1000 symboles du Québec

BOCHUD, Gérard, 1000 symboles du Québec, Montréal, Les Presses de l'Université du Québec à Montréal, 1991, 202 p. Index et ill.

BOCHUD, Gérard, 1000 symboles du Québec, Montréal, Les Presses de l'Université du Québec à Montréal, 1994, 222 p. Index et Ill.

Gérard Bochud, professeur au département de design de l'Université du Québec à Montréal, a entrepris la tâche de recenser les symboles d'entreprise «créés au Québec par des créateurs québécois» et «diffusés ici et ailleurs dans le monde». En 1991, il fait paraître aux Presses de l'Université du Québec à Montréal un premier volume intitulé 1000 symboles du Québec (202 p. Index et ill.), suivi en 1994 d'un second, 1001 symboles du Québec (222 p. Index et ill.). Le premier regroupe essentiellement des visuographismes et le second, des scriptographismes. Dans chacun deux, les symboles sont classés par formes apparentées: sont regroupés tous ceux dont la base est une étoile, une fleur de lis, une feuille d'érable, etc. Bochud prépare actuellement un troisième volume.

Passer à travers les deux volumes, reconnaître tel ou tel symbole célèbre, noter l'originalité de l'un, admirer la trouvaille que représente tel autre procurent un plaisir indéniable et montrent bien l'importance qu'ont prise dans les deux dernières décennies ces symboles qui ont remplacé dans une bonne mesure les armoiries et autres représentations identitaires. Pour chacun des symboles d'entreprise, qui rappellent souvent les mons japonais, Gérard Bochud précise le graphiste, le directeur artistique, le client, la description et l'année de réalisation. C'est là la faiblesse du volume. Tant qu'à publier des catalogues de symboles d'entreprises pourquoi se restreindre autant, en ce qui a trait aux renseignements. Plus les données fournies sont nombreuses, plus le livre s'avérera utile. Par exemple, pourquoi ne pas signaler les couleurs, les justifications du choix, les données historiques pertinentes, etc.

Les deux introductions, celle de Claude Cossette dans 1000 symboles et celle de Gilles Robert dans 1001 symboles, tentent de classifier les types d'identification visuelle des entreprises et organismes divers. Cossette les divise en deux grandes catégories: les scriptographismes font appel aux mots et les visuographismes, aux images. Les premiers comprennent les logotypes ou logos constitués de l'ensemble des caractères du nom d'un organisme, et les sigles constitués d'une ou plusieurs lettres du nom. Les seconds, les visuographismes, sont classés en fonction de deux critères: leur lien avec la réalité et leur lien avec l'organisme représenté. Dans le premier cas, on passe d'un symbole schématique à un symbole illustratif; dans le second cas, d'un symbole arbitraire à un symbole représentatif. Comme catégorie particulière, Cossette ne relève que les pictogrammes ou pictos. Finalement le terme signature est utilisé pour les scripto-visuographismes qui allient mots et images.

En guise de conclusion, je retiens deux visuographismes qui m'ont particulièrement plu. Le premier, une création de Georges Beaupré pour le Colloque international sur la culture québécoise en 1980, illustre l'évolution de la fleur de lis québécoise, de la première qui se retrouve sur la bannière de Carillon au début du XVIIIe siècle à celle du drapeau québécois de 1948. Le second, une création de Francine Gravel représente, depuis 1984, l'Institut canadien des ingénieurs et associe les deux plus importants symboles canadiens: le castor, l'ingénieur par excellence du monde animal, et la feuille d'érable.

Luc Bouvier


HeraldicAmerica Book Reviews / Chronique bibliographique