RÉPERTOIRE GÉNÉALOGIQUE DES FAMILLES DESCLAUX

Des Allemand dans la famille!

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mentionne les sources de ces renseignements. Je tiens à mettre en garde les internautes que ces pratiques sont discutables sinon illégales.
Les sources de renseignement du Répertoire Généalogique des Familles Desclaux sont disponibles sur ce site. (août 2002)


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Les Allemands et la guerre d'indépendance

Pendant la guerre d'indépendance américaine de 1776, les rebelles américains, tentant de s'emparer de la colonie britannique, sont aux portes du Québec. Pour les chasser, l'Angleterre préfère compter sur des mercenaires allemands plutôt que ses propres troupes afin de combattre leurs " compatriotes " américains et protéger la " Province of Québec " .

Ayant perdu beaucoup d'effectifs lors de la guerre de Sept-Ans et craignant un bain de sang, l'Angleterre ne peut se permettre d'engager leurs soldats dans un conflit dont l'issue est incertaine, ni demander l'aide des Canadiens français dont l'allégeance est encore douteuse. Le 1er juin 1776, 36 navires jettent l'ancre devant Québec. À bord se trouvent 9 000 hommes, soit sept régiments anglais d'Irlande, quatre batteries d'artillerie, 2 000 Brunswickers et 760 soldats du Hanau. Les jours suivants, d'autres navires transporteront près de 4 300 soldats d'origine allemande.

Mon 3e arrière-grand-père, François-Régis DUCLOS maria le 16 octobre 1820, Catherine MOSES, une fille issue du mariage de John-August MOSES, soldat du " Frei-Battalion von Barner " (le régiment de Barner) et de Marie-Louise DEGANNE. John-August était venu au Canada avec ses compatriotes combattre sous le drapeau britannique. Ce régiment était dirigé par le lieutenant-colonel Ferdinand Albrecht VON BARNER et fut connu également sous le nom de Brunswick Jagerbattalion ou " Chasseurs ".

Peu après la défaite de Saratoga en 1778, un nouveau régiment fut créé à l'aide des survivants de la bataille ainsi que de recrues. Pendant l'hiver de 1777-1778 les troupes allemandes Brunswick stationnèrent près de Sorel et à l'hiver de 1778-1779, le régiment von Barner s'installa à la Rivière-du-Loup (Louiseville). Pendant le conflit, et lors de leurs passages dans les campagnes, il était coutume pour les soldats d'être hébergés chez l'habitant, qui recevait alors un dédommagement monétaire.

Le 30 novembre 1782, les commissaires signent les articles préliminaires de la paix et, à la mi-juin 1783, le baron DE REIDESEL reçoit une lettre de Lord NORTH lui demandant de se préparer à quitter la province de Québec avec ses troupes. Au début du mois d'août de la même année, la majeure partie des troupes allemandes quitte Québec à bord de 25 vaisseaux nolisés que l'Angleterre envoya. Un peu auparavant, le lieutenant général Freidrich WILHELM DE LOSSBERG avait offert l'amnistie générale à ceux qui avaient déserté les troupes du Hesse Hanau, et quelques déserteurs et soldats (environs 1 000) ont préféré demeurer en terre Canadienne pour s'y établir en permanence, préférerant sans doute le climat et le mode de vie.

John-August MOSES fit comme de nombreux soldats démobilisés à la fin du conflit et s'installa en 1783 à la Rivière-du-Loup. C'est là qu'il rencontra et épousa Marie-Louise DEGANE. Le couple eut une fille du nom de Catherine et celle-ci épousa à l'église Notre Dame-de-Montréal, François-Régis DUCLOS. La famille de John-August MOSES et Marie-Louise DEGANE connaissait sans aucun doute les parents de François-Régis, soit Joseph et Angélique RIVARD-LORANGER. John-August MOSES et sa femme décédèrent avant le mariage de leur fille et nous ne savons en ce moment s'ils eurent d'autres enfants...



Destination Montréal

Mes ancêtres ont laissé bien peu d'écrits de leurs passages dans la région montréalaise. Tout au plus pouvons-nous essayer de reconstituer l'histoire des lieux qu'ils ont habités et celle des familles dont les registres paroissiaux font mention.

