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Table
des matières:
Introduction
1. Théorie
2. Méthodologie
3. Instrumentation et manipulations
4. Résultats
5. Analyse des résultats
6. Conclusion
7. Médiagraphie
8. Annexe
Introduction
:
La plupart des analyses chimiques nécessitent la destruction
de la météorite ou du moins l`une de ses parties.
Si on décide plutôt d`analyser sa composition à
l`aide du microscope polarisant, il s`avère alors nécessaire
d`en couper une tranche. Nous nous proposons ici d`inventer une
méthode qui nous permettrait d`identifier le groupe d`une
chondrite ordinaire ( LL, L ou H ) à partir de ses effets
magnétiques, et ce, sans l`endommager. Ainsi, dans la grande
majorité des chondrites ordinaires, le fer et le nickel constituent
les seuls minéraux ferromagnétiques qui ne sont pas
présents seulement à l`état de trace. Cela
étant dit, considérons maintenant deux chondrites
ordinaires de même volume. Si l`une est attirée plus
fortement par un aimant que l`autre, alors il est probable que ce
soit à cause d`une teneur plus élevée en fer
et en nickel, donc en métal libre. Par conséquent,
il est possible que ces dernières appartiennent à
deux groupes différents.
1) Théorie :
Étudions le circuit suivant :
Figure 1.1
Pour la résistance : ZR = R. La tension
aux bornes de la résistance n’est pas déphasée
par rapport au courant instantané i.
En ce qui concerne le condensateur dans le circuit, nous avons
: .
La tension aux bornes du condensateur est déphasée
de -π/2 rad par rapport au courant instantané i.
Quant à la bobine : 1.
La tension aux bornes de la bobine est déphasée de
+π/2 par rapport au courant instantané i.
Cette situation se représente à l`aide des vecteurs
de Fresnel (téléchargez
l'animation des vecteurs de Fresnel dans le format .fig de Cabri
Geometry II):

Figure 1.2
Puisque tous les éléments sont en série, alors
la différence de potentiel aux bornes de la source, ,
est égale à la somme des trois autres voltages du
circuit. Ainsi, voici l’équation vectorielle :

En voici la représentation de Fresnel:

Figure 1.3
Pour trouver ,
il suffit d’utiliser le théorème de Pythagore
:

Nous obtenons finalement l'équation suivante:

Equation 1.1
Où Z est l’impédance du circuit,
la fréquence angulaire, L l’inductance de la bobine,
C la capacité du condensateur, et R la valeur de la résistance.
Par conséquent, dans l’équation suivante présentant
le courant efficace en fonction de la valeur de la tension efficace
:
,
nous pouvons remplacer Z à l’aide de l’équation
1.1, ce qui donne:

Equation 1.2
Pour une même résistance et pour une même tension,
si nous voulons maximiser I, il nous suffit de minimiser le dénominateur,
ce qui donne l’égalité suivante
(Voir SimulationCh.exe
).
On dit alors que le circuit entre en résonance.

Equation 1.3
Où f0 est la fréquence de résonance.
Il s`est avéré nécessaire d`utiliser ce phénomène
afin d’augmenter la sensibilité du système.
En effet, la pente de I en fonction de L est ainsi plus prononcée.

Equation 1.4
Lorsqu`on place une météorite dans la bobine, L augmente,
ce qui fait diminuer I. De cette façon, on peut établir
des courbes d`étalonnage qui nous permettront d`identifier
le groupe de la chondrite ordinaire.
En effet, les chondrites LL ont une proportion en métaux
variant de 1 un et 3%, de L, entre 3 et 15%, et les H, de 15 et
19%.
Tentons maintenant d`expliquer la raison pour laquelle le fait
d`ajouter un matériau ferromagnétique dans une bobine
augmente l`impédance de celle-ci.
Note : l`électron possède une masse M, une charge
e, et suit une orbite de rayon R 2.
µB étant le moment magnétique
or, 


or,
d`après l`atome de Bohr

Voici donc le moment magnétique de l`électron produit
par son mouvement orbital. Si l`électron se trouve à
son niveau fondamental, alors n = 1 et :

Equation 1.5
L`électron possède un autre moment magnétique
qui est associé à son mouvement cinétique inhérent
appelé « spin ». Il est égal à

Puisque .

