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Schoolyard |
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École Primaire George était issu d’une famille aisée. Il avait de la classe, et bien qu’il ne fut pas costaud, il ne passait pas inaperçu. Il avait suivi des leçons de lutte et pouvait se défendre contre les plus grands. Évidemment, il avait sa clique de suiveurs. Difficile à dire si c’était vraiment des amis, mais ça remplissait une fonction pratique. Malheureusement pour George, il ne pouvait se confier à eux, mais ceux-ci ne le savaient pas. De leur côté, ses « amis » lui disaient absolument tout. Jean son voisin de rue, pas très populaire, était persuadé que le simple fait de fréquenter George augmenterait sa popularité. Aussi, Jean était toujours aux côtés de George lors de conflits, lançant des injures au besoin, persuadé qu’il imposait ainsi le respect. Tony, plus éduqué, adoptait la même attitude, bien que de manière plus subtile. Le gros Chen regardait souvent dans la direction de George avec ses yeux bridés. On l’entendait très peu parler. Kalam était tout le temps en train de se chamailler avec Pervez. Bien qu’issu du même quartier, ces deux là ne pouvaient pas se sentir. Ironiquement peut-être, George évitaient de les fréquenter. En fait, des petits délateurs lui avaient dit quelles armes ces deux-là possédaient. Les rapporteurs avaient pourtant pas vu ce que Kim_Jong préparait. Vladimir, le petit blond à la cravate, était autonome et opulent. Il rêvait de devenir mafioso quand il serait grand. Bien qu'il semblait bien s’entendre avec George, leurs entretiens se faisaient toujours en secret. Il ne fallait jamais oublier de consulter Vladimir avant d’organiser une activité. Saddam, un costaud, donnait l’impression que sa clique l’adorait. Il avait le tour avec ses amis. Personne ne le dérangeait. Puis personne avait le goût d’aller s’amuser avec lui. Il faut dire qu’il aurait dû être au secondaire, mais avait doublé ses classes quelque fois. Un ami de George maintenant au secondaire, avait eu des démêlés avec Saddam dans le passé. Ariel était brillant en math. George s’entendait bien avec, mais Yasser pouvait pas le sentir. Yasser était un petit voyou qui n’avait pas eu de chance dans la vie. En plus de Ben, il y avait beaucoup d’élèves qui s’identifiaient à lui. Ben était un solitaire, imprévisible. Il avait son propre réseau d’amis, plus que George ne le pensait. Ben et ses amis enviaient George. Ils considéraient celui-ci arrogant, et trouvaient qu’il s’affichait trop. George commençait à se méfier de plus en plus de tout les enfants. Cette situation était en partie causée par lui-même. Souvent, George avait aidé Ariel, sans trop se préoccuper de savoir qui avait tort ou raison. Quand on veut contrôler tout le monde, à un moment donné, on froisse quelqu’un. C’est pas parce qu’on est moins privilégié matériellement qu’on est moins intelligent. Pendant la récréation, Monsieur Kofi essayait de garder l’œil sur son petit groupe de bambin dans la cour. On aurait pu croire que celui-ci étant dans une position d’autorité, il serait toujours juste. Mais malheureusement, George avait beaucoup de contacts, et donc pas mal de pouvoir, même sur les autorités. George et ses copains s’amusaient toujours sur le même talus. Ils affichaient un air désinvolte quand d’autres enfants venaient s’amuser avec eux, comme si tous étaient bienvenus. Jean était juste à côté sur le même talus. George se fiait à moitié sur lui pour garder un œil sur son coin. Jean était un grand parleur, petit faiseur. Ben souffrait pour son ami Yasser. Un jour, Ben lança un caillou sur le talus où s’amusait le groupe de George. Bien que Ben en avait gros sur le cœur, c’était pas une bonne manière d’exprimer ses sentiments. Parce que là, Georges s’est choqué. Même si dans le passé, il avait toujours démontré des bonnes manières, il constata que ses amis l’aimerait encore plus si il bombait le torse et ripostait. Tous les élèves dans la cour s’arrêtèrent de jouer. Monsieur Kofi a bien vu qu’il se passait quelque-chose. Il se dirigea vers George. Celui-ci accepta de discuter à l’écart des oreilles avoisinantes. Monsieur Kofi rappela à George que bien qu’une riposte était appropriée, il devait le faire dans les règles de l’art, avec les bonnes manières dont il avait toujours fait preuve. Peut-on prétendre qu’une bagarre peut être « belle » ? N’enseigne-t-on pas dans le cours de religion que la vengeance n’est pas bien ? Georges pris le temps de trouver où Ben avait appris a lancer des cailloux. Apparemment, il se pratiquait sur des rats dans le dépotoir du fond du rang. Après l’école, George et ses copains allèrent lancer des cailloux sur les rats à Ben, mais Ben n'était pas là. Le lendemain dans la cour d’école, George et Tony se vantèrent de leur aventure de la veille, autant pour plaire a leur copain que pour impressionner le reste de la cour. On ne revit plus Ben à l’école. George voulait surtout impressionner Saddam. Souvent, George et son ami du secondaire s’en parlaient. Saddam s’était tenu tranquille depuis un bout de temps. Mais il redevenait arrogant de son côté. Ça fait que George et ses copains complotèrent pour aller lui donner une leçon. Vladimir ne voulait pas trop, mais George lui avait payer le déjeuner, ça fait qu’il ne s’en mêla pas. Kim_Jong en profita pour exposer ses méfaits, bien pire que ceux de Saddam. Monsieur Kofi ne savait plus où donner de la tête. À suivre… Marc Savard |