François-Régis DUCLOS, fils de Jean-Joseph et d'Angélique RIVARD LORANGER, quitte la terre paternelle de Yamachiche au début du XIXe siècle et s'installe à Montréal peu après son mariage avec Catherine MOSES, fille de John MOSES et Marie-Louise DEGANE, le 16 octobre 1820, à l'église Notre-Dame-de-Montréal. À cette époque, on entreprend l'édification de la Cathédrale du même nom qui n'est toujours pas achevée à la fin des années 1830: il manque toujours les clochers que l'on peut apercevoir aujourd'hui.

Les raisons qui poussent François-Régis à s'installer à Montréal sont nombreuses, mais quelques-une méritent notre attention. C'est en effet au début du XIXe siècle que débuta vraiment l'essor de Montréal sur le plan commercial et ou des entreprises de tout genre vinrent s'installer près du port, souvent à l'extérieur des anciens murs d'enceinte de la ville.

Tout porte à croire que la construction du premier canal Lachine serait l'une des causes majeures qui retiendront François-Régis dans les environs. La première pelletée de terre de cette voie de communication, près de la rue McGill, est levée le 17 juillet 1821 et l'ouvrage est complété quatre ans plus tard en 1825. Il ne nous reste plus éventuellement qu'à vérifier les divers recensements afin de connaître la profession exacte qu'exerçait François-Régis à cette période. Dans son acte de mariage toutefois, il se dit charretier. De son mariage, naquirent cinq garçons: Alfred, Guillaume (William), Philippe, Michel et Jérôme (Jérémie).

L'afflux de la population vers la petite ville de Ste-Cunégonde, dû en partie à la construction du canal Lachine et des nombreuses manufactures, a permis à mes ancêtres de mettre en pratique les talents qu'ils possédaient. Ils réalisèrent alors que leurs talents étaient plus utiles près des grandes villes qu'à la campagne. Les centaines de familles venant s'établir dans la région immédiate leur procurèrent du travail à profusion. Leurs familles y vécurent jusqu'au début du XXe siècle pour ensuite se disperser un peu partout dans la région, alors que les grands projets tiraient à leurs fins.



Pétitions

Voici, ci-dessous, un document qui mentionne 317 soldats allemands qui ont fait pétitionné le gouvernment du Bas-Canada pour l'octroit de terre dans la région de Granby. Les terres étaient situées dans la région de Hinchinbrook et Barford dans les cantons de l'est.

Le pétitionneur était William VONDENVELDEN*, un lieutenant allemand de la companie Hesse Hanau. Ils ont fait 2 pétitions, qui ont été refusées par le gouvernment. Les dates sont le 21 décembre 1799 ainsi que le 30 septembre 1800. Johann MOSES était dans le régiment commandé par le Colonel BARNER.

Voici des sites utiles pour les recherches concernant les mercenaires du Hesse Hanau.

AMBASSADE ALLEMANDE - http://www.germanembassyottawa.org
Federation of Eastern European Family History Societies - http://feefhs.org/ethnic.html
Le site de Bob HUDSON - http://www.bobhudson.com/zeth
La page de la famille PAYEUR - http://www.total.net/~jlpayer/
German - Canadian Museum of Applied History - http://home.ica.net/~claus/ (en anglais)
La page de Johannes Helmut MERZ ( 4 livres concernant le Hesse-Hanau) - http://www.cgocable.net/~hessian/ (en anglais)

German Genealogy - En particulier la région de Lothringen / Lorraine -
http://www.genealogy.com/gene/reg/ELS-LOT/lorraine.html (en anglais)

Germans in Canada - Tout sur l'immigration des Allemands vers le Canada au 18e siècle - http://www.genealogy.com/gene/reg/WELT/canada.html

 

*William VONDENVELDEN*: M. William Vondelvenden, Belge d'origine, était avocat du barreau de Montréal. Il écriva entre-autre, "Essai analytique sur le paradis perdu de Milton", en collaboration avec Charles MONDELET, au avocat qui défendit les accusés politiques des troubles de 1837. (HUSTON J., Le Répertoire National, Volume 1, p.162, 1893, Montréal)



PETITION POUR L'OCTROIT DE TERRES DE LA COURONNES

Pour avoir accès aux photocopies de la pétition pour l'octroit de terres de la couronnes, veuillez communiquer avec M. Denis ROBILLARD de Sault Ste-Marie (Ontario). Robipoet@hotmail.com

 

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Marie-Louise DEGANNE

Grace aux recherches effectuées par madame Sylvie LECLAIR, plusieurs documents importants ont été mis à jour concernant Johann MOSES et son épouse Marie-Louise DEGANNE. Fille de Louis DEGANNE et de Marie-Catherine MÉNARD, Marie-Louise nait le 18 décembre 1773 à Montréal. Son baptême a lieu le jour même à la paroisse Notre-Dame de Montréal et fut célébré par le prêtre L. B. MACKAY. Marie-Louise DEGANNE décéda le 18 août 1815 et fut inhumée à la paroisse Notre-Dame de Montréal.