On voit qu`un champ extérieur modifierait le moment cinétique
de l`électron, ce qui alignerait son moment magnétique
sur le champ extérieur. Ceci produirait une augmentation
du champ magnétique déjà produit par la bobine,
ce qui accroîtrait la f.é.m. d`auto-induction de la
bobine de même que son impédance.
2)
Méthodologie :
Tel que démontré dans la section précédente,
l`introduction d`un matériaux ferromagnétique dans
une bobine augmente son impédance. Ce phénomène
nous permettra de déterminer le groupe d`une chondrite ordinaire.
En effet, nous allons d`abord monter en série un circuit
RLC de fréquence légèrement plus élevée
que la fréquence de résonance. Puis, nous allons placer
plusieurs sacs de sable de masse et de concentration en fer variables
dans le solénoïde. Nous allons ensuite reporter les
variations d`impédances sur un graphique en fonction de la
masse. Finalement, pour connaître le groupe d`une chondrite
ordinaire, nous allons introduire celle-ci dans la bobine et reporter
sa masse et sa variation d`impédance sur la courbe d`étalonnage
préalablement tracée. Il sera important de d`utiliser
les mêmes composants ainsi que la même fréquence
tout au long de l`expérience.
3)
Instrumentation et manipulations :
Matériel
:
- bobines ( 2 ) de marque HEAT, No. 40-694, 3400 tours, R = 62,5
- fils
- pinces crocodiles
- voltmètres (2)3
de marque GW Digital Multimeter modèle GDM-8135
- fréquencemètre de marque Beckman Industrial UC10A
- condensateur de 1026 pF
- générateur de courant alternatif de marque WAVETEK
modèle 188
Note : Lors des manipulations, tenez-vous loin de la bobine ( ˜
2 mètres ) et faites glisser le sac ou la météorite
dans la bobine à l`aide d`une corde. En effet, l`eau contenue
dans le corps humain peut faire varier l`impédance de la
bobine. De plus, une fois les expérimentations visant à
déterminer la courbe d`étalonnage sont commencées,
ne changez pas la disposition des objets dans la pièce.
Pour déterminer
la courbe d`étalonnage:
1- Empilez les bobines et montez le circuit de la figure 1.1.
Assurez-vous que le courant circule dans le même sens pour
chaque bobine.
2- Ajustez la fréquence à 3195 ± 2 Hz. Ajustez
l`amplitude à 1,5 V.
3- Notez Vc1, Vo1
et f.
4- Placez un sac de 5 grammes contenant 3% en masse de Fer dans
la bobine.
5- Notez Vc2 min 4
, Vo2 et f. Si vous utilisez deux bobines,
effectuer les étapes 4 et 5 encore une fois. En effet,
la présence d`un espace se trouvant exactement entre les
deux bobines crée deux minimums.
6- Recommencez avec un sac de masse différente ( 10,20,30,50,60,100
ou 200 grammes ) ou une proportion de fer différente (
3, 5, 10, 15 ou 19% ). Assurez-vous d`avoir gardé la même
fréquence. En effet, si la fréquence change, il
ne sera plus possible de comparer les différentes impédances
obtenues avec les sacs.
Pour déterminer
le groupe de la chondrite ordinaire :
1- Montez le circuit de la figure 1.1.
2- Ajustez la fréquence à 3195 ± 2 Hz
3- Notez Vc1, Vo1
et f.
4- Placez la météorite dans la bobine.
5- Notez Vc2, Vo2
et f.
4)
Résultats :
Résultats
de calibrage avec trois bobines (mesure de Vc) :

Pourcentages
trouvés pour les météories:
5)
Analyse des résultats :
Une fois que toutes les mesures ont été prises, nous
avons effectué ce calcul pour chaque sac :
Note : les indices 0 et C s’appliquent respectivement à
la totalité du circuit et au condensateur et les indices
et 1 et 2 représentent les mesures avant et après
l’insertion du météorite dans la bobine. Ex
:
représente la tension aux bornes du circuit avec le météorite
à l’intérieur de la bobine. Exception à
la règle : Zt représente l’impédance
totale du circuit.
Sans météorite :

Avec météorite :

De même,

Zt2 et Zt2’ correspondent
aux deux minimums.
Nous nous sommes aperçus que Vc varie
sans que la fréquence ou que Vo ne
changent. Par conséquent, nos mesures de Z ne dépendaient
plus uniquement de L, de C, de R et de f. Il s’est donc avéré
important de calculer le
plutôt que le Z, afin de tenir compte de la variation de Vc
,sans doute causée par les instruments.
Par la suite, nous avons calculé la pente de chaque courbe
de tendance.

Nous avons remarqué que la pente était proportionnelle
au pourcentage de fer contenu dans les sachets de sable. Nous avons
donc divisé cette pente m par son pourcentage en
fer. Cette valeur devrait être constante (k) pour de petites
variations de L.

Comme la valeur de k variait pour chaque courbe, nous avons pris
la moyenne de ces quatre constantes :

Puis nous avons multiplié cette constante moyenne par le
pourcentage en fer afin de tracer les droites de nouveau. Nous avons
utilisé les valeurs minimum et maximum des quotients pour
déterminer le pourcentage d’erreur à l’aide
de la formule suivante :

Voici ce que nous avons obtenu graphiquement :

