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Bestiaire
médiéval fantastique Légendes Le mythe du basilic n'a rien à voir avec la plante du même nom, Les basilic transforment
en désert le pays où ils vivent. Le venin de leur
regard est si puissant qu'il peut dissoudre les Localisation L'origine de la légende est probablement le cobra cracheur que l'on retrouve en Affrique.
Cet être fabuleux est l'incarnation même du pouvoir royal qui foudroie ceux qui lui manquent d'égards. Il est aussi la représentation du danger mortel que l'on ne peut éviter à temps et dont seule la protection des anges divins peut préserver. La légende ajoute qu'il est très difficile de s'emparer du basilic. Le seul moyen pour y parvenir serait de présenter un miroir face à lui de telle sorte que son regard, doué de puissance mortelle, se reflète et se retourne contre lui-même et ainsi il serait tué. Une tradition tourangelle, veut
que le basilic soit un serpent dont le regard tue ; et qu'il
naisse dans un petit oeuf appelé "cocorre",
pondu par un coq et couvé par un crapaud ou un serpent
du type Naja. Les Tourangeaux appelaient le Basilic le Coccatrix,
le Coquatrix, ou le Coquatrus. Il est le roi des serpents, et
a vécu en Touraine et ailleurs. Il mourut à Bordeaux
; il s'était retiré au fond d'un puits (dans la
rue nommée par la suite rue du Mirail). Un audacieux eut
l'idée afin de vaincre ce serpent d'utiliser un miroir
qui refléta ses yeux mortels ! Histoire le basilic
le plus commun ou basilic-petit-roi (basilisk signifiant déjà
en grec "petit roi", ce nom est un pléonasme)
est doté d'un diadème de chair en excroissance,
ce qui lui a valu à juste titre son nom. Un texte attribué
à Pline l'Ancien par Una Woodruff dit ceci : "Les
Basilics transforment en désert le pays où ils
vivent. Le venin de leur regard est si puissant qu'il peut dissoudre
les rochers et brûler l'herbe d'un simple coup d'oeil.
Les oiseaux tombent en plein vol et un homme monté sur
un cheval tua un basilic avec une pique, et l'infection, remontant
à travers l'arme, tua non seulement le cavalier mais aussi
la monture. L'eau où ils étanchent leur soif reste
empoisonnée. On dit que la première de ces créatures
est née du sang de la Gorgone. Cependant, ils continuent
à se reproduire en pondant des oeufs qui sont couvés
par des crapauds lorsque brille l'Etoile du Chien. Avec le Moyen Âge, le basilic va subir quelques mutations. Son corps se voit muni de pattes d'oiseau, de deux à quatre pairs selon les individus, sur dos poussent des ailes chiroptéennes et sa tête dragonne se retrécit puis s'affine pour dessiner un bec et finalement prendre la forme d'une tête de coquelet. Il prend alors le nom de cockatrice. Citons un autre type basilicique
: le codrille. Son regard est aussi pétrifiant que celui
du basilic. C'est la Salamandre couvé par un corbeau qui
engendre un codrille. Ils habitent sous les ifs, cachés
dans l'ombre des pierres. Si le codrille vous voit en premier,
vous serez aussitôt changé en statue de pierre,
mais si c'est vous qui le surprenez d'abord, alors vous serez
immuniser contre lui. Ainsi, vous pourrez l'apprivoiser et il
vous conférera le pouvoir de soumettre à votre
volonté les oiseaux et les serpents, ainsi que les eaux
des fleuves et des mers. Héraldie Le basilic est le symbole des dangers mortels de l'existence, débauche.
Production © 2002, Claude Laurent |