
Louis Gauvin et Marie-Louise Fluet
(forgeron)
Naissances:
Louis Gauvin, fils de Pierre Gauvin et de Charlotte Gauvin, le 1 mai 1813,
baptisé le même jour en la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-l'Ancienne-Lorette. Parrain, Louis
Gauvin; marraine, Marie Moisan.
Marie-Louise Fluet, fille de Pierre Fluet et de Marie-Geneviève Robitaille,
le 25 juillet 1804, baptisée le même jour en la paroisse Notre-Dame de Québec. Parrrain, Nicolas
Trudelle; marraine, Marie-Louise Fluet.
Mariage: le 10 octobre 1843 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Les deux époux ne savent pas signer.
Décès:
Louis Gauvin, le 2 janvier 1864, dit «âgé de 50 ans et 6
mois», inhumé le 4 à Cap-Rouge.
Marie-Louise Fluet, le 5 janvier 1873, âgée de 68 ans, inhumée
le 8 aussi à Cap-Rouge.
Enfants:
1- Marie, née et baptisée le 21 juillet 1844 en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Décédée
le 12 mars 1874, âgée de 29 ans et 7 mois, inhumée le 16 à Cap-Rouge.
- Recensement de 1871 - Ste-Foy: Marie Gauvin, 26 ans, servante chez François Robitaille.
2- Philomène, née le 15 avril 1846, baptisée le 16
en la paroisse Notre-Dame-de-Foy. Parrain, Timothée Delisle; marraine, Adélaïde Gauvin, épouse
du parrain. Mariée le 28 juillet 1863 en la paroisse St-Félix-du-Cap-Rouge, à Olivier
Dussault, fils de Prosper Toupin dit Dussault et de Julie Papillon, né le 27 janvier 1842, baptisé
Pierre-Olivier le 28 en la paroisse St-François-de-Sales de Neuville. Parrain, Olivier Germain; marraine,
Desanges Dussault. Décédée le 14 juillet 1876, dite «âgée de 29 ans et
3 mois», inhumée le 17 à Cap-Rouge. Veuf, Olivier Toupin dit Dussault s'est remarié
à Flore Côté; il est décédé, dit «âgé de 52 ans et
6 mois», probablement d'un cancer de la bouche, inhumé le 16 août 1895 à St-Romuald.
Tout reste encore à prouver, mais... le Dr Dominique Gauvin, bien connu de la famille Gauvin pour son engagement généalogique, avait émis l'hypothèse que ce couple pourrait être celui qui aurait pris en élève un certain Pierre Denis, né en 1850 à St-Augustin-de-Desmaures, fils de Pierre Denis et de Flavie Garneau, petit-fils de Pierre Denis dit Moisan et de Thérèse Boivin, et dont l'arrière-grand-mère paternelle était Dorothée Gauvin, épouse de Pierre Denis dit Moisan. Par son père Antoine et son grand-père Joseph marié à Angélique Ouvrard dit Laperrière, cette Dorothée Gauvin remonte elle-même à Pierre Gauvin marié à Marie-Anne Fiset, Pierre étant le frère d'Étienne Gauvin marié à la soeur de Marie-Anne, Marie-Jeanne Fiset, de qui descend Louis.
Dès l'âge de 4 ans, Pierre Denis devint orphelin de père, et sa mère mourut quelques temps après. On perd sa trace jusqu'en 1872, alors qu'on le retrouve à Griffith, en Ontario, non loin de Renfrew, sous le nom de Gauvin; en effet, le 15 février de cette année-là, c'est sous ce nom que Pierre écrit et signe une émouvante lettre d'amour adressée à une jeune demoiselle de Cap-Rouge, Exilda Girard. Les tourtereaux s'épousèrent quatre ans plus tard, le 4 juillet 1876 à Cap-Rouge, où Pierre était revenu et exerçait alors le métier de journalier. Bien qu'à son mariage, il porte le nom de Denis, il reprend celui de Gauvin pour les baptêmes de sept de ses huit enfants. Après une vie bien remplie, Pierre s'éteignit à 76 ans et fut inhumé le 22 septembre 1926 à Cap-Rouge, sous le nom de Pierre Gauvin; sur son acte de sépulture, ses deux fils aînés ont signé, Alfred Gauvin et Edgar Gauvin. Pierre Denis fut donc à l'origine d'un nouveau maillon de la famille Gauvin et d'une nombreuse descendance qui porte toujours le nom de Gauvin et qui garde en mémoire que leur ancêtre Pierre avait été adopté par une famille Gauvin et qu'il y aurait reçu une excellente éducation.
