2,700 mètres, j'irai quand même marcher le sentier, en espérant voir le sommet et la lagune. Pas de chance, le brouillard ne lâchera pas. C'est quand je suis complètement mouillé que la décision d'aller me reposer à San José sera facile à prendre.

Mercredi matin, je passe par l'agence où j'ai loué la moto. On me pose une roue toute neuve à l'avant, et on change l'arrière aussi, puisque j'ai pratiquement passé au travers du pneu! Le gars en revient pas.

Je vais par la suite visiter le volcan Irazu, que j'avais manqué la première journée de mon tour. Plus on monte, plus il fait froid. J'aurais dû prendre ma veste... Au moins, le temps est ensoleillé et le vent est moyen. La marche au sommet (3,432 mètres) ainsi qu'à proximité du cratère principal, me permet de me réchauffer avant de redescendre.

Jeudi, je songe à traverser vers le Nord, jusqu'à Limon, et faire une boucle par la 126 pour le retour. Environ 50 kilomètres au Nord de San José, juste après le tunnel sur la 32, je dois rebrousser chemin. La pluie et le dense brouillard ralentissent la circulation intense des gros camions, à environ 25 km/h. De plus, mes vêtements Cordura ne suffisent pas à me garder au sec.

De retour dans la vallée, Je sèche et me réchauffe rapidement. C'est donc vers le Sud-Ouest (et la chaleur) que je me dirige. Je ne regretterai pas cette décision, puisque je ferai le sentier le plus passionnant de tout mon séjour au Costa Rica.

Arrivé à Orotina, je quitte la 3, et me dirige vers le refuge Fernando Castro Cervantes. Ce qui m'attire, c'est le Cerro Turrubares, qui culmine à 1,756 mètres. La seule carte que je possède est celle publiée par National Geographic, qui couvre tout le pays. Pas mal du tout, mais imprécise pour la topographie et les sentiers. Il faut donc s'informer souvent, et... deviner!

Pour toute information, à chaque personne que je rencontre, on me dit que je ne peux pas faire le sommet. Je n'abandonne pas facilement. J'atteindrai finalement l'auberge de montagne à Carmona en milieu d'après-midi, et traverserai tout le massif montagneux, avec la KTM.

La descente de l'autre côté me rend nerveux. Il n'y a aucune voiture d'aucune sorte qui y est passée. Les seules traces sont de bétail. C'est TRÈS abrupte, et il n'y a personne pour m'aider si je fais une fausse manoeuvre et me retrouve en difficulté. Je suis soulagé quand j'arrive environ 1,000 mètres plus bas (Quebrada Azul), et que le chemin indique qu'un 4X4 y est venu. Donc je n'aurai (probablement) pas à rebrousser chemin.

C'est près de Poro, dans le secteur de San Pablo, que je me retrouve en dérapage en pleine courbe. Je conclus qu'une crevaison a dû se produire à l'arrière. Je m'arrête pour constater ce que je craignais. Il n'y a pas de garage assez près pour continuer. Je vais me reposer un peu et on verra. Je n'ai pas apporté mes fers à pneu (c'est noté pour le prochain voyage...) la shop m'avait dit qu'ils en avaient.

Un vieux modèle de Suzuki 4X4 (le plus petit) arrive dans le chemin. Je lui indique de s'arrêter. On discute pour déterminer quelle serait la meilleure option. Le propriétaire et son passager pensent pouvoir mettre la moto derrière... Je suis sceptique, mais ça vaut la peine d'essayer. On doit lui coucher l'arrière en premier, et la fourche avant accotée sur le panneau arrière qui s'ouvre de côté. On attache la fourche au panneau dont les pentures semblent solides. Après plus d'une demi-heure de travail, je suis assis sur la cargaison, et on roule!

Les distances sont trompeuses avec la carte, car on ne peut pas tenir compte des innombrables courbes. Je suis courbaturé quand on arrive finalement à Puriscal, 30 kilomètres plus loin. Il s'avère qu'une mèche 1/4 a perforé le pneu, et la chambre s'est complètement déchiré, donc irréparable. La prochaine fois, des chambres à air seront dans mes bagages. Enfin, une autre heure plus tard, je sors du garage et repars vers San José, avec une chambre à air neuve. Le reste de route dans la région de Escazu est absolument magnifique! J'arrive tard en fin de journée, qui aura été passionnante, et fertile en émotions.

