RÉPERTOIRE GÉNÉALOGIQUE DES FAMILLES DESCLAUX

Pourquoi partir? Les engagés

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Pourquoi partir?

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les campagnes étaient pauvres; la production des terres, exploitées de façon très rudimentaires, n'assurait que six mois de subsistance. Les provinces de France comptaient également une population importante et il était souvent difficile à un père de famille d'assurer un avenir à ses fils et ses filles. Le soulèvement populaire de La Fronde au milieu du XVIIe siècle, lors du règne du roi Louis XIV (1638-1715), réduisit également bon nombre de famille dans un état lamentable.

Les terres agricoles de l'époque, étant de plus en plus exigûs et souvent déjà attribuées à un petit nombre de riches propriétaires, il ne restait plus qu'aux familles à trouver un nouvel endroit à s'établir. Il était encore plus difficile à une famille qui venait de perdre son chef de famille, comme c'est le cas de nos ancêtres, de survivre lorsque les enfants étaient soit en bas âge ou bien apprentis. Les mères, ne pouvant apporter seules l'aide nécessaire au bien matériel de la famille, devaient fréquemment se remarier, et, par le fait même, fonder de nouvelles familles. Vivre posait donc aux chefs de famille un problème de tous les instants. L'industrie et le commerce local étant quasi-inexistants, à part quelques modestes ateliers d'artisans, une alternative s'offrait aux travailleurs: la mer. Tandis que les uns s'enrôlaient à bord de bateaux de pêche (baleiniers et morutiers), d'autres servaient comme matelots sur les navires de commerce, émigraient vers les colonies, ou bien étaient tout simplement enlevés à leur foyer par le service du Roi.

La ville de Bayonne, connaissant le début d'une dépression économique et démographique, favorisa le départ de bon nombre de ses citoyens vers les nouvelles terres d'outre-mer. Les colonies françaises, particulièrement la Nouvelle-France, leur offraient parfois une chance unique de refaire leurs vies. Fréquemment, deux membres de la même famille décidaient de faire le voyage afin de s'aider mutuellement, si ce n'est moralement. C'est ainsi qu'Antoine et Jean Desclaux partirent du port de cette ville du Pays basque pour s'établir au Canada.

Les vingt-sept premières années de vie des ancêtres Antoine et Jean se sont déroulées sous le règne du roi Louis XV ( 1710 - 1774), et resteront probablement un secret bien gardé. Nous savons par contre que, lors de leurs embarquements vers la Nouvelle-France, nos ancêtres déclarèrent qu'ils étaient charpentiers et qu'ils exerçaient leurs professions dans la région immédiate de Bayonne.


Les engagés

Contrairement à la croyance populaire, les nouveaux arrivants ainsi que les colons n'étaient pas des repris de justice ou des démunis, mais souvent des travailleurs en mal d'aventures.

Afin de fournir une main-d'oeuvre qualifiée et à bon marché aux seigneuries de la Nouvelle-France, la France fait appel à des engagés, les trente-six mois comme on les appelait à cette époque. Cette méthode de recrutement était populaire pendant un certain temps au XVIIe siècle mais redevint à la mode peu après le traité d'Utrech. Le 20 mars 1714, une ordonnance royale oblige les capitaines de navire marchand à transporter au Nouveau-Monde "depuis trois engagés jusqu'à six suivant le port de leurs vaisseaux ", et une surveillance existe tant au départ de la France qu'à l'arrivée à Québec. Une fois la période de trente-six mois écoulée, les engagés sont libres d'acheter leurs terres, devenir censitaires, ou bien retourner en France s'ils le désirent. Le nombre d'engagés est toutefois peu élevé et la majorité d'entre-eux choisissent les Antilles comme destination.

Selon les recherchistes Gaucher, Delafosse et Debien, "le mouvement des engagés vers le Canada au XVIIIe siècle n'est pas un recrutement de hasard. Il révèle que la misère et la mendicité ne sont pas aussi grandes dans la France de la première moitié du XVIIIe siècle qu'au siècle précédent. " Ce qui revient à dire que malgré les difficultés en France, le départ vers les colonies n'était plus au XVIIIe siècle qu'un choix parmi d'autres.


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