Figure 1.4
Note : Le graphique ne tient pas compte
des incertitudes des pentes
La détermination du groupe s`effectue en reportant le pourcentage
obtenu sur ce tableau, tiré de nos notes de cours.
|
%
Métal |
Groupe |
|
1-3% |
LL |
|
3-15% |
L |
|
15-19% |
H |
Nous avons testé les météorites du collège
avec le programme DétGroupe.exe, qui s`inspire du graphique
précédent. Voici les résultats :
|
Nom |
Nos
résultats |
Liste
oficcielle |
|
SRV 006A |
L |
L 3.8 |
|
SRV 006A |
L |
L 3.8 |
|
SRV 010 |
plus que H... |
Octaédrite |
|
SRV 014 A |
L |
L 6 |
|
SRV 014 B |
L |
L 6 |
|
SRV 020 |
L |
L 5 |
|
SRV 022 B |
L |
L 3.8 à L 6 |
|
SRV 022 C |
L |
L 3.8 à L6 |
|
SRV 027 |
L |
? |
|
SRV 031 |
plus que H... |
H 6 |
|
SRV 036 |
plus que H... |
Octaédrite |
|
SRV 044 |
L |
L4 |
|
SRV 045 |
H |
H 5 |
|
SRV 047 |
plus que H... |
H 3.8 |
|
SRV 049 |
H |
L6 |
Comme on peut le constater, nous réussissons à déterminer
le groupe dans la plupart des cas. Évidemment, lorsque la
météorite en question se trouve à être
une sidérite, ou plus précisément une octaédrite,
il est normal que notre méthode détermine qu’elle
possède un plus grand pourcentage en fer que les H, ce que
le programme mentionne par l’expression « plus que H
». Toutefois, on remarque que certaines H ont été
interprétées à tort comme des « plus
que H », alors que certaines sidérites ont été
classifiées comme des H.
6) Conclusion
:
Il est à noter que nous avons essayé de fabriquer
notre propre bobine. Toutefois, celle-ci s`est avérée
inutilisable en raison de son très grand volume.
En effet, afin de pouvoir traiter de grosses météorites,
nous avons augmenté le diamètre de l`ouverture. Or,
plus le noyau est petit par rapport à la bobine, plus la
variation d`impédance est faible pour une masse donnée.
Notre bobine n`était donc pas assez sensible. Nous aurions
pu enrouler plus de fil autour de cette dernière. Toutefois,
sa résistance s`en serait trouvée augmentée,
ce qui aurait diminué la sensibilité peut-être
assez pour compenser l`enroulement supplémentaire de fil
(voir Éq. 1.2).
La dernière solution consistait à diminuer le condensateur.
Cependant, en atteignant des capacités de l’ordre du
picofarad, nous arrivions à de très hautes fréquences,
ce qui amenait des phénomènes non désirés,
comme une impédance réagissant à des substances
non ferromagnétiques ( eau, etc. ) pouvant même se
trouver à l`extérieur de la cavité. Il serait
peut-être possible de contourner le problème en utilisant
du fil de plus gros diamètre, si celui-ci n`est pas trop
difficile à enrouler.
On peut compter de nombreuses sources d`incertitude dans cette expérience.
Premièrement, il existe une imprécision sur la masse
et le pourcentage en fer des sacs. Deuxièmement, la bobine
était parfois sensible à des matériaux non
ferromagnétiques, comme l`eau. Finalement, il existe évidemment
une incertitude sur les mesures fournies par les instruments.
Une des améliorations qu`il serait possible d`apporter à
l`expérience consisterait à ajouter au mélange
de fer et de sable du nickel. En effet, le groupe d`une chondrite
ordinaire ne dépend pas seulement de sa quantité de
fer, mais aussi de sa quantité de nickel.
7)
Médiagraphie :
BENSON, Harris. Physique 1, 2e édition, Éditions
du Renouveau pédagogique, Canada, 1999, 588 p.
BENSON, Harris. Physique 2, 2e édition, Éditions
du Renouveau pédagogique, Canada, 1999, 398 p.
BENSON, Harris. Physique 3, 2e édition, Éditions
du Renouveau pédagogique, Canada, 1999, 428 p.
8)
Annexe :
Trouvons le champ magnétique émis par
un anneau en un point sur l`axe des Z.
Figure 1.5
Par la Loi de Biot-Savart :
Figure 1.6

dN étant égal à 
or 
donc, 
étant la f.é.m. d`auto-induction, qui
s`oppose aux variations de courant.

Notes:
1
La démonstration de cette formule est fournit en annexe.
2
Cette analyse se révèle être plus ou moins approximative,
en partie à cause du fait que l`électron ne tourne
pas réellement autour du noyau.
3
La raison pour laquelle nous utilisons un voltmètre pour
mesurer le courant plutôt qu`un ampèremètre
s`explique en deux temps. Premièrement, le voltmètre
n`ajoute pas de résistance en série. Deuxièmement,
il supporte les grandes fréquences.
Pour des masses supérieures ou égales à 100
grammes, vous pouvez utiliser trois bobines. Par contre, si vous
traitez des masses inférieures à 100 grammes, utilisez
plutôt deux bobines. En effet, plus le volume du solénoïde
est petit, plus le rapport entre l`impédance finale et l`impédance
initiale sera élevé pour une quantité donnée
de matériau ferromagnétique. Par conséquent,
avec cette méthode, une masse inférieure produira
une variation sensible de Vc. Toutefois, pour des masses plus grandes,
donc de plus grand volume, les effets de bords se pourraient se
faire ressentir si on ne branchait que deux bobines. Voilà
pourquoi il est nécessaire d`en monter trois dans ce cas.
4
Nous mesurons le minimum, puisqu`il s`avère impossible de
fixer un point dans le solénoïde en raison de la taille
irrégulière des météorites.
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