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© 2015  •  Lise Vekeman
Née à Québec, le 6 décembre 1947, poète, romancière et essayiste, Lise Vekeman obtient une maîtrise en philosophie de l'Université Laval en 1974. Après un stage d'études à Paris en haute couture et trois années dans le domaine de l'édition à Québec, elle complète une seconde maîtrise, cette fois en sociologie, en 1987. Depuis vingt ans, elle fait partie de la Clinique d'écriture de fiction du GIFRIC, Clinique qui lui permet de re-travailler avec d'autres auteurs des textes en construction appartenant aux membres du groupe. Elle a publié des textes poétiques dans la revue Estuaire et des nouvelles dans les revues Arcade, XYZ, La Quête journal de rue, L'Encrier (France) et Moebius ainsi que dans un site web pour un colloque international sur la nouvelle. De plus, en 2004, elle a participé activement au collectif L’ATELIER DES APPARENCES paru aux éditions L’instant même, livre qui trouve son origine dans l’oeuvre du peintre Paul Béliveau. Pour ce recueil peinture/nouvelles, Lise Vekeman a écrit l’avant-propos ainsi que la nouvelle Sans sortir indemne. Cependant, le roman demeure son mode privilégié d'expression là où, au fil des pages, la structure du récit porte de plus en plus l'histoire racontée. Thème récurrent, l'enfance se retrouve dans la plupart de ses livres, car personne n'échappe à son enfance, elle se grave dans la mémoire, dans la chair, comme un tatouage, et parfois, elle tue. Pour Lise Vekeman, l'écriture reste le point central de son existence, son sens même. Elle est membre de l'Union des écrivains et écrivaines québécois.
Commentaires
1991
1984
2009
Le Troisième jour
Marie-Antoine
L'Itinérante
Chroniques pour une femme
2000
Depuis près de trente ans, Dominique vit sous l'emprise de l'autre. Sous le désir d'être autre que sa propre laideur. Ambivalence. Recherche éperdue d'elle, de son père à travers le regard des hommes. De la petite fille à la putain, il y aura toujours cette absence du père. Pour exister, Dominique est dorénavant réduite à solliciter le regard des voyeurs. De Philippe Harts le père, jusqu'à K. le sadique, il y a ce long itinéraire de dépersonnalisation. Cet obscur parcours, c'est celui de l’itinérante. Montréal, La Presse, 1984
La fille de Thomas Vogel
Quelque chose de lui
L'Itinérante, c'est une histoire d'amour qui n'a pas eu lieu. Qui a demandé ardemment à naître mais qui a avorté.Benoît Routhier, Le Soleil, samedi le 7 avril 1984 Occultée depuis sa plus tendre enfance, Dominique ne peut devenir occultante. Elle devient l'objet de l'autre, non du désir, mais l'objet de l'autre qui désire. Elle demeure l'instrument qui permet à l'autre de réaliser son désir.Monique Brillon et André Renaud, École de psychologie, Au fil des événements, 18 octobre 1984 D'un style simple, dépouillé, l'Itinérante présente néanmoins une symbolique très cohérente, d'une remarquable densité.                                                           Jeanne Turcotte, Québec français, décembre 1984
1994
1987 
Anna Vogel, jeune femme magnifique, peintre de grand talent et artiste à l'avenir prometteur, reste durement obsédée par une enfance inscrite dans l'absence affective du père. Petite, Anna se rendait malade à s'inventer un père.Les années passent. Anna n'oublie rien. Défigurée par un accident, elle cherche un responsable à son malheur, accusant, à tort, celui qui se dit son père, Thomas Vogel. Un cri d'amour filial tragique, une intense réflexion sur la relation père-fille, une histoire d'une vraisemblance extraordinaire, un style d'une grande sensibilité. Chicoutimi (Saguenay), JCL, 1987