Aucun document notarié ne vient confirmer l'adoption de Pierre Denis par une famille Gauvin, aucun Gauvin n'est présent ou témoin lors des principaux événements consignés de sa vie, ni parrain ou marraine aux baptêmes de ses enfants, il est donc impossible, pour le moment, de le relier à coup sûr à une famille Gauvin, et encore moins à celle de Louis Gauvin et de Marie-Louise Fluet en particulier. Cependant, plusieurs raisons m'incitent à penser, moi aussi, que la famille de mon ancêtre pourrait avoir accueilli le petit Pierre.
En effet, Louis Gauvin n'a eu que deux enfants, deux filles, une bien maigre progéniture pour l'époque! De plus, il a deux frères mariés à des demoiselles Denis dit Moisan, deux tantes, l'une du côté maternel, l'autre du côté parternel, qui ont épousé des Denis dit Moisan, et plusieurs filles de la même famille Ouvrard dit Laperrière, soeurs et demi-soeurs d'Angélique Ouvrard dit Laperrière, la grand-mère de Dorothée Gauvin, ont convolé avec des Gauvin de la lignée de Louis. Tous ces mariages n'ont pu que rapprocher toujours davantage les familles Gauvin, Ouvrard dit Laperrière et Denis dit Moisan, déjà reliées depuis le tout début par les soeurs Fiset, toutes deux épouses des frères Étienne et Pierre Gauvin, alors il est facile de présumer qu'on se rencontre fréquemment, qu'on discute aussi bien de nos bonheurs et de nos bons coups... que du malheur de l'un des siens, un petit bonhomme orphelin. Le lieu est important aussi, Pierre a certainement été élevé à Cap-Rouge, car c'est sans doute durant sa «jeunesse» qu'il a fait la connaissance de sa future épouse; Louis Gauvin et Marie-Louise Fluet y habitaient... Pourquoi est-il venu s'y réinstaller après son séjour en Ontario? Ce n'est peut-être pas seulement à cause de son épouse, mais aussi parce qu'il y avait de bons souvenirs et une connaissance approfondie de l'endroit et des gens qui y vivaient. Qu'est-il arrivé pour qu'on retrouve Pierre en Ontario en 1872? La mort de Louis Gauvin en 1864 pourrait expliquer ce départ, le soutien de famille envolé, il fallait que tout le reste de la famille travaille pour survivre, d'autant plus qu'elle n'était pas nombreuse; Pierre y aurait-il trouvé un travail qui lui plaisait, ou peut-être suivi une famille qui l'aurait engagé peu après la mort de son père adoptif? La famille de Louis fournirait aussi une réponse à l'absence des Gauvin proches lorsque l'on examine la portion écrite de la vie de Pierre; ils ne pouvaient tout simplement pas y être, Louis et Marie-Louise Fluet, de même que leur fille Marie étant déjà morts au moment du mariage de Pierre, et l'autre fille, Philomène, décédait à son tour à peine 10 jours plus tard.
En attendant le hasard d'une découverte qui viendrait confirmer ou infirmer cette idée, j'aime bien penser que cette famille de mon ancêtre a pu prendre si tendrement soin de ce petit orphelin que ce dernier a choisi de porter le nom de Gauvin, le transmettant ainsi à toute sa descendance. (Source, le Dr Dominique Gauvin, de même qu'un article paru dans la revue L'Ancêtre)
RECENSEMENT
1881 - St-Félix-de-Cap-Rouge:
Pierre Denis dit Gauvin, 31 ans
Exilda Denis dit Gauvin, 29 ans, sa femme
Alfred Denis dit Gauvin, 4 ans
Audina Denis dit Gauvin, 3 ans
Edgar Denis dit Gauvin, 1 an
Joseph Denis dit Gauvin, né en mars 1881
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La petite histoire