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du 20 novembre au 22 décembre 1999 |
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| Feu
sacré
Déjà 15 ans que l'ancienne caserne de pompiers 14 a été transformée en centre de production et de diffusion en art contemporain. Pour célébrer cet anniversaire, le Centre des arts contemporains du Québec à Montréal est heureux de présenter FEU SACRÉ, une exposition regroupant des oeuvres de :
Des artistes, membres du conseil d'administration du centre, ont accepté généreusement de prendre part à cet événement. À leur façon, leurs oeuvres témoignent du courage et d'un engagement profond vis-à-vis l'art, la vie et la communauté. Autant de démarches marquées de cet enthousiasme qui illumine, embrase et attise le champ de la représentation. Signes du coeur, du rouge, symbole de passions, de l'imagination exaltée, ces oeuvres ardentes et engagées brûlent du feu intérieur : lieu de purification et de regénération qui pousse, jour après jour, à poursuivre la voie. Fusion et alchimie. Foi mystérieuse qui consume l'art. Pratiques qui enflamment et nous éclairent. Espaces flamboyants. Enfin le feu sacré, c'est aussi et surtout entretenir la flamme vive, année après année, avec ardeur. C'est être porté par la passion, une passion dévorante qui irradie ses alentours. Le CACQM remercie le Musée du Québec et la ville de Montréal Service de la culture pour leur contribution au 15eme anniversaire du Centre. Du 22 janvier au 18 février 2000 Jacques Blanchet 2 Pin up2 Pin Up : Partir du pin blanc. Parcourir les bois sacrés pour en cueillir, encore et encore, les aiguilles. Les amasser, poussé par un désir persistent. Histoire de fascination. Et puis, les épingler pour mieux les admirer. En tout et partout : des aiguilles, du fil à coudre et pour tout liant : du vernis. Les voici : tissées, nouées, accouplées. Ce faisant, raffermir des liens entre soi et l'autre : des liens de sens autant que des liaisons amoureuses qui s'entrechoquent. Travail sur la séduction en quête d'émotions. Pas de deux où les désirs sont mis en scène. Les aiguilles géminées entrent dans la danse. Entrelacées, elles se rattachent, fragiles et étonnantes. L'artiste réunit ce qui était séparé. Pourtant d'un échafaudage à l'autre : tout tient par un fil. Tout ne tient qu'à un fil . Jacques Blanchet détaille l'ordre naturel; il le transpose à l'humain pour mieux les édifier. Par ailleurs, avec Je touche du bois, Blanchet sculpte l'idée d'espérance s'appuyant sur une simple racine trouvée. Jacques Blanchet vit et travaille à Chicoutimi. Membre de l'atelier TouTTout, il a exposé à Nature/Galerie à Bruxelles(1996), dans le parc du Château Bailleul, en Normandie (1995), au Lobe, à Chicoutimi(1999). du 26 février au 24 mars 2000 Catherine Bolduc Mode d'emploi Mode d'emploi : Théâtre de l'absurde. Fabuleuse culbute de l'autre côté du miroir. Pièces de puzzle éparses où miroitent des rêves trop beaux pour être vrais. Sortis de leur boîte, ces outils du bonheur entretiennent le désir tandis que les caisses vides sont entassées, accumulées, en attente. Catherine Bolduc vit et travaille à Montréal. Lauréate du concours des Pépinières européennes pour jeunes artistes en 1999, elle a été en résidence à la National Sculpture Factory (Cork-Irlande). À l'été 1998, elle était en résidence au centre de sculpture Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli); elle a exposé à CIRCA (Montréal) en 1997. Parrallèlement, elle a collaboré avec Patrice Duhamel à un projet d'installation vidéo à la galerie Clark de Montréal (1998) ainsi qu'au projet Matière de mots à CIRCA (1999); cette exposition a circulé en France et en Belgique en 1998. Frank Morzuch Installation Installation : Avec ses installations, précaires et inattendues, Frank Morzuch envahira l'espace sous la galerie, soit la cave du Centre. Sa pratique complexe entremêle, tout à la fois, les arts cinétiques et technologiques en même temps qu'elle renvoie à des formes archaïques. Frank Morzuch vit et travaille à Paris. Il prépare une exposition solo à la Galerie Bruno Delarue, pour avril 2000. En septembre