Spiritualité

Itinéraire des Exercices pauliniens

Mois de septembre - octobre 2019


"Les Sacrements: signes sensibles… qui signifient et confèrent la grâce" (DF 73)


 

Si l'Esprit Saint a la mission d'appliquer aux fidèles la grâce "en sanctification", c.-à-d. faire croître le Christ Jésus incarné dans le croyant jusqu'à l'expression maximale, nous comprenons l'espace que don Alberione réserve aux moyens de grâce, par lesquels se réalise le dessein admirable du Père sur chacun de nous. L'expression "moyens de grâce", telle qu'on l'entend, renvoie au lexique du temps du Fondateur. De nos jours, même si cette expression n'est pas totalement abandonnée, nous préférons énoncer les mêmes réalités avec d'autres mots. Par ex. l'Exhortation apostolique VIE CONSACRÉE définit ces dons divins "sources d'une spiritualité solide et profonde" (n. 93); et l'Instruction REPARTIR DU CHRIST les nomme "lieux privilégiés où nous pouvons contempler le visage du Christ" (n. 23).

Il s'agit d'un ensemble de plus de 20 chapitres où le Fondateur nous rappelle la richesse stupéfiante des dons avec lesquels le Père entoure notre vie. Au cours des prochains mois, nous ne pouvons pas perdre l'occasion que le Père nous donne à vivre, de suivre le Fondateur dans ces textes précieux.

En premier lieu, le thème des Sacrements (DF 73).

Le Fondateur résume en de brèves synthèses les éléments constitutifs des Sacrements. "Ils sont des signes sensibles, des réalités que nous pouvons voir et constater; précisément, des signes qui signifient et confèrent la grâce. Ils tiennent la première place parmi les moyens de sanctification…,ils servent à la naissance, à la croissance, à la réparation, à l'alimentation de la vie surnaturelle. Chacun a ensuite son excellence et ses effets particuliers".

Les dispositions requises de notre part: "fréquence maximum pour certains; respect maximum pour tous". Ils "naissent au Calvaire, ils opèrent par l'Esprit Saint".

Ensuite, en revenant sur ce thème, don Alberione insiste: "Ils sont l'œuvre pérenne de Jésus Christ dans Son corps mystique qui est l'Église. Par les Sacrements que Jésus Christ a institués et par le ministère des Prêtres, Il communique sa vie et ses vertus. Ils sont des sources de l'eau vive jaillie du côté sacré de Jésus Christ… Des remèdes pour l'âme blessée; comme l'huile et le vin du Samaritain de l'évangile. Avec les saints Sacrements, Jésus Christ remédie aux maux de nos âmes. Ce sont les liens extérieurs par lesquels les fidèles forment un seul corps et une seule société". Par conséquent, une vive gratitude s'adresse spontanément au Seigneur: "O Divin Sauveur, je vous remercie d'avoir miséricordieusement institué ces signes sensibles et perpétuels qui indiquent et confèrent la vie spirituelle à nos âmes. Je vous remercie de m'avoir appelé à recevoir ces Sacrements avant d'en comprendre la valeur. C'est aussi grâce à votre bonté que je suis né au sein de l'Église catholique. Je vous remercie d'avoir accordé à vos ministres le pouvoir d'administrer ces Sacrements".

Par conséquent, l'orientation pour vivre les exercices "pauliniens" en cette période pourrait être:
¢ Dans une attitude de reconnaissance, je vivrai chaque jour l'action de grâces pour le don incomparable des Sacrements. Au terme de la célébration eucharistique, je prierai comme le Fondateur qui s'adresse au divin Maître (au troisième point de la prière du dimanche): "Nous te remercions pour ta mort sur la croix qui nous a mérité la vie communiquée au Baptême et nourrie par l'Eucharistie et tous les sacrements. Vis en nous par l'effusion de l'Esprit Saint pour que nous t'aimions de toute notre intelligence, de toutes nos forces, de tout notre cœur et que nous aimions notre prochain comme nous-mêmes, à cause de toi".

"La plénitude de la vie ne se trouve pas dans les nombreuses choses que nous pouvons faire mais dans la conscience que nous avons, d'être en train de les faire, dans la capacité de répondre à la demande "pour QUI" je donne ma vie, dans la possibilité de découvrir dans les oui quotidiens les petits pas qui nous font réaliser, dans le ici et maintenant de notre histoire, la vocation à laquelle nous sommes appelés. Discerner, c'est choisir non pas simplement comment être, mais qui devenir! Voici ce que dit une poésie : "Vivre: et puis? Se faire des illusions, se compromettre, se perdre, se retrouver!" Ensuite? Une demande sur la vie qui reste, mais dans une progression qui va de la peur qu'elle soit une illusion, et tend au désir de risquer et de la compromettre, à la conscience de se perdre et au désir de se retrouver après avoir fait quelque pas de plus vers le bien. Tout cela a besoins d'amour!".

Que Jésus Maître soit VIE en nous pour que nous devenions, à notre tour, amour pour les autres!

En communion profonde, Don Guido.