Vendredi matin, je quitte San José, en route vers Jaco pour la fin de semaine de fiesta. J'ai décidé de relaxer un peu, et de vivre un autre aspect de Costa Rica. En soirée, c'est à la plage que les groupes produisent leur show. Il y a foule, la plupart "Ticos" et "Ticas" (habitants de Costa Rica). J'ai vu autant de spectateurs seulement au festival d'été à Québec, quand un bon groupe se produisait.

Samedi midi, quelques Imperiale (cerveza locale) contribuent à relaxer. Je jase avec deux Ticos, Francisco et Randall, frères et propriétaires d'une petite plantation de bananes. Les gars m'invitent à aller souper à la plantation. Bien qu'ils soient sympathiques, je refuse poliment, ayant d'autres plans pour la soirée. Judith, une serveuse dans un "soda" local, m'avait donné son numéro de téléphone. Elle a commencé sa journée à 7:00 am, et termine à 22:00. Judith est malheureusement trop fatiguée pour sortir. De plus une journée semblable l'attend le lendemain. C'est pas facile de gagner sa vie...

Le concert à la plage est encore plus impressionnant qu'hier. Une autre tournée de bars confirme ce que tous les Ticos disent: Jaco est la capitale des fiestas!

Je passe la matinée de Dimanche à la piscine de l'hotel. En mi-journée, je reprends la route vers San José. J'ai un passager, Lior, un Israélien sympathique qui loge au même hôtel que moi. Je le laisserai à la station d'autobus, où il prendra une autre direction. Je passe une soirée tranquille à San José, pour décompresser un peu.

Lundi matin le 30 Janvier, je retourne la KTM à l'agence. J'ai passé 13 jours complets avec cette moto, et parcouru 3,000 kilomètres dans presque tout le pays. J'ai adoré la tolérance que la police a pour les motos. Conduire en ville bien que dangereux, est un plaisir. Entre les voitures, sur les trottoirs ou à l'envers dans les sens uniques au besoin, pas de problème.

J'ai apprécié une moto au Costa Rica sur la route, puisqu'on peut dépasser partout. J'ai dépassé des voitures de police sur des lignes doubles, dans des virages en épingle. J'ai franchi des embouteillages d'accident, à l'envers de la circulation, devant les forces de l'ordre. Des mauvaises habitudes pour le Québec, en somme...

Je suis impressionné par le moteur de la KTM 640 LC4. Il y a du couple à revendre, ça "wheelie" sans la clutch, avec un pignon de 16 dents. Par contre, ce rapport d'engrenage est trop long pour le majorité des petits chemins de montagne. J'ai adoré le siège (optionnel) très confortable. J'ai détesté le petit réservoir de 11 litres. Bien que ce ne soit pas le modèle "Aventure", la LC4 est lourde en sentier "single track".

En somme au Costa Rica, c'est la Nirvana de la moto enduro. C'est juste trop beau! Il y a peu de monde, les chemins sont peu achalandés, étroits, variés et pour experts. Il y en a partout, loin de la civilisation et des touristes. La géographie et les paysages sont spectaculaires. Il y a peu d'autres usagers de mon genre. Les Ticos comme les touristes ont peur des routes d'ici, réputées difficiles.

J’ai effectué un bon « survol » du pays. Il en reste encore beaucoup à voir, et je pourrais bien y revenir. Pour explorer à mon goût de façon sécuritaire, je devrai ne pas être seul.

Qu’est-ce que je changerai pour un prochain voyage ?

j’apporterai des chambres à air et des fers à pneu ;

j’achèterai (sur place) un bidon d’essence qui me suivra en tout temps ;

je mettrai une visière claire (non teintée) à mon casque.

Maintenant, je dois me réadapter à la vie normale (déprimant) en attendant le printemps…

Hard Enduro in Costa Rica

I was surprised to be greeted by a pretty lady with my name on a board, when I arrived to the San Jose airport, that Monday afternoon of the 16th of January 2006. It’s good sign.

