RÉPERTOIRE GÉNÉALOGIQUE DES FAMILLES DESCLAUX

L'origine des Desclaux

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L'AQUITAINE

Dans la partie sud-ouest de la France, baignée par le golfe de Gascogne, se trouve l'ancienne province d'Aquitaine. Cette région de France, dont nos ancêtres sont natifs, était connue à partir du XIIIe siècle sous le nom de Guyenne. Rattachée au royaume franc, apanage d'un fils de Charlemagne, Louis le Pieux, puis duché, l'Aquitaine passa à l'Angleterre en 1152 avec le mariage de la duchesse Aliénor d'Aquitaine: répudiée par Louis VII, roi de France, celle-ci épousa en secondes noces Henri II Plantagenêt, prince héritier de la couronne d'Angleterre.

Disputé longuement par l'Angleterre et la France, cette région redevint française suite à la bataille de Castillon (1453) et la guerre des Cent Ans (XIVe au XVe siècle), et engloba plus tard la région du Béarn qui était depuis longtemps indépendante. Dès 1850 et ce jusqu'aux années 1950, cette région connue un fort dépeuplement, causé surtout par le départ vers les Amériques de cent à deux cent mille Basques français. En 1995, cette région française comptait près de deux millions huit cent mille habitants et s'étendait sur une superficie de 41 308 km2, soit 8 % de la superficie de la France.

LAURÈDE

Le village de Laurède, situé dans le département des Landes, est l'endroit le plus ancien où nous ayons retracé l'origine des familles Desclaux. Malheureusement, les incendies, les guerres de religions ainsi que la Révolution française de 1789 ont détruit bon nombre de documents anciens concernant cette localité et il serait difficile de tenter de remonter nos racines au-delà de ce village.

Ce qui est certain toutefois, c'est que Laurède fut le lieu de naissance d'André Desclaux, époux de Marie de Hondarague, père d'Antoine, Jean et Marie-Madeleine. Ce village, qui donne sur l'Adour, est situé à moins de 100 km. de Bayonne, 8 km. de Montfort-en-Chalosse, 26 km. de Dax et à 32 km. de Mont-de-Marsan. La commune fait aujourd'hui partie du canton de Mugron, arrondissement de Dax et département des Landes. Sa superficie est de 569 hectares (5.69 km2) et comptait 400 habitants au début des années 1970. Dans un acte relatif à l'administration des rois d'Angleterre au XIIIe siècle, Laurède s'écrivait Lapreda et signifie " Pays des lauriers ".

Au XVIIe siècle, un soulèvement populaire ayant pour nom " La Fronde " et visant à protester contre l'absolutisme de l'autorité royale fut désastreuse pour la communauté. Un historien résume ainsi les ravages:

"Les soldats, point payés, se nourrissaient comme ils pouvaient; c'étaient des gens de sac et corde; et, lachés dans les villages,ayant pris de quoi manger et boire, ils s'offraient le reste; puis, repus et excités, ils brisaient, incendiaient, profanaient, faisaientle mal pour lui-même. Ils allaient parfois à la maraude par bandes de quinze cents hommes, officiers en tête; on battait le tambour; on traînait des canons; et la troupe faisait la moisson, emportait le blé, massacrait ceux qui n'étaient pas content "

L'acte de décès d'André Desclaux, mis à jour à Bayonne en 1992, a permis d'éclairer quelques peu cette période lointaine de la vie de nos ancêtres et nous confirme hors de tout doute que le père de ceux-ci a bel et bien vu le jour dans ce village à la fin du XVIIe siècle. Cependant, on ne connaît toujours pas les circonstances qui l'amenèrent à Bayonne au début du XVIIIe siècle. Quoi qu'il en soit, ce fut le début d'une épopée qui se poursuit encore aujourd'hui.


Le Pays basque français

C'est le Pays basque français qui a vu naître et grandir Antoine, Jean et Marie-Madeleine Desclaux. Marie de Hondarague, leur mère, était basque et native de cette région (village de Urt).

Cette partie de l'Aquitaine, appelée communément parmi les basques Euskadi-Nord, est composée de trois régions, soit le Labourd, la basse Navarre et la Soule, et compte aujourd'hui environ 235 000 habitants. Le Pays basque espagnol ou Euskadi-Sud, situé en Espagne, comprend quatre provinces: le Guipúzcoa, la Biscaya, l'Alava et la Navarra, et compte deux millions d'habitants. La rivière Adour, qui coupe la ville de Bayonne en deux, marque la limite côtière nord du Pays basque français. Le Pays basque, qui n'est pas un département proprement dit, est en fait une région de l'Aquitaine.


Langue et culture

Il y a environs vingt-cinq siècles, sur un territoire correspondant à peu près aux trois régions basques françaises actuelles, vivaient des tribus ibères et celtes. L'occupation romaine qui suivit favorisa l'homogénéisation des tribus mais provoqua aussi une première rupture linguistique. Une certaine forme de la langue basque, qui était parlée dans tout ce qui correspond aujourd'hui aux Pyrénées-Atlantiques et une partie du Gers, recula sous la pression des Romains, la partie nord et est (le Béarn), l'abandonnant définitivement à cette époque.

