Sauvetage

en milieu aquatique

État de choc - définition et principes

Définition

L’état de choc se définit par un manque d’oxygène aux organes vitaux. Une baisse de la tension artérielle ainsi que la chute du débit cardiaque sont les principales causes de ce manque d’oxygène.

Principes

Dans un premier temps, l’organisme a plusieurs mécanismes qui permettent un maintient (une compensation) de la tension artérielle dans un niveau convenable.

Les mécanismes de compensations

1. La vasoconstriction veineuse: La vasoconstriction crée une augmentation du retour veineux, donc du débit cardiaque. Voici comment cela se produit: l'organisme humain contient de grosses veines. Celles-ci sont sa principale réserve de sang. Elles sont souvent surdimensionnées. Lorsqu’il y a une baisse de tension artérielle, l’organisme diminue le diamètre de ces veines (à l'aide de muscles lisses contenus dans leurs parois). Ainsi, il diminue le volume total de sang qu'il peut contenir. De cette façon, la tension artérielle est maintenue même si la quantité de sang dans l’organisme a diminuée!

2. Augmentation de la repiration: Il y a une augmentation de la respiration, ce qui fait augmenter la concentration d’oxygène contenue dans le sang.

3. Augmentation du rythmen cardiaque: Il y a une augmentation du rythme cardiaque (> 120 battements par minutes) qui permet une distribution plus rapide de l’oxygène vers les organes vitaux.

Le choc décompensé

Lorsque le manque d'oxygène est généralisé, il peut arriver que le corps ne soit plus capable d'utiliser les mécanismes de compensation.À ce moment, la victime vit un état de choc décompensé. L’organisme n’est plus en mesure de faire face aux besoins en oxygène des tissus. La réponse de l’organisme à cet état est une vasoconstriction intense de la peau, des muscles et des viscères. C'est ce qui donne la pâleur et la froideur de la peau. Il y a aussi apparition de la soif, puisqu’il se produit des transferts de liquides vers les vaisseaux sanguins. Les chances de survie d’une victime dans cet état sont très faibles. Il faut rapidement rétablir sa tension artérielle à l’aide de solutés et de transfusions.

État de choc - signes et symptômes et traitements

Signes et symptômes

- Peau pâle, froide et moite.
- Agitation, anxiété, angoisse.
- Désorientation, confusion, tremblements.
- Étourdissements, niveau de conscience variable.
- Bleuissement des lèvres et de la peau.

Traitements -> "Porsche"

- Position confortable, semi assise ou latérale de sécurité.
- Oxygène.
- Rassurer la victime.
- Surveiller ses signes vitaux (à toutes les minutes).
- Couvrir la victime.
- Haut les jambes (sauf si problème à l'abdomène, thorax, tête ou hypothermie).
- Éliminer la cause.

Position victime

État de choc - élévation des jambes

Le but derrière l’élévation des jambes est la prévention de l’état de choc. Lorsque l’état de choc progresse, il peut devenir impossible à renverser. Initialement, la progression est généralement lente puisque l’organisme a de nombreux mécanisme de défenses (vasoconstriction, augmentation de la respiration et du pouls, etc.) qui permettent de maintenir la tension artérielle relativement stable pour un certain temps.

Passé ce délai, le manque d’oxygène généralisé rend impossible le maintien de ces mécanismes de défenses. À ce moment, la tension artérielle tombera rapidement et l’état de la victime deviendra rapidement critique (état de choc décompensé : il n’y a plus aucune compensation qui permette de maintenir la tension artérielle).

L' élévation des jambes a été, depuis de nombreuses années, recommandée par les différents formateurs de premiers soins afin de retarder l'apparition du choc décompensé. C'est par cette élévation que les secouristes tentaient de ramener le sang vers les organes vitaux (tête, poumons, coeur). Cependant, une fois les jambes levées, on ne peut plus les descendre puisque cela entraînerait une brusque chute de pression sanguine qui pourrait entraîner de graves conséquences chez la victime. Aussi, si la victime devenait inconsciente, on ne pourrait pas la placer en position latérale de sécurité.

C'est pourquoi il incombe au sauveteur de déterminer s'il doit élever les jambes d'une victime en état de choc.