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L'eau, c'est la
santé Lexique
De façon naturelle, l'eau contient toute une gamme de composés chimiques,
puisque l'eau est le solvant universel ! Certains de ces produits sont bons pour
la santé, d'autres moins. Certains passent inapperçus, ne goûtent pas, ne
sentent pas, mais ont des effets à long terme négatifs comme le cancer ou encore
diminue considérablement notre qualité de vie en faisant des taches et des
dépôts sur la tuyauterie, le linge, la robinetterie et le linge.
A
Absorbance UV à 254 nm : L'absorbance est la capacité de l'eau à
absorber un rayonnement UV à une longueur d'onde de 254 nanomètres. Cette mesure
permet au professionnel de s'assurer que la désinfection aux ultra-violets est
possible. Une eau brute devrait avoir une absorbance inférieure de moins de
0,071 (bonne) à moins de 0,022 (excellente).
Agressivité : L'agressivité se définit comme la capacité d'une eau à
dissoudre le carbonate de calcium. Une eau trop agressive va dissoudre les
métaux des canalisations et des soudures, ce qui usera prématurément la
plomberie. Dépendamment de la source de l'agressivité et de son ampleur, une
correction de pH peut être nécessaire avec des médias adaptés. Typiquement, les
filtres correcteurs de pH contiendront de la calcite et/ou du corrosex.
Arsenic : l'arsenic naturel qui peut se retrouver dans l'eau potable
existe sous deux formes, l'arséniate (Arsenic V) et l'arsénite (Arsenic III).
Cette seconde forme serait 10 fois plus toxique. Bien que la norme soit de 25
parties par milliard (ppb) au Canada, il est fortement recommandé d'apporter des
correctifs à son eau si la teneur dépasse 5 ou 10 ppb. Ces normes plus
restrictives sont en vigueur aux États-Unis. Des concentrations élevées
d'arsenic ont notamment été mesurées dans certains puits privés se trouvant dans
les régions de Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec, de
l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Estrie.
Bien que le terme arsenic inspire la crainte d'être empoisonné et de mourrir
dans les prochaines secondes, il n'en est pas ainsi dans le domaine de l'eau
potable puisque les concentrations sont relativement faibles. L'arsenic va
prendre de 5 à 20 ans avant de causer des problèmes de peau (dermatose,
dépigmentation, plaques rugueuses sur la paume des mains et la plante des
pieds), troubles du système nerveux, des cancers de la peau, de la vessie, des
reins et des poumons et des maladies des vaisseaux sanguins des jambes et des
pieds. Bien que les études ne sont pas toutes concluantes sur le sujet, il
semblerait que l'arsenic pourrait également favoriser l'apparition de diabète,
d'hypertension artérielle et de troubles de reproduction.
L'arsenic se traite facilement s'il y a présence de fer dans l'eau, ce qui
est souvent le cas. Dans les autres cas, il est toujours possible d'utiliser
certains filtres spécifiques ou des systèmes au point d'utilisation comme
l'osmose inverse ou la filtration sous comptoir.
B
Bactéries hétérotrophes aérobies et anaérobies facultatives (BHAA) :
Les BHAA ne sont pas dangereuses pour la santé en soit, mais cette mesure
indique que le traitement n'est pas adéquat puisque ces bactéries peuvent se
reproduire. De plus, au-delà de 500 colonies par millilitre, elles interfèrent
avec la mesure des coliformes totaux et peuvent fausser les résultats. La très
grande majorité des BHAA ne sont pas pathogènes, mais certaines espèces peuvent
être des pathogènes opportunistes et s'attaquer aux individus dont le système
immunitaire est affaibli.
C
Calcium : Le calcium est un élément essentiel à la vie et n'est pas
toxique, même à de fortes concentrations. Il est souvent combiné avec le
magnésium et cause la dureté de l'eau. Une forte concentration en calcium
causera des dépôts sur les conduites et les éléments chauffant du réservoir à
eau chaude et peut causer beaucoup de problèmes : le savon ne mousse pas, perte
de pression, colmatage du pommeau de douche, usure prématurée du réservoir à eau
chaude, consommation d'énergie élevée pour le chauffage de l'eau, dépôts dans
les toilettes, chaudrons et bouilloires, etc. Lorsqu'une eau cause ces
problèmes, on la qualifie d'eau dure (voir dureté), à l'inverse, une eau
renfermant peu de calcium pourrait être agressive (voir agressivité).
