Carnaval de Panama 22 février 2009
Nous sommes installés sur la Plage de Santa Clara depuis six jours. Nous ne sommes pas là par choix, c'est que nous n'avons pas trouvés un meilleur endroit. Alors nous parcourons le panama sans la roulotte.
C'est le Carnaval à la grandeur du Panama et nous sommes allés à celui de la ville de Penonome à 35 km de la plage de Santa Clara.
À notre retour pour Santa Clara à 15h30 à un km de la plage où nous sommes installés, nous avons frôlés l'accident fatal. Nous roulions à 90 km/h sur la voie de droite de la Panamericana, quand un camion 4x4 est venu nous couper le chemin à environ 110 km/h pour ensuite prendre immédiatement la voie de gauche mais il n'a pas été capable, il a foncé directement dans la clavette en ciment entre les deux routes. Le camion a monté à environ 20 pieds de haut pour tombé en tonneau dans le fausset. Nous sommes arrêtés pour aller aider, je suis aller en courrant vers le camion qui était en feu. il y avait un jeune dans la vingtaine en plein milieu de la route qui avait été éjecté. il était en sang mais vivant, un autre aussi dans la vingtaine est sorti du camion, il semblait correct. Il criait à un autre dans le camion de sortir. je suis aller pour le sortir mais rendu au camion le feu était trop fort. je suis donc retourné vers celui qui était étendu sur la route. J'ai entendu Léda crié qui était dans le milieu de la route en panique, elle se faisait piquer par des dizaines d'abeilles. j'ai couru vers elle pour enlever les abeilles dans ses cheveux et il commençait à avoir des centaines d'abeilles qui nous piquaient partout. Nous sommes dirigés vers une maison à environ 300 pieds en criant de nous arroser avec de l'eau. Rendu à la maison les abeilles nous avaient pas lâchées il continuaient à nous piquer jusqu'à nous soyons arrosés au complet. Vu que les abeilles nous avaient suivis c'était maintenant toute la famille et le chien qui se faisaient piquer. Le chien est venu pour m'attaquer et de justesse un homme l'a attrapé par le collier et le renfermer dans la maison. Je suis retourné vers le jeune étendu sur la route qui était encore seul, rendu à environ 20 pieds j'ai vu qu'il y avait des centaines d'abeilles qui le piquaient. Encore une fois les abeilles commence à me piquer surtout à la tête, j'ai été obligé de retourner à la maison et les abeilles m'ont suivies et commencer encore une fois à piquer tout le monde. Nous avons évacués la maison pour nous éloigner à environ 1000 pieds. Nous avons réussis à tuer les dizaines d'abeilles qui nous ont suivies. J'ai essayé de retourner vers l'accident à trois autres reprises et à chaque fois je me suis fait attaquer par les abeilles et le camion risquait d'exploser.
La police est arrivée environ 30 minutes après l'accident et il n'ont pas été capable d'aller aider le jeune qui était dans le camion et celui étendu sur la route à cause des abeilles. Là j'ai vu une auto arrêtée à coté du jeune sur la route, deux hommes l'ont montés dans l'auto avec les centaines d'abeilles qui étaient sur lui et ils sont partis à toutes vitesse vers un hôpital.
J'ai réussi avec quelques piqûres en bonus à aller chercher notre camion qui était à coté du nid d'abeilles. Nous sommes retournés à la roulotte rapidement pour prendre du bénadryle afin de calmer les douleurs des piqûres.
Nous avons appris que les abeilles sont les africaines.
L'abeille africaine, apis mellifera scutellata, est également appelée « abeille tueuse ». Originaire de Namibie dans le Sud-Ouest de l'Afrique, elle doit sa mauvaise réputation à son extrême agressivité.
Cette espèce a pris pied au Brésil en 1957, et de là, à raison de 300 à 500 km par an, a colonisé une grande partie de l'Amérique du Sud, l'Amérique Centrale et le Sud des Etats-Unis. Ce processus a débuté un an plus tôt, lorsque pour améliorer le rendement de ses ruches, le Brésil importa quelques reines africaines. Pour les spécialistes, ces abeilles semblaient les plus aptes à supporter le climat local, au contraire des abeilles européennes moins résistantes au climat tropical.
Malheureusement, lors de diverses manipulations, 26 reines s'échappèrent accidentellement du centre expérimental de la région de São Paulo chargé de les étudier. Ce fut le début de l'invasion.
Ces abeilles sont plus réceptives aux perturbations environnementales et plus agressives que leurs cousines d'Europe. Elles ont réussi à franchir la barrière naturelle des zones désertiques des états nord américains, en pratiquant des haltes dans les villes, où elles peuvent trouver tout ce qui leur est nécessaire pour survivre : des jardins et des parcs plantés de fleurs à nectar, des piscines et des arroseurs pour l'eau, ainsi que d'innombrables anfractuosités pour construire leurs ruches. Cette promiscuité avec les hommes pose un grave problème de sécurité car depuis l'évasion des reines africaines, l'on dénombre plus d'un millier de victimes ayant succombés à des envenimations mortelles consécutives à des attaques, dont plus de 400 pour le seul Mexique.
Ce n'est pas tant le poison qui est dangereux, car il ne contient pas plus de toxine que le venin des abeilles européennes, mais le nombre de piqûres que peuvent infliger ces insectes. Lorsque les abeilles sont énervées par des odeurs et des sons qui les incommodent, elles partent en reconnaissance pour identifier la source de leur colère. Quand la première butineuse découvre l'intrus, elle passe a l'attaque et pique. Comme apis mellifera mellifera, elle perd son dard et sa poche à venin. Mais l'organe qui pend au bout de l'ardillon planté dans l'épiderme, continue à émettre des phéromones d'alarme qui attirent toutes les butineuses de la ruche, désignant ainsi la proie à abattre. Et là où seules quelques abeilles européennes auraient harcelé la victime, les abeilles africaines s'acharnent en grand nombre.
L'abeille africaine ressemble morphologiquement aux différentes espèces d'abeilles européennes, mais là s'arrête la comparaison.
Physiologiquement elle est plus résistante aux maladies ou aux mauvaises conditions atmosphériques (elle vole par mauvais temps) que son homologue, et sa fécondité est plus importante. Elle essaime plusieurs fois dans l'année pour faire face à des périodes de crises : pénurie de nourriture ou d'eau, produit plus de miel et est plus acharnée à combattre les intrus. Ces facultés lui permettent de coloniser les ruches d'abeilles plus pacifiques, et à terme d'en modifier les populations. Ces hybrides naturels possèdent les mêmes caractéristiques que leurs parents. Les apiculteurs qui, malgré eux, ont vu les populations de leurs ruches se transformer, ont été contraints de s'adapter au mauvais caractère de ces nouvelles résidentes. Il n'existe aucun moyen d'éradiquer la menace représentée par apis mellifera scutellata qui est le type même de l'espèce invasive.
Actuellement, dans sa région d'origine la Namibie, apis mellifera scutellata doit faire face à l'invasion d'une espèce originaire du Cap : apis mellifera capensis, qui agit en parfait parasite depuis le stade larvaire jusqu'au statut de pseudo reine, et qui décime les ruches de scutellata.
24 février 2009
Nous avons passé la nuit à David au Panama juste à coté du cirque de Moscow. Je prend mon café et je regarde les tigres, girafe et lion en face de la roulotte.
Les brûlements des piqûres d'abeilles sont encore là, j'ai plein de dard dans la peau et je prend du bénadryle pour enlever les démangeaisons. Léda a quelques piqûres, elles a été protégée par ses cheveux les abeilles restaient prises comme dans une toile d'araignée.