Spiritualité

Itinéraire des Exercices pauliniens

Du 17 juillet au 31 août 2019


"Notre étude est double…: prière avec l'abondance des pratiques" (DF 100)


 

Comme nous l'avons vu, les deux modalités avec lesquelles nous permettons à l'Esprit Saint de former pleinement Jésus en nous sont: "la coopération, par des résolutions spéciales, et la prière avec l'abondance des pratiques". La première, coopération, nous l'avons exercée pendant toute la période précédente.

Nous dédions ce temps nouveau, que le Père nous donne de vivre, à la deuxième modalité: la PRIÈRE

Notons en premier lieu que don Alberione souligne "la prière" au singulier. Oui, parce qu'avec ce terme, il veut dire la relation amoureuse et intense avec Dieu, qui conduit au dialogue de plus en plus fréquent avec le Seigneur, jusqu'à ce que la prière devienne le "souffle de Jésus en nous" (cf. DF). Évidemment, cette prière s'exprime aussi avec des prières qui seront toujours abondantes! Mais le Fondateur ne s'arrête pas là: il nous pousse vers l'apostolat de la prière, précisément compris comme participation à l'apostolat que Jésus prolonge en vivant dans nos tabernacles: "Pour comprendre immédiatement la beauté de l'apostolat de la prière, nous rappelons que, moyennant cet apostolat, nous nous unissons à l'apostolat de Jésus Christ dans le Tabernacle où il prie continuellement et supplie pour l'humanité; nous nous unissons particulièrement aux intentions que Jésus a dans la partie centrale de la Messe, à la Consécration. Les paroles: "Avec les intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur les autels", signifient que chaque acte de la journée, chaque prière, chaque souffrance, tout l'apostolat, toute l'étude, même les récréations et le repos, tout le travail spirituel et toute l'attention que nous portons à notre formation, tout peut devenir apostolat, tout peut racheter les âmes. Grande élévation: tout le travail devient rédemptions".

La présence de Marie, Mère de Jésus, ne peut manquer dans cet apostolat: "Demandons au Seigneur que notre prière ressemble à celle de Marie, et demandons la grâce de toujours prier. Toutes les pratiques de piété déterminées par les Constitutions: toutes les pratiques quotidiennes; toutes les pratiques hebdomadaires; toutes les pratiques mensuelles; toutes les pratiques annuelles; jusqu'au moment où nous finirons de prier sur cette terre pour commencer à prier avec les Anges au ciel".

Nous comprenons alors que l'abondance des pratiques devient une conséquence évidente. Jésus qui remplit nos temps de prière désire toujours de plus en plus la communion avec le Père, c'est pourquoi il nous pousse à trouver des moments abondants et des formes de prière au cours de la journée. Donc, les pratiques sont le moyen; et la fin consiste à "vivre plus intimement unis à Jésus Christ": "Nous avons le moyen et la fin: le moyen, c.-à-dire la méditation, l'examen, la Messe, l'adoration, etc.; la fin: vivre de foi, nous sauver avec l'espérance, vivre plus intimement unis à Jésus Christ; acquérir les vertus religieuses d'obéissance, pauvreté et chasteté, les vertus morales de la patience, de l'humilité et nous former vraiment selon notre vocation: Pauliniens et Pauliniennes authentiques".

Par conséquent, l'orientation pour vivre les exercices "pauliniens" en cette période pourrait être:

¢ Pour adhérer au désir du Fondateur qui veut que nous soyons des "Pauliniens et Pauliniennes" authentiques, je détermine résolument la pratique de piété (don Alberione rappelle: "la méditation, l'examen, la Messe, l'adoration, etc.") sur laquelle je concentrerai mon engagement au cours des mois d'été qui requièrent déjà un plus grand effort que d'habitude en raison des conditions climatiques pesantes… Je désire tendre vers ce que don Alberione appelle "l'état d'oraison", qui comporte la "conviction de faiblesse, la confiance sûre en Dieu, la communication habituelle avec Dieu".

"Chaque personne veut être forte. Nous nous appliquons à nous montrer forts devant les autres. Et pourtant, chaque personne porte le poids de ses faiblesses. Si nous nous réconcilions avec elles, la faiblesse se transforme en force. Car la faiblesse nous rend sensibles envers les autres et nous ouvre à Dieu.[…] L'expérience spirituelle des Pères du désert montre que Dieu se fraie la voie dans nos faiblesses. Souvent, nous nous croyons parfaits, des personnes spirituelles, qui pourront surmonter toutes les difficultés avec l'aide de Dieu. La faiblesse détruit cette image. Et c'est bon quand cela arrive. […] Il faut trouver le courage de nous placer devant nos faiblesses pour pouvoir les expérimenter comme une ouverture vers la grâce de Dieu. L'acceptation de notre faiblesse nous introduit dans la vraie liberté de l'Évangile".

Que la relation habituelle avec Dieu nous soutienne dans la faiblesse; qu'elle soit une grâce dans la prière, la lumière dans les relations, la détermination dans l'apostolat.

En communion profonde, don Guido.