Chlore : Le chlore est considéré par plusieurs comme étant la plus
grande découverte ayant permis de réduire la mortalité chez l'Homme. Cependant,
la chloration amène la formation de sous-produits de chloration (SPC) nuisibles
à long terme pour la santé (voir sous-produits de la chloration et THM ci-après
pour plus de détails). Certains de ces composés pourraient même être
cancérigènes. Le chlore peut être enlevé facilement au point d'utilisation
(évier ou douche) ou à l'entrée de la maison avec des filtres au charbon
appropriés.
Chloroforme : voir THM.
Chlorures : Les chlorures ne sont pas toxiques pour l'homme. La valeur
guide pour ce paramètre est 25 ppm. À des teneurs supérieures à 200 ppm, les
eaux chlorurées alcalines sont laxatives et peuvent être problématiques pour les
personnes atteintes de maladies rénales ou cardio-vasculaires. Les chlorures
peuvent donner un mauvais goût à l'eau lorsque la concentration est élevée.
Coliformes (fécaux et totaux) : Les coliformes sont rarement dangereux
pour la santé en soit, ce sont des indicateurs permettant de savoir qu'il y a
présence de contamination fécale puisqu'ils ne peuvent se reproduire dans l'eau.
S'il y a présence de coliformes, une eau représente un risque élevé de contenir
d'autres micro-organismes très toxiques comme les virus entériques, Giardia
lamblia et Cryptosporidium. Des vérifications au Québec ont permis de détecter
la présence de E coli (l'espèce que l'on a retrouvé à Walkerton) dans 95 % des
échantillons contenant des coliformes fécaux. Les coliformes totaux sont des
indicateurs de pollution qui sont rarement dangereux pour la santé. Cependant,
certaines espèces contenus dans ce groupe de bactéries peuvent causer des
infections des voies respiratoires et génito-urinaires ainsi qu'une septicémie.
Couleur : La couleur de l'eau est souvent causée par la présence de
matière organique qui rend l'eau moins attrayante à la consommation. Une eau
colorée peut souvent salir les surfaces avec lesquelles elle est en contacte. La
norme esthétique est de 15 unités de couleur vraie (uCV), mais une eau agréable
à boire et à regarder devrait contenir moins de 5 uCV. La couleur s'enlève assez
facilement avec des filtres au charbon activé et l'osmose inverse.
Conductivité : La mesure de la conductivité nous donne une indication
globale de la teneur en minéraux de l'eau. Généralement, on peut dire qu'une
unité de conductivité, le µS/cm (micro siemens par centimètre) est égal à
environ 2 ppm de minéraux. Une eau douce aura une conductivité très faible et
une eau dure aura une conductivité élevée. L'eau pure contient 0,055 µS/cm et
l'eau distillée 0,5 µS/cm, contrairement à l'eau de mer qui en contient autour
de 56 000 µS/cm.
Cryptosporidium : Ce parasite, après une période d'incubation de 1 à
12 jours, va causer des diarrhée, des crampes abdominales, des nausées, des
céphalées, des vomissements, de la fièvre et de la douleur musculaire. Une
hausse importante de la turbidité peut cacher la présence de ce parasite. Une
désinfection aux ultra-violets, filtration micronique absolue et l'osmose
inverse peuvent enlever ce parasite de l'eau.
Top D
Dureté : La dureté est causée principalement par la présence des ions
calcium et magnésium. La présence d'aluminium, de fer et de manganèse peut
également influencer très légèrement la sensation de dureté de l'eau. La mesure
de la dureté est le mg/l de CaCO3, une eau est très douce à moins de 30 mg/l de
CaCO3, douce entre 31 et 60, moyennement dure entre 61 et 120, dure entre 121 et
180 et très dure lorsque la dureté est supérieure à 180. L'enlèvement de la
dureté peut se faire à l'aide d'adoucisseurs traditionnels au sel qui sont plus
coûteux à l'achat et à l'utilisation ou par un adoucisseur électronique
ScaleBlaster. VEUILLEZ NOTEZ QUE LES SYSTÈMES MAGNÉTIQUES N'ONT JAMAIS PU
PROUVER AUCUN EFFET SIGNIFICATIF SUR L'ENLÈVEMENT DE LA DURETÉ. Ces "
adoucisseurs " sont décriés comme étant des arnaques.
E
Escherichia coli : Parmi tous les coliformes fécaux, E coli est la
seule souche qui soit sans équivoque toujours d'origine fécale. Cette bactérie
peut être mortelle, comme la souche O157 : H7 qui a tué sept personnes à
Walkerton en Ontario en 2000 et en a contaminé 2300 autres.