dernier, il a exposé à ARTPARIS. En 1998, il proposait une intervention Cinq Ponctions pour un non-lieux (FRAC Alsace) qui a mené à la publication du livre d'artiste Lieux & Non-Lieux Entre Phalsbourg et Saverne. du 1er au 28 avril 2000 Micheline Beauchemin - Carole Gauron - Nathalie Lafortune - Dominique Morel - Vita Plume - Carole Simard-Laflamme-Des champs textiles Des champs textiles : Des rapports inextricables lient les textiles et l'espace. Dessous les plis et les replis, les connections foisonnent. À toucher de l'oeil, à voir de la main, les sens abondent et s'entrecroisent. Les fibres se déploient, se dévoilent bien au-delà de la chaîne traditionnelle. Dans l'intervalle, elles avancent hors des murs, elle font saillie, elles s'élancent suspendues. Elles se tiennent debout. Surviennent des fils en expansion, en suspension. Les matières hybrides s'étendent, du fil de lin à ceux de nylon, en passant par les fils métalliques jusqu'au fil de bois, les filiations élargissent les territoires habituels. Des rites s'exposent. Chantier anthropologique. Champ conceptuel et matériel. Questions d'identité : culturelle et sexuelle. Traverses sculpturales, pont jeté, les textiles vont et viennent dans l'espace, de plus en plus noués au champ élargi de la sculpture. Dans l'interstice, les opérations immémoriales du tissage s'entremêlent à la trame. Lieu d'enveloppement, d'enrobement, de développement, les entrelacs s'espacent. À claire-voie, ils se déballent, s'approchent du corps, l'abritant et/ou l'habillant. Jeux, papiers tressés, bois nattés qui défilent. Au milieu de la place, les oeuvres exposées montrent la force de la présence textile en art actuel et soulève l'effrangement de ses frontières. du 6 au 31 mai 2000 André Fournelle Sous les pavés... Le pouvoir de la place est remarquable - Aristote Avec Sous les pavés..., André Fournelle donne la parole aux autres. L'artiste instaure une piazza. Au sein de la galerie, André recrée une place : une agora où il installe quatre bancs circulaires dont la position en arcs de cercle rappelle le motif de la cible, cher à l'artiste. À nouveau, la croix resurgit, itérative. Deuis longtemps, l'oeuvre chemine. Templum. De l'eau ruisselle de l'un des bancs et s'écoule jusqu'à la bouche d'égout dont la forme, au coeur de la place, rappelle également celle d'un vitrail de la cathédrale de Bourges. Regard d'égout d'où surgit la parole à l'intérieur comme à l'extérieur du Centre des arts contemporains du Québec à Montréal (ambiophonie : Claire Piché). Sous les pavés, jaillissent les voix : une bande préenregistrée regroupe des propos de divers philosophes, penseurs et historiens auxquels s'ajouteront ceux des invités au fur et à mesure de rencontres hebdomadaires (vidéo documentaire : André Gagnon). Leçons d'art. Le travail fluctuant du discours s'agrandit. Il va et vient, du dedans au dehors. Face à la Cité, les mots s'espacent, s'entremêlent, ils se relaient. Épreuve du silence. Mots en sursis. Prise de position. Dans l'interstice, des murmures s'élèvent au milieu des confidences. Les conversations s'amplifient au gré des entretiens. Échanges de mots qui résonnent. Choeurs en mouvement. Champ du verbe. Place à la réflexion. Ici, Fournelle prolonge l'engagement social de sa démarche : projets éphèmères, interventions publiques, [Fire in your cities, 1983]alors qu'il raye d'un X un édifice voué à la disparition, érigeant ainsi une barrière psychologique pour éviter sa démolition ou encore le signal lumineux de L'église Sainte-Trinité qui éclairait l'église qrecque orthodoxe à Montréal, juste avant sa démolition en 1993. Enfin, SOUS LES PAVÉS... fait écho aussi à l'Arte nel la strada (1978) réalisé à Pietrasanta en Italie; André remplaçait alors les grilles d'égout existantes par de nouvelles, celles-ci coulées en bronze. Déjà, l'artiste transformait les trous d'homme en oeuvres d'art. André Fournelle vit et travaille au Québec et en France. Il présentait La Ligne de feu sous le Pont des Arts, en collaboration avec Pierre Restany lors du Printemps du Québec à Paris (1999). L'Ombre rouge a été exposée à Circa (Montréal-1997), à