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Denis Larouche a.o.c.a.d.

Alumnus of the Ontario College of Art and Design

 

 

"comme pour lui confirmer que la création n’est

que le produit de cette danse d’atomes"

Umberto Eco, L’Île du jour d’avant.

 

" Le Ciel et la Terre sont aussi vieux que moi,

et les milliers de choses ne font qu'un "

Zhuang Zi, 300 avant J.-C.

 

" Si les portes de la perception étaient nettoyées,

chaque chose apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est, infinie"

William Blake.

 

 

 

Démarche artistique

 

Décomposer, recomposer la matière, l’espace. De combien de façon peut-on suggérer un ciel, l’eau, la terre ? De par sa nature changeante, nous acceptons les multiples identités de notre environnement et c’est par notre tendance à l’organisation spatiale que nous y cherchons, que nous y trouvons des structures.

 

On estime qu'à peine 10% de ce que nous "voyons" est véritablement capté par nos yeux. Les 90% restant sont une reconstruction du cerveau, à partir d'informations tirées d'expériences antérieures. Notre esprit regroupe et organise ces éléments épars. Dans cet espace décomposé un élément symbolique suffit à définir cet espace et à lui conférer une signification. Cette forme familière suffit à reconstruire un environnement. Tout réside dans notre acceptation des formes peintes

 

La pensée depuis 2008

 

La physique nous dit que lumière, matière et énergie sont des formes différentes d’une même chose, qu’elles procèdent d’une même source. Cette idée me fascine et influence ma façon de voir le monde et de peindre.

 

Parce qu’à l’échelle des particules il n’y a pas de différence entre le solide, le liquide et le gazeux, la notion d’entité distincte perd sa signification. Entre l’objet et son environnement, il n’y a plus de démarcation nette. Rien qu’une "danse d’atomes". Dans cette optique, l’objet-sujet constitue un point de repère. Mais il ne fait que définir l'espace qui l’entoure et lui donne sa signification. Le traitement de cet espace devient une recherche en soi, obéissant à des lois et à une logique qui n'existent qu'à l'intérieur du tableau. Une interrogation sur la structure de la Matière, et la nature de ce que nous appelons Paysage.

 

On peut s’interroger sur le fait d’ajouter à une peinture, des équations quantiques (Paysages quantiques). Mais la physique étant une façon de voir et de décrire le monde – quoiqu’une façon infiniment plus précise et mesurée – ces deux disciplines sont vraiment complémentaires l’une de l’autre. Comme la physique, la peinture est le résultat d'une observation et d'une interrogation et d'expérimentation. Et ces équations sont semblables à ces calligraphies arabes, chinoises ou japonaises, dont nous apprécions la fluidité et l'élégance, même si nous n'en saisissons pas toujours le sens.

 

De par son côté aléatoire, la peinture rejoint et s’accorde à la pensée quantique, qui a réintroduit en science la notion d’indétermination.

 

Alors que l’artiste poursuit son travail de décomposition de l’espace, le spectateur est invité à prendre conscience de son propre travail de reconstruction mentale, de cette Gestalt qui crée un pont entre le créateur et le récepteur de l’œuvre peinte.

 

 

Denis Larouche aocad

 

Alumnus of the Ontario College of Art & Design

Gatineau, 2011

 

 

 

 

 

 

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