Tuesday morning at 8:30 sharp, the agency driver comes to get me at the hotel, and brings me to the agency with a mini van. There, a KTM 640 LC4 of less than 2 years, with only 11,800 kilometres on the odometer awaits, with a full tank of gas. Both Michelin Serac tires are brand new. When I depart, I notice the front wheel is not true…

I begin my journey with a visit to the Irazu volcano, culminating at 3,432 metres . What a magnificent road! I arrive at the entrance gate to the top, to be told I will not be allowed in, due to an airplane accident in the area. I’ll come back some other time.

I follow the Interamericana “highway” southbound, and drive the most dangerous section of all the country. Near the Cerro de la Muerte at 3,300 meters in light rain and fog, I appreciate my Cordura bike gear. Heavy machinery is present, cleaning up the latest landslides. I stopped counting the curves. It is dangerous here indeed.

The descent in the valley to San Isidro de el General is welcome; the cold mist went through my clothes. This town will be a good location for the night. Besides, it’s near the 3,820 metres Cerro Chirripo, highest peak of Costa Rica. Although I will not take time to do the 2 days trekking to the summit, I will attempt to get as close as possible by motorcycle.

Wednesday, I start the day going northbound toward the Cerro Chirripo park. It’s easy enough to reach San Gerardo de Rivas, following a superb valley, toward the head of trail. I keep going and met hikers, surprised to see a motorcycle here. After one more rotten 2x6 crossing and a steep muddy climb, I decide to turn back.

I return to the Interamericana and head south to the Panama border. I will then get close to the Osa Peninsula, without entering on it however, due to lack of time according to my planning. I follow the coast line northbound to Dominical. Since I cannot find an hotel that suits me, I decide to cross the mountain range to return to San Isidro. I will not forget that decision… It gets dark quickly. The thick fog envelopes the twisty road, filled with potholes. The LC4 headlight is weak, my shield is tinted and wet… When I catch a small truck driven by a driver seemingly familiar with the road, I follow his tail light blindly to San Isidro. Today, that was the first unpleasant time of my trip.

Thursday, I leave San Isidro and cross the mountain range again, toward the coast. This is day time and there is little fog. What was hellish yesterday is paradise today!

From Dominical to Quepos, the road is recommended to 4X4 only. Being the dry season, I have no problem crossing rivers. I easily reach Jaco and plan to spend 2 nights there. I’m not a big fan of tourist resorts, but I intend to explore the backcountry parts of that area.

Friday morning, I attack a steep climb into a dirt trail just north of Jaco. I notice the 16 tooth front sprocket is not adapted to mountain trails. Even though I have 55 HP on tap, I have to keep the clutch slipping, in first gear… I get out of the woods a couple of hours later, near Playa Hermosa. The backcountry landscape is awesome. The small roads linking villages all qualify for Enduro riding.

It’s Saturday and I don’t feel like staying in Jaco any longer; the road is calling… I make a short detour via Puntarenas, before continuing northwest. After another gas stop (frequents with a 11 litres tank), I can’t refrain from pulling a wheelie. It’s just too easy with the 640 LC4.

About 5 minutes later, my front tire deflates suddenly at 100 km/h. I tell myself, that’s it, it’s going to hurt. I cannot move the handlebar; I’m driving with body weight and feet… The bike is going both sides of the road, I almost lost the soles of my boots… and managed to maintain control. I turn back to the gas station; it takes 15 minutes at 20 km/h. I can’t wait to see what happened to the tire. We find two spokes inside, swallowed by the tire!!! There are 3 spokes missing, and the tube is destroyed. Lesson number one: untrue wheel, never again.

Subsequently to this incident, I will inspect the front wheel at every fill-up. I lost faith in the bike…

Nevertheless, I reach Nicoya, on the peninsula of the same name. The road to Playa Samara is interesting. However, I am accustomed to twisty roads now, and don’t pay too much attention to it. I drive aggressively, braking hard before the turn, accelerating hard when exiting. I’m getting a bit tired after many hours.

