
Parti de l'Ancien Monde a destination du Nouveau Monde.

Les Bergeron
en Terre d'Amérique

Si tous ceux qui portent le nom Bergeron étaient de "petits bergers ", ils manqueraient de moutons à garder! En effet plusieurs porteurs de ce patronyme possèdent des descendants en terre d'Amérique, au quatre coins du pays, de l'Atlantique au Pacifique. Les généalogistes ont, jusqu'à présent relevé sept souches de Bergeron. Cinq se sont établis à demeure dans la Nouvelle-France alors que deux autres choisissaient l'Acadie pour y faire naître leurs enfants.
1-Barthélémy BERGERON, originaire d'Amboise en Touraine, soldat de la première Compagnie Franche de la Marine, compagnon d'Iberville, fixa un jour son point d'attache à Port-Royal. Navigateur, capitaine de vaisseau, corsaire, il bourlingua tout le reste de sa vie aux alentours de la Baie Française (baie de Fundy). À Port-Royal, vers 1695, il épousa Geneviève Serreau de Saint-Aubin. Ses 8 enfants se marièrent et firent souche. Plus tard le Grand Dérangement de 1755 scindera ses descendants. Après maintes pérégrinations, une grande partie de la famille se retrouvera au Québec: dans les régions de Nicolet-Bécancour et de Kamouraska, d'autres furent déportées en Louisiane, le reste peu nombreux demeurant aux limites de la Gaspésie et de l'Acadie et enfin une se retrouvera en Normandie.
2-Michel BERGERON provenant de l'Auvergne, établi en Acadie et marié en 1742 à Marie-Anne Gauthier. Il décéda peut après, et de ce fait ne connut pas la Déportation.
3- Le gascon Dominique BERGERON, marchand bourgeois de Québec, se maria deux fois, tout d'abord en 1698 avec Marie-Anne Millot, puis en 1704 avec Louise-Catherine Denis. Il donna 7 rejetons à la Colonie entre 1700 et 1709. Sa descendance s'est éteinte du côté des hommes.
4- Quant au poitevin François BERGERON, inscrit au recensement de Beaupré à l'âge de 18 ans en 1667. Il est le conjoint d'Étiennette Leclerc en 1676 à Trois-Rivières, responsable d'une famille de 9 sujets, sa descendance principalement installée sur la rive nord du lac St-Pierre, s'est perpétuée jusqu'à nos jours.
5- Son homonyme François BERGERON dit LAJEUNESSE, est lui-aussi du Poitou, ce caporal prendra comme compagne Marie-Josèphe Collet à Montréal en 1737.
6- De même que Jacques BERGERON dit LAROSE de la Saintonge, soldat du régiment de Carignan-Salières, il est le conjoint de Marguerite Renaud à Montréal en 1749.
7- Le dernier de la liste, très prolifique par sa descendance, dont l'auteur fait partie se nomme André BERGERON, celui qu'intéressent les pages suivantes....
N.B. Pour référence, il ne faut pas oublier un faux Bergeron. Il s'agit de Jacques JOYEL\JOHIEL BERGERAC dit BERGERON dans certains écrits, il est l'époux de Gertrude Moral en 1676 à Trois-Rivières.
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Première
parution le 29 mai 2000.
Dernière mise à jour le 1er juin 2008.