F
Fer : Le fer est un élément essentiel à la vie et n'est pas toxique.
En concentration dépassant 0,3 ppm, il peut donner un goût métallique à l'eau,
neutraliser les désinfectants chimiques, donner une couleur rouille à l'eau et
tacher le linge et les équipements sanitaires et peut causer de la corrosion au
niveau des canalisations. On enlève le fer par oxydation-filtration dans la
plupart des cas.
Fluor (fluorures) : On retrouve le fluor dans les aliments (poisson et
thé), mais l'eau consommée représente l'apport principal. À faible dose, moins
de 0,5 partie par million (ppm), le fluor aide à prévenir la carie dentaire,
mais entre 0,9 et 1,2 ppm, il peut causer une fluorose dentaire et à 3-6 ppm, il
peut causer la fluorose du squelette. Le fluor peut s'enlever par certains types
de filtrations (alumine activée), cependant, la filtration membranaire reste la
plus accessible des méthodes.
G
Giardia lamblia : G. lamblia est un parasite pouvant se transmettre à
l'homme par l'eau et causer la giardiase. Cette infection cause des nausées, des
douleurs épigastriques, de l'anorexie et de la fièvre. L'infection disparaît
spontanément après quelques jours, mais peu durer plusieurs mois dans certains
cas. La présence de coliformes est corrélée avec la présence de Giardia. Ce
parasite peut être inactivé par une désinfection aux ultra-violets et peut être
capté par des systèmes de microfiltration.
Top
H I J K L
M
Magnésium : Le magnésium est l'autre élément composant la dureté de
l'eau. En forte concentration, il donnera une saveur désagréable à l'eau.
Manganèse : Tout comme le fer, le manganèse n'est pas toxique, sauf à
des concentrations dépassant 20 ppm. En concentration dépassant 0,05 ppm, il
peut causer de la couleur, des dépôts sur les canalisations et les équipements
sanitaires, donner un goût métallique à l'eau et tacher le linge et les
ustensiles. L'enlèvement du manganèse se fait par oxydation et filtration. Le
bon média est choisis en fonction de plusieurs paramètres de l'eau, comme
l'alcalinité et le pH.
Matière organique : Rarement présente en concentration supérieure à 1
ppm dans les eaux souterraines, la matière organique peut causer de la couleur
et des sous-produits de chloration si la chloration est utilisée comme
désinfectant. Le charbon activé et les membranes constituent des solutions
efficaces pour l'enlèvement de la matière organique.
N
Nitrates / Nitrites : Les nitrates et les nitrites se retrouvent de
façon naturelle dans les eaux de puits et de surface, cependant, la présence
d'animaux d'élevage et de cultures fertilisées par des fumiers en augmente
significativement les concentrations. Les enfants de moins de trois mois sont
les plus vulnérables, la méthémoglobinémie du nourrisson (capacité réduite du
sang à transporter l'oxygène dans l'ensemble du corps) est le seul effet sur la
santé qui a été associé de façon non équivoque à une exposition excessive aux
nitrates par l'eau de consommation (INSPQ). La norme québécoise est de 10 ppm.
O
P
Pesticides : Les pesticides sont des composés de synthèse utilisés en
agriculture et en horticulture, mais peuvent également être rejetés par
certaines industries. Le terme pesticide désigne tous les composés pouvant
éliminer une ou plusieurs espèces vivantes. Ce terme regroupe, entre autre, les
insecticides (insectes), les fongicides (champignons), les algicides (algues) et
les herbicides (plantes herbacées). Les rejets à l'égout par les particuliers
(vidange des piscines, rejet direct) et les industries sont une des causes
importantes de la présence de pesticides dans les rivières puisque les stations
de traitement des eaux usées biologiques ne sont pas capable de traiter
efficacement ces effluents, ce qui cause un rejet dans les eaux de surface. Les
stations municipales conventionnelles de traitement de l'eau potable peuvent
enlever environ 50-60 % de certains pesticides. À la maison, on peut éliminer
presque entièrement (90 à 99 %) les pesticides de l'eau par filtration sur
charbon activé (grain ou bloc) ou par osmose inverse (+ de 95 %).
pH : Le pH est la mesure de la concentration en ions hydrogène dans
l'eau [H3O+]. Un pH bas, inférieur à 7, est acide et pourrait causer la
corrosion de la plomberie et mettre certains métaux en solution dans l'eau en
plus de nuire à l'effacité de certaines technologies de traitement de l'eau. À
pH acide, le chlore n'est que très peu efficace et n'assure pas une désinfection
adéquate. Un pH de 7 indique une eau neutre et un pH supérieur à 7 indique une
eau basique. Mieux vaut une eau légèrement basique, qu'une eau légèrement acide.