From Samara to Cobano, the Costa Rica’s tourist office recommends against undertaking this journey. There’s many river crossings, little road signs, and the risk of getting lost. Since it is mentioned in my book, this is obviously where I’m going! They recommend (to the 4X4) to carry a Jerry Can of gasoline… I cross the rivers easily during this dry season time of the year. I did not expect to progress so quickly. So, I will go visit Montezuma, before heading north for the centre of the peninsula.

The farmer to whom I ask information wears a big smile. He explains where to go, adding it’s a great road. I’m sure this guy understood what I’m looking for, the moment he saw me covered with dust. What a magnificent trail! There are sections crossing through farms, and I wonder if this is public road. There are steep climbs, with incredible views; creek crossings, cows to avoid, horses to overtake…

The potential for enduro riding on Nicoya Peninsula is enormous. At least, I’ve visited beautiful trails, and there’s some more for the next time. I reach civilization late this Saturday evening. I will overnight in Jicaral. The room costs me $9.00. The breakfast will cost me less than $2.00.

This Sunday morning of the 22nd of January, I head up north. After Liberia, I leave the main road, on my way to the Park Ricon de la Vieja. Since I have so much more to see, I will not hike the volcano. I stop in La Cruz for lunch and have a local “casado”. Then, I make it to the Nicaraguan border. After that, I turn east on highway 4. There are many unpaved sections, and not really gravelled either. It is so rough the only position is standing up on the foot pegs.

I cross Upala and San Rafael. From there, I leave the 4 and go south toward Nuevo Arenal. I will spend 2 days there, to explore the enduro and off-road potential of the area.

Monday is for backcountry and trail riding only. I will reach Monteverde first. The road is very rough, and requires stand-up riding. Fortunately, that keeps traffic to a minimum. On the road to Guacimal, the hill is so steep they put concrete on it. It still slips in the hairpin though…

I had planned to circle the Laguna Arenal. I have excellent view on the volcano of the same name. I will therefore drive 200 km of awesome trail, partly on a horse trail! The “crux” is the crossing of the Rio Caño Negro. There are parts with 60 cm of water. With the big slippery rocks, I did get my feet wet. However, I spend a memorable day, alone in tens of kilometres of trail.

On Tuesday, I head for La Fortuna. The rain prevents me from seeing the famous active Arenal volcano. I keep driving south to Quesada, on the twisty 141, famous for it’s rough condition. Once arrived in Naranjo, I head east on a small road, and then turn north to the Poas volcano. Although the rain never stops here at 2,700 metres, I walk the trail in hope of seeing the top and the Laguna. No joy, the fog is relentless. Once I’m completely wet, it becomes easy to decide to go to San Jose for a good rest.

On Wednesday morning, I drive to the bike shop. They install a brand new front wheel, and change the rear as well. I pretty much went through the rear tire. The mechanic can hardly believe it.

It’s a nice afternoon to drive to the Irazu volcano, the one I could not visit the first time. The higher I climb, the colder it gets. I should have taken my jacket… At least it’s sunny with medium wind. The walk to the summit (3,432 metres) near the main crater, helps me warm up a bit, before going back down.

On Thursday, I’m thinking of going north to Limon on the Atlantic coast. I want to do a loop back via the 126. Approximately 50 km north of San Jose, shortly after the tunnel on the 32, I have to turn back. The heavy rain combined to the dense fog, slow down the heavy traffic to 25 km/h. Besides, my Cordura clothes cannot keep me dry.

Once back in the valley, it doesn’t take me long to warm-up and dry. So, I head south-west (heat). I will not regret this decision, since I will do the most impressive trail of my entire journey in Costa Rica.

Once I reach Orotina, I leave the highway 3, on the way to refuge Fernando Castro Cervantes. I’m attracted by the Cerro Turrubares, culminating at 1,756 metres. I have a National Geographic map, that covers the whole country. It’s not bad however imprecise for lack of topography and small trails. I have to ask my way often, and… guess!

Every time I ask someone how to go to the summit, I’m told it is impossible. I don’t give up easily. I will finally reach Carmona in mid-afternoon; I will cross the entire mountain range with the KTM.