Comme ces enfants qui se cachent pour être trouvés, comme font souvent les mystiques quand ils accusent Dieu de leur «nuit obscure», son héroïne est à la fois mobile et secrète, muette et provocatrice; elle n'appartient à personne parce qu'elle souhaite vivement appartenir à tout le monde tellement la passion d'être aimée est, chez Anna Vogel, tout autant implicite qu'affirmée.Benoît Lacroix, Le Devoir, novembre 1987 Ce roman de la détresse est fort bien ouvragé. Grâce à ses nombreuses qualités, l'écriture arrive à peindre des portraits crédibles, tout en excellant particulièrement à traduire des états d'âme.Michel Laurin, Nos livres, mars 1988 Très bien écrit, ce livre est de ceux qui s'accroche à la mémoire. Il y a plusieurs dimensions dans la quête de son personnage. Au-delà de la recherche du père, il y a le paradoxe amour-haine de la même personne, le besoin d'une identité, le refus de soi dans ce qui pourtant est essentiel.Christiane Laforge, Le Quotidien de Chicoutimi, samedi, 19 décembre 1987
Des pas dans le couloir. Voilà qu'Éva prononce une phrase apparemment banale:— C'est toi, Antoine?La réponse vient, lente et voilée:— Pas Antoine, maman, Marie, Marie-Antoine. Tout est dit. Un prénom. Et le désir exclusif d'une mère pour l'autre enfant, le garçon adoré, ce fils mort dans son berceau,  Antoine.Même après trente ans, Marie-Antoine, femme, porte encore les marques du refus initial. Orpheline de père à onze ans et, dès sa naissance, privée de mère, Marie-Antoine n'est l'enfant de personne.Chicoutimi (Saguenay), JCL, 1991 Lise Vekeman voyage sans cesse dans cette zone mouvante qui sépare l'enfant de l'adulte. Elle possède l'art de nous en démontrer les limites et les recoins obscurs, sans jamais nous souligner qui, de la mère ou de la fille, a finalement raison.
Analyse d'un conflit intérieur merveilleusement bien rendu par une écriture soignée, imagée, tout en demi-teintes, Marie-Antoine témoigne du talent incontestable d'une romancière sensible aux drames qui se jouent dans l'âme humaine.Aurélien Boivin, Québec français, printemps 1992 Victimes ou bourreaux... ce livre met en scène des personnages blessés qui engendrent chez ceux qui les aiment une blessure aussi grande que la leur. Un cercle infernal plus près de la vérité qu'il ne paraît.Christiane Laforge, Le Quotidien, Saguenay, samedi 31 août 1991 Marie-Antoine: telle une musique obsédante.Denise Pelletier, Progrès dimanche, 15 septembre 1991
Dans la chaleur accablante de juillet, Nora Mongeau attend François, son amant, cet homme qui annulera son passé, veut-elle croire. Nora a quarante ans. Elle travaille dans une maison de prêt-à-porter. Lui, plus jeune, est journaliste en poste au Liban. Il doit rentrer au pays dans trois jours, et Nora l'attend. Ils sont séparés depuis huit mois. Ils ne s'écrivent pas, ils se parlent par l'intermédiaire de cassettes.Sur des mètres et des mètres de ruban, François a confié le moindre détail de son existence à Nora. Mais il ignore presque tout d'elle et voudrait en savoir davantage. Depuis des mois, il lui demande de raconter sa vie de gamine. Pendant trois jours précédant le retour de François, Nora enregistrera son récit.Celui d'une trahison.Montréal, Québec-Amérique, 1994 Oscillant entre le présent et le passé, entraînant lectrices et lecteurs dans un huit clos étouffant, Le troisième Jour met en lumière le pouvoir des mots sur l'enfance et la marque indélébile qu'elle imprime en chacun de nous.Le troisième Jour : un roman d'une intensité rare qui se gravera, lui aussi, au plus profond de notre mémoire...
