Pierre Beaulé
1906 - 1976
Pierre,
né le 23 décembre 1906, est le dernier enfant
de la famille. Comme ses frères et soeurs, il grandira
sur la ferme familiale et participera aux nombreuses tâches
qui en incombent. Dès l'âge de cinq ans, il fait
preuve d'une grande piété étant fidèle à la
prière du soir, au chapelet en famille et à la
messe dominicale, laquelle demandera parfois de l'héroïsme.
Le 20 août 1919, conduit par un oncle religieux Mariste, il fait son entrée
au Juvénat de Lévis. Déjà, en ce temps, notre juvéniste
souffre de rhumatisme articulaire, ce qui ne l'empêchait pas de prendre
part aux activités du Juvénat. Il est connu comme un bon garçon,
studieux. Le seul défaut que ses maîtres eurent à lui reprocher
fut son incorrigible espièglerie qu'il conservera toute sa vie, certains
diront qu'il aimait jouer des tours souvent très amusants et d'autres,
qu'il était passé maître dans l'art de jouer des tours pendables.
Les
nombreux témoignages reçus sur F. Pierre (Régis-Arsène)
parlent surtout de l'homme et de l'excellent religieux qu'il fut sa vie durant.
Il avait hérité de son père le caractère ferme jusqu'à l'entêtement
qui le caractérisait. Seule son énergie surhumaine lui permit de
résister victorieusement à la douloureuse maladie qui le tourmenta
toute sa vie.
Jamais on ne vit F. Pierre oisif. Le temps qu'il n'employait pas à la
prière et à de fréquentes lectures, était consacré à des
petits travaux manuels dans la maison ou dehors. Son loisir préféré était
la culture des fleurs pour laquelle il avait un goût particulier. Au milieu
d'elles, il oubliait son mal, et cet agréable passe-temps le reposait.
Fin causeur, il prenait plaisir à raconter le passé tout en respectant
les personnes avec lesquelles il avait été en contact. Il avait
assez d'humilité pour ne pas se donner constamment le beau rôle
dans les évènements qu'il narrait.
Il a passé sa vie à faire le bien sans bruit. Son idéal
fut sans doute de se rendre le plus utile possible dans les responsabilités
qui lui étaient confiées et cela sans même penser à être
remarqué. Il allait son chemin sans se soucier de ce que l'on pouvait
penser ou dire de lui.
Pierre (Régis-Arsène) est décédé dans la nuit
du 4 novembre 1976 à l'infirmerie de la maison d'Iberville à l'âge
de 70 ans et à la 53e année de sa vie religieuse.
Dans l'ordre habituel photographié avec ses 2 cousins F. Eugène
Boulet, F. Lorenzo Boulet et F. Pierre Beaulé.
F. Pierre fit son entrée au noviciat de St-Hyacynthe le 2 septembre 1922,
sa première profession le 15 août 1924, sa profession perpétuelle
le 26 août 1929 et la stabilité le 2 juillet 1949. Il fut cuisinier, étudiant,
professeur, directeur, assistant principal et lorsqu'il aurait pu jouir d'une
retraite bien méritée, il choisit de devenir portier.
Un merci tout spécial à la Congrégation des Frères
Maristes de leur collaboration pour cette page. Ils m'ont fourni de précieux
renseignements sur la vie de F. Pierre.
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