The descend on the other side makes me nervous. No vehicle of any kind has driven this trail. There’s only cattle tracks. It is VERY steep, and there’s nobody here to help me if I screw up. I’m relieved when I arrive 1,000 metres lower (Quebrada Azul), and I see 4X4 tracks. I will (probably) not have to turn back.

I’m near Poro in the San Pablo area when I end up slip sliding sideways in a curve. I already concluded to a rear flat tire, and stop to ascertain my fear. There is no garage in the vicinity. I’ll take a rest and think. I did not bring my own tire irons (it’s noted for the next time) the shop told me they supplied some.

An old model Suzuki 4X4 is coming. I sign him to stop. Together we determine the best option. The owner and his friend believe they can put the bike in the back… I’m sceptical, but it’s worth a try. We lean the rear of the bike in first, and tie the front fork to the side of the side swinging rear door, which seem to have strong hinges. After over half an hour of work, I’m sitting on top of the “cargo”, and we’re moving!

Distances are misleading on the map, because it doesn’t take the curves into account. I’m cramped when we arrive in Puriscal, about 30 kilometres. Once the tire is removed, we find a ¼ drill bit into the tire, and the tube is ripped. Fortunately garages carry these items. However, I will carry tubes in my bags next time. One hour later, I’m out of the garage, on my way to San Jose. The rest of the journey all the way to Escazu is absolutely magnificent! I arrive late evening. It’s been a great day, with lot’s of action.

On Friday I leave San Jose, on my way to Jaco, for a party weekend. I decided to relax a bit, and live another aspect of Costa Rica. During the evening, it’s at the beach that the party is going strong. There’s a huge crowd of mostly locales (Ticos and Ticas are the inhabitants of Costa Rica), comparable to the summer’s festival of Quebec City.

On Saturday before lunch, a few Imperiales (local beer) contribute to my relaxation period. I meet 2 Ticos, Francisco and Randall, who own a small banana plantation. They invite me to join them at the plantation for dinner. I politely decline the offer; I have other plans. Judith, who is a waitress in a local “soda”, had given me her phone number. She started to work at 7:00 am, and finishes at 22:00. Unfortunately, she’s too tired to go out. Besides, she’s got to start early again the next day. It’s not easy to make a living…

The beach concert is even more impressive that the previous night. Another bar hopping session confirms what Ticos say: Jaco is the party capital of Costa Rica.

I spend the morning of Sunday at the pool. At mid-day, I leave for San Jose. Lior, an Israeli who stays at the same hotel, asked me if I can take him to the city bus station. (I hope I did not scare him too badly…) I spend a quiet evening to decompress a bit.

On Monday morning I return the KTM to the shop. I spent 13 full days with this bike, and drove 3,000 kilometres in almost the entire country. I loved the tolerance police has for motorcycles. Although a bit dangerous, driving in town is fun too. Between cars, on the sidewalk, wrong direction in a one-way if needed, no problem.

I appreciated a motorcycle in Costa Rica on the road, since we can overtake anywhere. I passed police car on continuous double line, in hairpin turns. I circumvented traffic jam due to accident, the wrong side and wrong way, all in front of the police. Well I’m taking bad habits for driving in Quebec, I guess…

I’m impressed by the engine of the KTM 640 LC4. There’s ample torque, it “wheelies” without the use of clutch with a 16 tooth sprocket. However, this ratio is too long for the majority of secondary road and mountain trails. I loved the comfortable (optional) seat. I hated the small 11 litres gas tank. Even though this was not the Adventure model, the LC4 is heavy for the single tracks.

To sum it up, Costa Rica is Nirvana for Enduro riding. It’s simply too beautiful! There’s few people, roads are not crowded, narrow, varied and for expert. There are such roads everywhere, far from tourists and civilisation. The geography and landscape is spectacular. I saw few riders like me. Ticos and tourists as well fear the roads here, with a reputation of being difficult.

I did a good survey of the country. There is still a lot to see, and I may well come back. To explore it in a safer way, I should be accompanied next time.

What would I change on a next trip?

I would carry spare tubes and tire irons;

I would buy a Jerry Can that would always accompany me;

I would install a clear face shield on my helmet.

Now, I must readapt to the everyday (depressing) life, while waiting for spring time…

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