La Salpêtrière (Paris-1998) et à Bruxelles (1999). Le CACQM remercie, pour leur contribution, Permacon ainsi que le Centre de rénovation L.Villeneuve et cie (1973) ltée. RENCONTRES avec... Le samedi 6 mai 2000 à 15h Lamberto Tassinari, Ghyslain Papineau, Élizabeth Wood, Pierre Leblanc, Sylvie Laliberté, Michaël Lachance Le mercredi 17 mai de 18h à 20h Jean Dumont, Denise Desautels, Alain-Arthur Painchaud, Michelle Allen, Armand Vaillancourt Le mercredi 24 mai de 18h à 20h Pierre Dansereau, John K.Grande, Louise Letocha, Laurier Lacroix, José Acquelin, Stéphane Aquin Le mercredi 31 mai, de 18h à 20h Jean-Paul Daoust, Rose-Marie Arbour, Paul Chamberland, Geneviève Letarte, Stéphane Despatie, Françoise Legris, Jacques Pelletier, Guy Sioui Durand le mercredi, 20 septembre 2000, de 17h00 à 19h00 Lancement Et puisque c'est l'art qui nous enseigne, qui nous aide à gouter à de telles jouissances, qui niera qu'il ne nous soit infiniment utile? Mais /…/il s'agit de bien plus. L'art indique aux hommes leur raison d'être. Il leur révèle le sens de la vie, il les éclaire sur leur destinée et par conséquent les oriente dans l'existence. Auguste Rodin Déjà 15 ans que l'ancienne caserne de pompiers 14 a été transformée en centre de production et de diffusion en art contemporain. Sous la charpente souffle toujours le feu sacré…À l'occasion de cet anniversaire, la corporation du CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC À MONTRÉAL est heureuse de vous inviter au lancement de la monographie CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC À MONTRÉAL sous la présidence d'honneur de Monsieur Pierre Bourque, Maire de Montréal, Monsieur Pierre Graveline, éditeur de Le Groupe Ville-Marie Littérature et en présence des auteurs, Dominique Rolland et Manon Regimbald du 20 septembre au 6 octobre 2000 Aussi pour célébrer l'événement, des artistes qui ont oeuvré au Centre ont accepté généreusement d'y exposer, DANIEL HOGUE, DAVID MOORE, PAUL-ÉMILE SAULNIER, DOMINIQUE VALADE, BILL VAZAN du 14 octobre au 24 novembre 2000 David Moore, La mort d'un inconnu C'est là que, pâles et blêmes, vivent des hommes Qui meurent étonnés du monde dur à vivre. Et nul ne voit la grimace béante Que devient le sourire de cette douce race Au long des anonymes nuits Ils errent çà et là, dégradés par la peine De servir sans courage des choses insensées, Et leurs habits sur eux se fanent, Leurs belles mains trop tôt vieillissent La foule les bouscule et point ne les ménage,… Rainer Maria Rilke Le Livre de la pauvreté et de la mort LA MORT D'UN INCONNU : Sur le mur de la galerie, une inscription projetée : 8h00 du matin sur la rue René-Lévesque. Quelqu'un est étendu de toute sa longueur sur le trottoir. Les gens passent à gauche, à droite. Ils s'en vont au travail. Ils ne s'arrêtent pas. Ils ne le voient pas. C'est propre dans le jardin du Paradis. Mort anonyme. Mort qu'on cache, dérobée à la vue. Sur le champ de bataille des grandes villes, le Paradis perdu nous frappe en quatre temps. L'installation de David Moore occupe les deux étages de la galerie. De haut en bas, nous passons du boulevard des allongés, au séjour des ombres, en s'enfonçant dans la vallée des larmes. Pèse le poids de la Genèse. Contrepoids au côté purement visuel du dispositif installatif. Le serpent se retourne sur lui-même en même temps qu'il questionne la vision judéo-chrétienne qui fonde notre civilisation. Au pied de l'escalier, la chambre des paradoxes nous sidère, toujours ailleurs malgré nous. Mensonges et illusions s'y redoublent. Tournant néo-libéralisme. Les portes de l'enfer s'ouvrent : si près, si loin. Un gisant trouble la galerie souterraine. Or le corps momifié semble avoir traversé la nuit des temps. Éternel itinérant d'un parcours toujours actuel. La souplesse de l'installation fait corps avec le lieu de façon saisissante. Il faut du temps pour regarder l'espace, pour aller d'un lieu à l'autre. La sculpture est confrontée à l'éphémère. Ici, David Moore nous ramène à la réalité vécue, partant des beaux-arts pour mieux s'ancrer dans notre monde. L'installation permet de réfléchir le quotidien, inquiétant