Un petit air de suspense s'infiltre entre les lignes, sitôt le livre ouvert. D'entrée de jeu, le lecteur se met au pas et, comme Nora, attend François, journaliste parti couvrir la guerre au Liban. Si imprévisible. Si dangereuse. Tout comme Nora, le lecteur sait déjà que cette attente sera remplie de surprises. Le danger surgira peut-être d'ailleurs, peut-être pas du Liban mais d'un pays intérieur.Paule Des Rivières, Le Devoir, samedi le 23 avril 1994 Brillamment structuré, un thème universel, Le Troisième Jour déroute et révèle un monde méconnu pourtant si réel, parfois si près de nous, à notre insu.Au fil des événements, septembre 1994 Lise Vekeman fait alterner avec bonheur les allusions vagues, le non-dit et des précisions sans fard. Grâce à ses talents de poète, elle crée une langue particuliè-rement signifiante et riche d'équivalences symboliques qui lui permet non seulement d'avoir toujours le ton juste mais encore de transcender avec originalité et talent la gravité du sujet traité.Gabrielle Pascal, Lettres québécoises, automne 1994
Chroniques pour une femme est un roman psychologique construit avec soin et rigueur qui, grâce à un judicieux échange de voix entre les différentes instances narratives - le narrateur omniscient et les quatre personnages -, s'applique à livrer l'information avec parcimonie, dans un style concis et vif, de façon à soutenir l'intrigue. L'ordre d'entrée des témoins n'est pas anodin, ni le choix des citations, ni celui de la trame temporelle du roman.Benny Vigneault, Le Devoir, le samedi 3 février 2001 Chroniques pour une femme est structuré avec art. D'une partie à l'autre, Lise Vekeman ajoute des détails à la confession de l'un et de l'autre, rédigée dans une langue différente, car chaque personnage a son style propre. (…) Le propos est abordé avec la délicatesse à laquelle la romancière nous a habitués, dans une langue riche et soutenue qui voisine la poésie. Un roman à lire à tout prix.Aurélien Boivin, Québec français, hiver 2001 L'architecture romanesque est savamment articulée, sans paraître laborieuse ni empesée: un tour de force. Tout s'emboîte et la constellation des diverses chroniques n'est pas sans lien avec Les fous de Bassan d'Anne Hébert. L'influence de la grande dame de la littérature québécoise est d'ailleurs perceptible à maints égards: dans le personnage de femme forte, passionnée, mystérieuse, mais surtout dans la beauté feutrée de l'écriture de Vekeman, délicieuse et perçante.Marie-Hélène Poitras, Lettres québécoises, printemps 2001
De partout on accourt au chevet de Gabrielle Varin, qu'on a arrachée aux eaux du lac. Les rumeurs de suicide, de meurtre, les anecdotes contradictoires ajoutent au mystère qui flotte autour de sa personne. Elle doutait de tout, surtout de ceux qui l'aimaient ou voudraient, en ces moments extrêmes, l'aimer assez pour la ramener du côté de la vie. Mais qui est Gabrielle Varin, que tous prétendent connaître? Au nom de quel drame ancien se repliait-elle dans le mutisme? Et pourquoi louait-elle une chambre, toujours la même, avec vue sur le lac? Québec, L’Instant même, 2000
© 2015 •  Lise Vekeman
Une sportive qui boite. Un accident définitif. Un billet amoureux ambigu. Autant de drames, quand on a passé sa vie à se protéger des autres. Camille Nolin. Trente-six ans. Habite Québec, tout près des Plaines. Avant Simon Harel, elle n'avait peur de rien. Ne voulait surtout pas s'attacher. Mais voilà qu'il arrive, lui, cet homme qu'elle aimera jusqu'à la déraison des gestes, jusqu'au doute meurtrier. Camille a-t-elle joué sa vie sur de fausses certitudes? Brisée, elle se raconte à Vincent, un ami. Mais que peuvent les mots contre la souffrance? Québec, Les Éditions GID, 2009