On apprend, par ailleur, que Marie-Louise exercait le métier de "Bourellière". Selon certains généalogistes internautes consultés, il sagirait d'une personne qui fabrique ou vend des accessoires pour chevaux. Le Petit Larousse 2000 offre la définition suivante: BOURRELIÈRE, n. (de l'anc. fr. bourrel, bourre). Personne qui fabrique et vend des pièces de harnais pour animaux de trait, et, accessoirement, des articles de cuir (courroies, sacs, etc.). Par contre, le Nouveau Larousse Illustré de 1902, fait la différence entre le "bourrelier de harnachement" (sellerie) et le "bourrelier-botier" (bourrellerie). Merci aux internautes et spécialement à D. Lafouge de Bourgogne (France).

Baptême

 Sépulture

 Inventaire 1

 Inventaire 2

 

     


John (Johann) HINDERKARKEN

Selon toute vraisemblance, John (Johann) INDERKARKEN, mon 5e arrière grand-père, était également soldat allemand, membre de la compagnie du Capitaine Morgenstern du régiment Riedesel. Il était né dans le village de Pritzen au Tyrol en Allemagne. A la fin de son service en 1783 (après 3 ans de service), il était agé de 25 ans. Fait à remarquer, on dit de lui qu'il mesurait 5' 4", taille moyenne à cette époque.

John était marié à Marie MAYERAN, elle aussi d'Allemagne. Ils eurent 2 fils et une fille connus à ce jour:
Joseph, qui épousa Charlotte BRAZEAU le 3 novembre 1801 à la paroisse Notre-Dame de Montréal.
Jean-Frédéric, dont on n'a pas de date de mariage (il est né le 11 juin 1780).
Dorothée qui épousa Paul TESSIER le 26 octobre 1801, à la paroisse Notre-Dame de Montréal.

Registre Hinderkarken

 


Michel MAYONNET (Minoni)

Michel MAYONNET (ou Minoni), mon 4e arrière grand-père, était également soldat allemand, membre de la compagnie Wittgenstein's du régiment Hesse-Hanau (Chasseurs). Il avait 46 ans à la fin des hostilités (1783). Selon certaines recherches, il serait originaire de la paroisse de Hochtal, ville de Mayence* (Mainz). Il épousa Josette VIVIET-GARRITE, 16 ans, le 11 janvier 1796, à la paroisse Notre-Dame de Montréal.

Michel MAYONNET aurait lui aussi signé la pétition pour l'octroît des terres de la Couronne.

Registre Mayonnet

 


*MAYENCE, en all. Mainz. · V. et port d'Allemagne occidentale et cap. du LAND de Rhénanie - Palatinat, sur la rive gauche du Rhin, près de son confluent avec le Main. 174 100 habitants (1997). Évêché, université. Belle cathédrale (X - XIII s.) en partie romane, avec des adjonctions gothiques et baroques. Hôtels baroques; château de l'électeur, de style Renaissance (fin XVI s.), abritant un musé romano-germanique. Importante métropole commerciale du Rhin moyen, vouée au commerce des vins et des denrées alimentaires. Cimenteries, verreries, industries mécaniques, constructions navales (péniches), édition (musique) et imprimeries. Musée Gutenberg, académie de musique réputée. - Patrie de Gutenberg, du linguiste Franz Bopp et du prélat Raban Maur. HISTOIRE: Occupée par l'armé de Custine en 1792, la ville fut reprise aux Français par les troupes prussiennes du duc de Brunswick après une longue défense (juillet 1793), puis rattachée à la France en 1797, après le traité de Campoformio. Elle entra dans le grand-duché de Hesse-Darmstadt en 1815. Elle fut occupée par les Français de 1918 à 1930. (Dictionnaire Robert des noms propres, page 1199,1997)


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