Les ioniseurs et le chlore sont très efficaces à des pH de 7,2 à 7,6.
Plomb : Le plomb est présent naturellement en très faible
concentration dans l'eau, mais sa teneur augmente lorsqu'il y a corrosion des
conduites des résaux d'aqueduc et de la plomberie à l'intérieur de la résidence,
notamment au niveau des soudures. Plus une eau est agressive, plus la teneur en
plomb risque d'être élevée. Les effets possibles et connus liés au plomb sont :
accouchement prématuré, petit poids de naissance, retard de croissance physique
durant les premières années de vie, risques d'anomalies morphologiques mineures,
atteinte de la mobilité et de la morphologie des spermatozoïdes et certaines
études tendent à démontrer certains liens entre le plomb et certains types de
cancer (poumon et estomac).
Top
Q R
S
Sodium : Le sodium est un élément essentiel à la vie et un des
principaux constituants du sel. Il cause un goût désagréable à l'eau à partir
d'environ 200 ppm, parfois avant, selon le seuil de perception du goûteur. Le
sodium est très présent dans les résidences utilisant des adoucisseurs d'eau
traditionnels au sel. La teneur en sodium suggéré pour les personnes souffrant
d'hypertension ou de maladies du coeur devrait être inférieure à 20 ppm.
L'utilisation d'un adoucisseur électronique ScaleBlasterMD ou d'un osmose
inverse permet de réduire notre exposition au sodium.
Solides dissous (total des solides dissous) : Le TSD (ou TDS en
anglais) est une mesure générique permettant d'évaluer la teneur globale d'une
eau en minéraux de toutes sortes. Les effets d'une eau riche en TSD dépendra de
la proportion et du type de minéraux présents. Une eau devrait contenir moins de
1000 ppm de TSD. L'enlèvement des TSD se fait principalement par osmose inverse.
Sous-Produits de Chloration (SPC) : Selon l'Institut National de la
Santé du Québec (INSPQ), les SPC comprennent une foule de composés toxiques
comme les THM (voir ci-après). Les principales voies d'absorption sont au moment
de la douche et du bain par voie cutanée et inhalation (40 %), par arbsorption
de l'eau de consommation (50 %) et les autres sources intérieures de la maison
comme le lave-vaisselle et la bouilloire (8 %). La baignade dans les piscines
chlorées représente une source d'exposition non négligeable aux THM. La norme
québécoise est de 80 ppb à la sortie de l'usine de traitement d'eau potable,
cependant, certaines études tendent à démontrer qu'entre la station et la
résidence en bout de réseau d'aqueduc, la concentration de chloroforme peut
atteindre 4 fois sa concentration en chloroforme.
Certaines études tendent à démontrer que l'exposition précoce des enfants aux
SPC des piscines pourrait, en association avec d'autres facteurs, être impliqué
dans l'incidence croissante de l'asthme et des allergies. Le risque de
mortinatalité augmente de façon constante proportionnellement à l'exposition aux
THM totaux. Des études épidémiologiques récentes montre qu'une exposition accrue
aux THM augmente le risque de contracter le cancer de la vessie, du côlon et du
rectum, des effets indésirables sur la reproduction et le développement, tels
qu'une hausse des taux d'avortement spontané et d'anomalies foetales. De 14 à 16
% des cas de cancer de la vessie en Ontario pourraient être attribuables à l'eau
chlorée. Les bébés sont plus particulièrement affectés : les études tendent à
démontrer des risques accrus de faible poids à la naissance, retard de
croissance et malformations congénitales qui seraient attribuables à
l'exposition aux SPC.
Pour plus de détails, voir la section sur le chlore ci-haut. Le tableau qui
suit montre les principales classes de SPC.
| Classes de
sous-produits de la chloration |
COMPOSÉS HALOGÉNÉS
- Trihalométhanes
- chloroforme
- bromodichlorométhane
- dibromochlorométhane
- bromoforme
- Haloacétates
- dichloroacétates
- trichloroacétates
- bromochloroacétates
- dibromoacétate
- bromodichloroacétate
- Haloacétonitriles
- dichloroacétonitrile
- bromochloroacétonitrile
- Haloaldéhydes
- Halocétones
- Halohydroxyfuranones
COMPOSÉS NON HALOGÉNÉS
- Aldéhydes
- Cétones
|
| Acides carboxyliques |
Afin de réduire son exposition aux SPC, il existe plusieurs solutions
adaptées à tous les budgets : filtration sous-comptoir au charbon activé,
l'osmose inverse, filtre-douche, ioniseurs pour piscines et spa et filtration
sur charbon activé à l'entrée de la maison.