parole au féminin rivée au blancune femmetranscrit à l'aubela frileuse paroleet sa maincourbée aux saisonsarpente la lignecherchantla chute des mots sous la courbure de l'empriseréduire la margemais l'encreéclabousse l'équation glissefabricante de verre l'entre-deux s'étale autour des veinesl'oeil découvredes carbones alignés s'ouvre le silence du même gesteson discoursfixe la marge / agrandie (page 36)
Ce recueil est la démesure totale d'une marge qui envahit: elle germe du fond de l'enfance, se mêle aux amours d'ombre, éclate aux alentours de la solitude et ne cesse de s'agrandir. Elle entame. Elle dévore. Le texte se fusionne alors au corps et se renouvelle. Sherbrooke, Les éditions Naaman, 1993
Extraits
quinze ans le silenceblanchi au seltraîneles saisonsnivelantau creux des vulvesdes gorgées de lèvresemmurées la mémoireémincée au geldé-couvre l'ouestet derrièreune figurineapprendl'oeil / le provisoire (page 11)
Le livre de Lise Vekeman plaira bien sûr aux inconditionnels de Garneau et de Stanton, mais surtout à tous ceux qui sont fascinés par l’écriture et par le merveilleux métier d’écrivain.                                                                  Marie-France Cyr, Relations, mars 1993 L’analyse que Lise Vekeman fait de ces deux récits est très juste et réussit facilement à nous convaincre que, sans doute, «toute oeuvre est d’abord autobiographique» à des degrés différents toutefois.                                Denis Thivierge, Québec français, été 1991 Madame Vekeman a eu l’heureuse idée de confronter des histoires de vie aux oeuvres littéraires. L’oeuvre n’est-elle pas, d’une certaine façon, une autre biographie de l’écrivain? On peut donc opposer ces deux confessions. L’auteur a cherché à montrer, et c’est là son apport le plus décisif, comment le projet de l’écriture rejoint le projet de l’existence, l’un et l’autre s’éclairant ainsi réciproquement. Fernand Dumont, dans la préface de l’essai, p. 8
Pourquoi les écrivains écrivent-ils? Tentent-ils d'être en créant? Une analyse de deux récits de vie d'auteurs québécois de même génération cherche à reconstruire leur identité, selon une approche de type herméneutique et en suivant une trame événementielle. Les deux récits relatent un drame de l'enfance et la mise au monde de soi par l'écriture. Celui de Jacques Garneau se double d'un récit de naissance, événement fondateur de toute l'existence de l'auteur. Il s'en dégage un mode mythique de construction de soi. Par contraste, le récit de Julie Stanton, qui rapporte en outre un drame de l'âge adulte, se présente sous un mode historique. L'analyse débouche sur le problème de l'altérité dans chaque mode de construction du soi.Montréal, L’Hexagone, 1990
Fanny, autrefois, Mœbius, automne 1992, no. 54-55 Dora et le quatrième commandement, XYZ, hiver 1993, no. 36 Hier, la morsure, Arcade, hiver 1994, no. 29 Lettre morte, L'encrier (France), automne 1996, no. 51/52 Some children see him, Arcade, hiver 1998, no. 42 Un dernier café, La Quête, journal de rue, automne 2000, no. 21 Une accablante tranquillité, XYZ, été 2003, no. 74 Sans sortir indemne, dans le collectif L'atelier des apparences, éditions L'instant même, 2004 Elle y gagnerait, XYZ, hiver 2014, no.120
Québec-Amérique
Littérature québécoise L’infocentre littéraire des écrivains québécois Éditeurs Maison d’édition de Québec, QuébecÉditions de Québecor Media, Montréal, QuébecMaison d’édition québécoise, Chicoutimi (Saguenay), QuébecMaison d’édition de Québec, Québec
Les éditions GID
Courriel
L'Île
Les éditions JCL
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L’Instant même