et étrange; celui que relate les journaux à chaque jour mais qui passe aussi vite, enseveli sous la mémoire courte. Moore délaisse la vision d'un art qui rassure, choisissant délibérément de revisiter l'actualité, désireux de nous en rapprocher, en un face à face poignant. Professeur à l'Université Concordia, David Moore exposait au Musée de Lachine (1998) ainsi que chez Circa (1999) où il abordait le monde de l'illusion d'un point de vue formel. Ici, il poursuit son exploration des arts visuels liée à la référence littéraire, par exemple : Réponse à une proposition de Milan Kundera et Furnishing Chapter II, James Joyce Du 9 décembre 2000 au 26 janvier 2001 Dominique Valade, Métaphores paysagères Dans bien des sites naturels , nous nous redécouvrons nous-mêmes avec un agréable frisson, c'est le plus beau cas du double qui soit. Nietzche ...de sa chambre, le poète connaît les beaux sites...(vieil adage nippon) Le paysage est source d'indices et de sensations sur nous-mêmes. Insaisissable. Il n'est pas une chose mais une relation où des mots, des images sont donnés peu à peu comme le résultat de notre compréhension du monde. Quand le poète du vieil adage nippon décrit le paysage, il reste seul dans l'atelier. Avant d'admirer le paysage en pleine nature, le jeune peintre chinois s'exécute à la manière du maître, le copie inlassablement dans une forme d'exercice spirituel. À ses origines, le paysage occidental est également peint, décrit ou jardiné avant même d'être saisi sur le vif. Il apparaît à l'intérieur d'une fenêtre qui emprisonne le panorama dans le jeu sophistiqué de la perspective linéaire : projections, plans, points de fuite et ligne d'horizon toujours fictifs. Espace extérieur vers lequel nous nous projetons, il est aussi dans les faits, un choix, un fragment, un cadre à l'intérieur duquel nous composons. Espace vécu et désiré, ouverture évasive fondée sur l'imaginaire collectif, le paysage est lieu de connivence et de souvenir. Par sa représentation, l'artiste tente de mettre en image une idée : le paysage comme trajectoire et métamorphose, lieu de la mouvance humaine où s'affirment nos désirs et nos craintes les plus contradictoires. Effets simultanés, don de l'ubiquité, être ici et ailleurs, déjouer la perception et l'espace habité qui se révèle comme une projection, un non-lieu, utopie du désir et de l'imaginaire. Dé-paysement, mouvements oscillatoires, entre le souvenir et l'anticipation, le proche et le lointain, le flou et le clair, la beauté et le sublime...au risque de ne plus rien voir. Paysage du non-lieu parce qu'inaccessible : déplacement hors du lieu pour mieux contempler d'un certain point de vue...c'est-à-dire contempler tous les lieux sur lesquels je pourrais me trouver...sans y être. Professeure au Cégep du Vieux-Montréal, Dominique Valade a fait des oeuvres publiques (CLSC Les Eskers, Amos- 2000, Centre Hubert Maisonneuve, Rosemère - 1997, CLSC La Pièta, Hull- 1996 ). Elle a participé à Passart , Passage à l'an 2000 (Rouyn Noranda). Le Musée du Bas Saint-Laurent (2000) et le Musée de Sherbrooke(1999) ont acquis de ses oeuvres Du 3 février au 9 mars 2001 Dans le cadre du Festival Montréal en Lumière Philippe Boissonnet, Décentrements Du dessin à l'installation holographique et interactive, Philippe Boissonnet va à la recherche de la lumière explorant sa force pénétrante qui inquiète le voir. Il sculpte avec elle tout en réfléchissant sur sa puissance. L'artiste vise l'ambiquïté des processus de perceptions visuelles, leur extrême complexité pour mieux éclairer la relativité des points de vue, leur pluralité. Avec Un monde nouveau, Boissonnet oeuvre à même le soleil à partir de capteurs dont la force activera le champ de la représentation. La citation de Pascal, gravée sur du verre ''La circonférence est nulle part, le centre est partout" flotte au ras de l'eau qui comble deux demi-sphères déposées au sol. Dans l'une, la phrase se lit en français, dans l'autre elle apparaît en anglais. Mobiles, les écriteaux de glace se frappent sur les bords d'où ils rebondissent en constante évolution grâce aux capteurs solaires