Streptocoques fécaux : Les streptocoques fécaux sont des bactéries
pouvant appartenir à plusieurs espèces que l'on retrouve typiquement dans les
estomacs humains et animaux. Leur présence dans l'eau démontre une contamination
fécale de l'eau et est souvent combinée à la présence de E coli.
Sulfates : Les sulfates sont des composés naturels parfois dérivés de
l'oxydation des sulfures. Ces substances sont très peu toxiques, mais peuvent
donner une saveur désagréable à l'eau et causer des diarrhées parfois.
Sulfures : Les sulfures (H2S), sont généralement à l'état gazeux et
causent une odeur d'oeufs pourris très prononcée, même à des concentrations très
faibles. Les sulfures peuvent également causer de la corrosion au niveau de la
plomberie et ternir rapidement l'argenterie. Un professionnel du traitement de
l'eau devrait mesurer la teneur en sulfures directement sur site puisqu'il
s'agit d'un gaz. En fonction de la teneur, il est ensuite possible de regarder
les possibilités de traitement en fonction des autres paramètres de l'eau
(présence de fer, dureté, etc). Les sulfures peuvent parfois être bien contrôlés
juste avec une injection d'air ou en combinant des filtres pouvant enlever
d'autres éléments comme le fer. Le média KDF est également très efficace pour
l'enlèvement des sulfures sous le comptoir ou avant une osmose inverse.
Top
T
Transmittance UV à 254 nm : Capacité de l'eau à laisser passer un
rayonnement de 254 nanomètres. La transmittance est l'inverse de l'absorbance.
Une eau à désinfecter, devrait avoir une transmittance de plus de 85 % pour une
bonne efficacité ou de 95 % pour une excellente désinfection.
Trihalométhanes (THM) : Les trihalométhanes sont constitués d'un atome
de carbone avec trois atomes de chlore, brome ou un mélange des deux. Ce sont
des composés volatils qui s'absorbent par l'eau, la peau et inhalation. Les THM
sont des sous-produits de la chloration (SPC) de l'eau, formés principalement
par réaction du chlore avec des substances organiques naturelles présentes dans
l'eau. Le chloroforme constitue jusqu'à 90 % des THM mesurés en poids. La norme
est de 80 ppb, des risques de contraction de maladies graves (cancer,
mortinatalité, etc) ont été noté sur des personnes soumises à des concentrations
dans l'eau dépassant 100 ppb.
Turbidité : C'est l'aspect trouble de l'eau, qui est chargée en
particules fines diverses qui peut rendre l'eau moins intéressante à sa
consommation. Pour garantir la salubrité de l'eau pour la consommation humaine,
la turbidité de l'eau potable traitée ne doit pas dépasser 1,0 uTN (unité de
turbidité néphélémétrique). Agriculture et Agroalimentaire Canada (voir
référence ci-bas) dit qu'idéalement, la turbidité de l'eau devrait être
inférieure à 0,1 uTN. À des niveaux supérieurs, les particules s'agglomèrent ou
s'agglutinent parfois aux contaminants microbiologiques (bactéries et virus),
empêchant le système de désinfection de bien effectuer son travail. Plus la
turbidité augmente, moins les résultats d'analyses microbiologiques sont fiables
et peuvent sous-estimer la quantité de micro-organismes présents dans l'eau.
Agriculture et Agro-alimentaire Canada note également que seule une eau de bonne
qualité peut être désinfectée en toute sécurité à des fins de consommation
humaine.
U V W X Y Z
Liste de rapports et
sites
Contaminants
multiples http://www.agr.gc.ca/pfra/water/pwqproblem_f.htm http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/198-CartableEau/198_FichesSynthesesEauPotable.pdf
Le chlore et ses
dérivés http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cdic-mcc/19-3/b_f.html http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cdic-mcc/19-3/c_f.html http://www.hc-sc.gc.ca/sr-sr/finance/tsri-irst/proj/cumul-eff/tsri-114_f.html http://www.vertigo.uqam.ca/vol4no1/art6vol4n1/sylviane_carbonnelle.html
L'arsenic http://www.hc-sc.gc.ca/iyh-vsv/alt_formats/cmcd-dcmc/pdf/arsenic_f.pdf
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