Itinéraire des exercices " pauliniens " durant l'année
(28 juin 2008 - ANNÉE PAULINIENNE - 29 juin 2009)
" Le Christ seul vit, pense, aime, veut, prie, souffre, meurt et ressuscite en nous "

du 27 octobre au 29 novembre 2008

" Le Christ seul… PRIE en nous "

Le mois de novembre dans lequel nous entrerons dans quelques jours rappelle à la Famille paulinienne le retour au ciel du Fondateur commun. Il s'agit d'un anniversaire à la signification si élevée qu'il justifie la conviction que ce mois tout entier peut être considéré comme le mois d'Alberione. Donc, un temps très opportun pour mieux nous approcher de don Alberione, pour approfondir sa figure, son expérience spirituelle, sa mission.

Parmi les " activités " du Christ vivant en nous qui qualifient la mystique paulinienne - " Le Christ seul vit, pense, agit, aime, veut, prie, souffre, meurt et ressuscite en nous " (DF p. 64) - il y en a une qui semble s'appliquer spontanément à don Alberione, c'est le Christ qui prie dans nos personnes. Que de fois, au cours des longues heures où il plongeait dans l'intimité de la Très Sainte Trinité, n'aura-t-il pas expérimenté personnellement ce qu'il présentait ensuite à ses filles et à ses fils : " Et alors, voilà que Jésus adore, en nous, remercie, intercède, supplie le Père céleste. Il le fait en nous; il le fait pour nous et il le fait avec nous. Lorsque nous prions à la chapelle ou dans un autre endroit, c'est Jésus qui prie en nous et nous avec lui ".

Quelle est la résonance de ces affirmations dans notre être profond? La première en sera peut-être une de perplexité : Jésus pourra-t-il jamais prier en moi, personne si fragile, incapable, avec tant de faiblesses et de pauvretés spirituelles? Je ne doute pas de la pitié de Jésus à mon égard, mais comment penser qu'il accepte de prier dans ma personne, si indigne? Et pourtant, il faut nous convaincre que non seulement la mystique paulinienne, en quelque mesure, est possible mais qu'elle est un devoir pour chaque membre de la Famille paulinienne parce qu'elle est une composante indispensable de notre mission; mieux, comme le Fondateur le souligne, elle est " la fin que les Pauliniens doivent atteindre ". D'ailleurs, n'avait-il pas écrit que Jésus vivant en nous " a sa respiration qui est la prière "? (DF p. 55). Aucun doute que Jésus désire " respirer " aussi en nous : peut-être nous demande-t-il seulement d'oser, en remettant notre personne à sa présence orante dans nos cœurs.

¢ Par conséquent, l'orientation pour vivre les exercices " pauliniens " en cette période pourrait être : en privilégiant le temps précieux de l'adoration eucharistique quotidienne, je demanderai à Jésus vivant en moi de s'adresser Lui-même au Père en remplaçant ou du moins en intégrant ma prière. Je pourrai réaliser cela :

- ou dans la première partie de l'adoration : après avoir dialogué en termes d'adoration et de remerciement avec Jésus, Parole, je lui offrirai ma personne pour que ce soit Lui-même qui adore le Père, le remercie ou intercède comme il désire. J'y mettrai beaucoup de temps, en laissant que Jésus pénètre la profondeur de mon être au point que Sa prière soit au rythme de ma respiration : Abbà, Père, / je t'adore pour… ; Abbà, Père/ je te remercie pour… ; Abbà, Père,/ je te supplie pour…;
- ou dans la troisième partie de l'adoration qui est le temps du colloque cœur à cœur, le moment où je cherche à entrer en syntonie avec les désirs, les intérêts, les implorations du Maître pour l'humanité. J'offrirai mon cœur à Jésus en lui demandant de bien vouloir m'impliquer, même un seul instant, dans le dialogue qu'il fait avec le Père sur moi, sur la Famille paulinienne, sur l'Église, sur le monde entier…

Une belle invocation avec laquelle nous pourrions nous retrouver en prière unanime et réciproque nous est offerte encore une fois par notre bien-aimé Fondateur : " Viens, Jésus Maître, daigne accepter l'hospitalité que nous t'offrons dans notre cœur… ".

Dans une poésie, saint Grégoire de Nazianze dit : " Lui (Dieu) m'a rendu capable du bien et il m'en a donné la force, et moi, je descends dans le stade comme un coureur peu agile mais avec l'espérance de gagner, en demeurant dans la course, ayant Dieu comme souffle, comme force, comme richesse splendide, Dieu qui aiguise mon regard et me rend rapide dans la course ".

À chacun et chacune, je souhaite cordialement qu'avec les années qui passent, le désir grandisse de mieux connaître la pensée et l'enseignement de saint Paul, notre Père, et comme lui, nous nous élancions vers le but en nous appliquant de plus en plus efficacement à nous conformer au Seigneur Jésus!

En communion profonde, don Guido