qui les mobilisent et les agitent , mûs par l'impulsion lumineuse qui en découle. Le flux et le reflux des ondes les bousculent. Le centre se dérobe. Il s'évade. D'un lieu à l'autre, d'un individu à l'autre. Le sujet se disloque. Sous le coup de la langue, il se démultiplie alors qu'au mur, la citation prolifère en allemand, en italien, en espagnol. Rayonnantes, les marges effrangent les rives de la représentation qui vont et viennent. For/Da. Je(t)tu prennent la relève. Toccata et fugues. Ils se remettent en jeu dans l'étrange proximité de"ce que nous voyons et de ce qui nous regarde", pour le dire comme Didi-Huberman. Une série d'hologrammes poursuit l'entreprise de dissémination au travers la reproductibilité technologique : Clonart. Sous la lumière crue, Boissonnet questionne la certitude des valeurs acquises. Dans le fracas des décentrements éprouvés, la perte du centre revient toujours; elle nous revient. Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Philippe Boissonnet était invité en résidence d'artiste à la fondation Danaë pour l'art actuel, à Jarnac (France-2000) et au Center for Holographic Arts, à New York (1999). Récipiendaire du prix Holography Award Shearwater Foundation for the Holographic Arts, New York en 1998 et du Prix International Biennal of Nagoya ARTEC, Nagoya, Japon en 1997. Il exposait en solo, entre autres, à la Fondation Danaë, à Jarnac (France-2000), à la Maison de la culture Frontenac à Montréal-1999, à la galerie Occurrence (Montréal-1995). Il participait à Holography 2000, Kunstmuseum, Sankt-Poelten, en Autriche, au 8th International Symposium on Electronic Arts, School of the Arts Institute of Chicago, Chicago, USA. En 2002, il exposera à la Crypte de l'espace d'Art François Mitterand, à Beauvais(France). Lien Philippe Boissonnet : http://www.uqtr.uquebec.ca/arts/urav/pboissonnet1.htmlDaniel Hogue, La mémoire lumineuse Du haut de ses sept pieds, un lapin nous fait face. Dans la pénombre de son antre, son corps scintille. Drapé de braille, le colosse brille dans la forêt de symboles. Furtivement, nous entrons dans sa retraite. En même temps, nous y broutons de l'oeil. Au clair de lune de l'imaginaire, le fabuleux lapin se consacre à cultiver son jardin, au creux de sa tanière. Jardin clos ensemencé d'étranges miroirs qui glissent dans des bassins d'eau où poussent les racines latines d'un bestiaire voué aux renouvellemnts perpétuel de la vie. Renard, corbeau, grenouille, boeuf, tortue, ours, oie, singe, serpent, vache et brebis apparaissent, terme à terme. Arrosés de lumière, ils se réfractent sur la blanche opalescence des parois du repaire du Grand Lapin des Ojibwa. Déluge luminescent. Les noms d'animaux se multiplient prodigieusement. Inquiétants et tremblants, les mots miroitent dans la nuit profonde qui nous enveloppe et nous fait sentir notre contingence. La précarité du monde se reflète. Braquée sur les mauvais augures de l'ombre, la mémoire lumineuse éclaire ici la génétique actuelle qui prétend à une meilleure compréhension de la vie tout en opérant des manipulations inhumaines. Visions critique d'un bête aveuglement. Devant nous, le chiasme du visible et de l'invisible se réfléchit. Il nous interpelle. Illuminé, le Grand Lapin, lui, veille au jardin. Daniel Hogue enseigne au Cegep du Vieux-Montréal. Depuis 1992, l'ensemble de ses réalisations porte la trace du code braille qu'il inscrit comme une écriture allant au-délà du visuel et comme matière à réflection sur nos instruments de visions. Il en a fait définitivement son principal matériau et le thème de ses recherches actuelles et futures. L'artiste a participé à Passart, Passage à l'an 2000 (Rouyn-Noranda), au Printemps du Québec à Paris, Lille, Bordeaux, Lyon, Strasbourg (1999). Il a exposé notamment à l'Espace J&J Donguy, à Paris(1998), à la Galerie Athanor à Marseille(1998),à l'Espace Culturel François Mitterand, à Beauvais(France-1996) et à l'International Symposium of Electronic Art (ISEA), Montréal (1995). À l'occasion d'Exit 2001, la Maison des Arts de Créteil présente son travail en mars 2001.
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