Peu après la Révolution de 1789, l'Assemblée Nationale française créa le département des Basses-Pyrénées et inclut les provinces de Labourd, Basse-Navarre et Soule dans celui-ci. Ce furent donc des critères géographiques et politiques (et non historiques) qui firent que le Pays basque et le Béarn se retrouvèrent dans le même département. Aux yeux du gouvernement de l'époque, cette union favoriserait l'intégration et la disparition des liens de rivalité existants. C'était alors le prix à payer pour garantir l'unité et la cohésion de la nouvelle république dans la région. À la suite de cette décision, la sauvegarde de l'identité culturelle fut à la base de nombreux conflits politiques, essentiellement dus à la difficulté d'adaptation des institutions françaises à la spécificité basque. Ca ne vous rappel pas quelque chose?

Les traditions basques sont encore aujourd'hui une des marques distinctives de ce peuple. Selon ces traditions, les relations entre voisins constituent un lien très étroit de droits et de devoirs. Les voisins constituent un groupe de personnes liées par des intérêts et des obligations mutuels et qui agit pour satisfaire a des besoins communs.

Encore de nos jours, des rites comme le passage de voisin à voisin du pain bénit entre toutes les maisons d'un village révèlent que tout un réseau symbolique unit entre eux les membres d'une communauté dont la survie dépend de cette entraide. On peut donc mieux comprendre maintenant ce vieux proverbe basque.

Hobe da auzo on bat eziez askazi ehun bat! " Mieux vaut un bon voisin que cent parents "

BAYONNE

La ville de Bayonne se situe à la limite nord du pays basque français. Par des circonstances encore mystérieuses aujourd'hui, André Desclaux se retrouva à l'aube du XVIIIe siècle dans cette ville du Pays basque. C'est à cet endroit qu'il se maria et où ses fils et sa fille virent le jour.

La mer, située à quelques kilomètres de là en suivant l'Adour, amena dès le XVe siècle un grand nombre de pêcheurs basques chasser la baleine et pêcher la morue dans les eaux du nord de l'Amérique. Les basques remontent alors le fleuve Saint-Laurent jusqu'à l'embouchure du Saguenay pour chasser la baleine et on peut lire, dans un texte datant des années 1550, que les basques descendent régulièrement sur une île appelée " Minigo ", identifiée maintenant comme étant l'Île-aux-Basques, près de Trois-Pistoles. André Thevet écrira vers 1550:

"Cette île de Minigo, sert de retraite au peuple de ces pays pour se retirer lorsqu'ils sont poursuivis de leurs ennemis et là où ils les mettent les ayant pris en vie pour les massacrer à la façon et manière que leurs anciens ennemis faisaient d'eux quand ils les avaient pris ou sur la mer ou par terre. Autour de cette île, c'est la plus grande pêcherie qui soit dans tout le grand Océan et où les baleines y repèrent en tous temps. Les Bayonnais, les Espagnols et les autres y vont à la pêche pour y prendre ces grands belues. Il s'en prend tous les ans un grand nombre, principalement à la rivière Saguenay."

Au Canada, la pénétration des Basques était si forte que, selon de Lancre (procès de 1609), " de tout temps les Basques y trafiquaient si bien que les Canadois ne traitaient avec les Français en autre langue que celle des Basques ". Certains historiens croient même que des pêcheurs basques auraient devancé Jacques Cartier (1534) et Jean Cabot (1497), dans la découverte du Canada.

En 1621, un établissement de la communauté religieuse des Ursulines voit le jour à Bayonne. Antoine et Jean Desclaux auraient, selon toutes probabilités, signé à la dite communauté, des contrats d'engagement devant les emmener en Nouvelle-France à la Seigneurie des Trois-Rivières. Ces contrats n'ont pas encore été l'objet de recherche.

La Cathédrale de la ville ­ La Cathédrale Notre-Dame de Bayonne ­ éblouissait dès le XIIIe siècle les pèlerins en route vers Compostelle. Elle s'élève sur le site d'une cathédrale romane en place dès 1125-1130, mais ce n'est que dans la seconde moitié du XIIIe siècle que l'essentiel de la construction se situa. Lorsque les soldats du roi de France entrent dans Bayonne en 1451, la plus grande partie de l'édifice est alors achevée.

Lors de la réorganisation administrative de la France, Bayonne, qu'on jugea peu importante, se trouva coupée de l'ensemble du territoire par la limite départementale qui repoussa le faubourg Saint-Esprit dans le département des Landes. Aujourd'hui simple sous-préfecture, Bayonne, point de convergence du Pays basque et des Landes, exerce pourtant des fonctions administratives plus larges. Situé au centre du district urbain (Bayonne-Anglet-Biarritz), c'est une ville de commerce et de service qui compte aujourd'hui près de 110 000 habitants.


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