L'arrêt cardio-respiratoire et la fibrillation
L’arrêt cardio-respiratoire se définit comme une suppression de toute activité mécanique efficace du cœur. Il entraîne la mort s’il se prolonge plusieurs minutes. Le mécanisme le plus fréquent de l’arrêt cardiaque soudain de l’adulte est la FIBRILLATION VENTRICULAIRE (FV).
Chargé de propulser le sang dans les poumons et dans tout l’organisme, le cœur est doué d’une activité électrique propre qui lui permet de se contracter puis de se reposer 60 à 80 fois par minute. Cette activité électrique est régulière, organisée et uniforme.
Au cours de la FV, cette activité électrique devient anormale, irrégulière et complètement désorganisée. Elle génère un dysfonctionnement du cœur qui ne pompe plus le sang : c’est l’arrêt circulatoire. Après quelques minutes et sans traitement immédiat, le manque d’oxygène entraîne un affaiblissement de l’activité électrique du cœur jusqu’à disparition complète de cette activité, c’est l’arrêt cardiaque complet.
Conséquences de l'arrêt cardiaque
Quand le cœur s’arrête de battre, le sang cesse de circuler et l’alimentation en oxygène du corps entier est stoppée. Le cerveau est l’organe le plus sensible de l’organisme à un manque d’oxygène. Le cœur et les autres organes sont également atteints après quelques minutes.
Dès la troisième minute d’arrêt cardiaque, des lésions cérébrales apparaissent si aucun geste de secours n’est réalisé. Progressivement, elles deviennent irréversibles rendant les chances de survie quasiment nulles au-delà de la 8ième minute.
L’objectif de la RCR (réanimation cardio-respiratoire) est d’éviter ce processus en suppléant l’arrêt de la respiration par une ventilation artificielle et l’arrêt circulatoire par les compressions thoraciques. L’efficacité de la RCR et les chances de survie seront d’autant plus élevées si elle est débutée immédiatement par le premier témoin et que le DAE est mise en œuvre précocement.