Primary school George was the offspring of a wealthy family. The kid had class, and although he was no hulk by any mean, he did not go unseen. He had taken fighting lessons and could defend himself against bigger boys. Obviously, he had his gang of followers. It was hard to say if they were really friends, but that fulfilled a practical function. Unfortunately for George, he could not trust them, but they did not know it. His "friends" always told him absolutely everything. Jean his not so popular street neighbor was convinced that the simple fact of attending George would increase his own popularity. Also, Jean was always at the sides of George at time of conflicts, launching insults if need be, persuaded it imposed respect. Tony, more educated, adopted the same attitude, although in a more subtle way. Big Chen often looked in the direction of George with his almond shape eyes. He spoke little. Kalam was constantly fighting with Pervez. Although both were from the same area, these two could not stand each other. Ironically, George avoided hanging out with them. In fact, informers told him which weapons these two had. The informers had however not seen what Kim_Jong prepared. Vladimir, the small blond with a tie, was autonomous and opulent. He dreamed to become mafioso when he grows up. Although he seemed to get along with George, their conversations always happened in secrecy. One never had to forget to consult Vladimir before organizing an activity. Saddam, a hulky man, gave the impression that his band of followers adored him. He knew how to handle his friends. Nobody disturbed him. Then nobody wanted to play with him. Worthy of mention, Saddam should have been in high school by now, but had doubled grades a few times. A friend of George now in high school, had had contentions with Saddam in the past. Ariel was brilliant in math. George got along well with him, but Yasser could not stand him. Yasser was a little scoundrel who hadn't had chance in life. Many kids associated themselves with him, as well as with Ben. Ben was recluse and unpredictable. He had his own network of friends, more than George ever thought. Ben and his friends envied George. They considered George arrogant, and noted that he was showing off too much. George started to be more wary of all children. He was partly to blame himself. Often, George had helped Ariel, without being concerned too much about who was right or wrong. When one wants to control everyone, at a given time, one offends somebody. It is not because one is less privileged materially than one is less intelligent. During the recreation, Mr. Kofi tried to keep the eye on his small group of children in the yard. One would have thought that this one being in a position of authority, would always have the last word. But unfortunately, George had many contacts, and thus a lot of power even on the authorities. George and its buddies always played on the same slope. They addopted a casual look when other children came to play with them, as if all were welcome. Jean was right there on the same slope. George half trusted him to keep an eye on its corner. Jean talked the talk, but didn’t walk the walk. Ben was upset for his friend Yasser. One day, Ben threw a stone on the slope where George’s group was playing. Although Ben was brokenhearted, this was not a good way to express his feelings. George got really angry. Even if in the past, he’d always shown good manners, he realized that his/her friends would like him more if he postured and counteracted. All the kids in the schoolyard stopped playing. Mr. Kofi noticed that something was wrong. He moved towards George. This one agreed to discuss in private. Mr. Kofi reminded George that although a response was adapted, he had to follow the rules, with the good manners he’d always shown before. Can one claim that a brawl can be "with good manners"? Doesn't one teach in the course of religion that revenge is bad? George took time to find where Ben had learned how to throw stones. Apparently, he practiced on rats at the junkyard on the other side of the village. After school, George and his buddies found the junkyard and threw stones at to Ben’ rats, but Ben was not there. The following day in the schoolyard, George and Tony praised themselves for their adventure of the day before, to impress their buddy as well as the remainder of the schoolyard. One never saw Ben in school again. George wanted to impress Saddam especially. Often, George and his high school friends talked about him. Saddam had been quiet for quite some time, but he started to show arrogance again. That prompted George and his buddies to plot a lesson to give to Saddam. Vladimir did not want to join. George paid him lunch, so that he would not interfer. Kim_Jong took advantage of the situation to expose his misdeeds, quite worse than those of Saddam. Mr. Kofi was loosing control of his schoolyard. To be continued… Marc Savard
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