Lorsque nourri à la main (EAM) et surtout bien socialisé, il est beaucoup plus facile d'apprivoiser un oiseau de compagnie. La perruche de Bourke est particulièrement sensible au bruit et aux mouvements brusques elle demande donc une approche tout en douceur.
Mais lorsque que vous avez gagné sa confiance, elle devient un excellent oiseau de compagnie, où elle vous rend bien les efforts
investis.
Le touï Catherine, quant à lui, demande aussi à être manipulé avec douceur, mais se montre moins farouche à nos approches.
Il a tout de même besoin d'une période d'adaptation avant que la confiance soit installée.
Nous devons impérativement couper quelques plumes des ailes chez le jeune oiseau (4 rémiges primaires) pendant l'apprivoisement pour
éviter les chocs et les chutes qui pourraient être fatales. Les plumes repoussent après la mue. La perruche de bourke se
débrouille assez bien malgré cette coupe pour se déplacer en volant de façon contrôlée... Par contre, pour le touï catherine, qui
lui ne possède qu'une toute petite queue, le vol est alors impossible jusqu'à ce qu'il retrouve ses nouvelles plumes de vol.
Selon mon expéricence, celles-ci repoussent après 3-4 mois chez la bourke et entre 8 à 12 mois chez la catherine.
À l'arrivée
à la maison, même si nous sommes tentés de débuter la manipulation de l'oiseau hâtivement , nous devons attendre quelques jours,
le temps de lui laisser explorer sa nouvelle demeure et qu'il se détende un peu, car malgré les apparences, l'oiseau vit alors un
énorme stress, et cet état l'affaiblit considérablement. Il est important de s'assurer qu'il mange et boit bien en lui fournissant
des augets faciles d'accès.
Pour les séances d'apprivoisement, il est préférable d'être dans une petite pièce fermée ne comportant
aucun danger. Pour nous aider à sortir l'oiseau de la cage, on doit d'abord lui apprendre à faire le "up" en exercant une petite
pression sur sa poitrine avec notre index pour qu'il monte dessus, et lorsqu'il s'exécute, on lui dit gentiment "bravo".
Lors des premières sorties, nous ne devons pas trop insister, nous devons le laisser connaître le nouvel environnement en le déposant
sur un parc qu'il découvrira de plus en plus jour après jour. On l'approche en lui parlant doucement et en le prenant de plus
en plus souvent ... Nous devons éviter de le poursuivre pour l'attraper (à moins que ce soit vraiment nécessaire), mais plutôt en
le faisant monter sur notre doigt. Il peut rester de longs moments sans bouger, à observer le milieu; il faut le respecter...
Jour après jour, nous notons des progrès et nous voyons l'oiseau de plus en plus heureux de profiter de sa sortie journalière;
bientôt, il ne tardera pas à sortir de lui-même et sera content de rejoindre sa personne préférée!!!
LA PATIENCE ET LA DOUCEUR sont
les secrets de la réussite!