Les familles Anctil en Amérique ©

 

Le calvaire

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Photographié en 1962

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Selon le Bulletin de recherches historiques, volume 25, publié en 1919, le premier calvaire de Sainte-Anne-de-la- Pocatière date de 1774. C'est Jeanne-Louise Anctil, la fille de Jean Anctil et de Marguerite Lévesque, qui le fit installer en bordure du chemin des Grèves, sur la terre de ses parents. Jeanne-Louise, étant demeurée célibataire, avait utilisé l'argent de sa dot pour acquérir le pieux monument. Le Christ, oeuvre d'un sculpteur canadien, lui coûta quatre cents francs. Il mesurait huit pieds. Jeanne-Louise décéde le 6 juillet 1776, à l'âge de trente-quatre ans et dix mois, emportée par une longue maladie.

Beaucoup de pélerins venaient, même de loin, prier au calvaire. Plusieurs virent, dit-on, leur foi récompensée. Cette foi naïve fut ruineuse pour la sainte effigie. Le Christ s'y retrouva mutilé des deux pieds.

En 1802, Jean-Baptiste Anctil, frère de Jeanne-Louise, transporte le calvaire sur le nouveau chemin de l'Anse. La cérémonie de bénédiction eut lieu le deuxième dimanche d'octobre, après les vêpres. Elle attira une foule venue des paroisses environnantes.

En 1866, Damase Anctil installe le calvaire, refait à neuf, sauf le Christ, sur sa propriété du chemin des Côtes, ouvert depuis 1833. Il fut bénit le 26 juillet, par monsieur Charles Bégin, curé de Rivière-Ouelle.

En 1902, on le retrouve dans le cimetière des Pins.

En 1916, la famille Alphonse Deslauriers de Webster, MA, mais autrefois de Sainte-Anne-de- la-Pocatière, offre le calvaire actuel pour remplacer celui en bois vieillissant qui sera conservé par Octave Bérubé.

En 1933, Joseph-Arthur Lallemand récupère le Christ, le restaure et l'installe le 14 août, sur le rocher face à la Grande-Anse. Il y restera jusqu'en 1968.


Les restes de la sculpture sont conservés au misée François-Pilote de La Pocatière, depuis le 18 mai 2006.

 


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