| Ce beau poème de l’Abbé Arthur Lacasse, de la Société Royale du Canada, met en relief ce qu’il considérait comme l’attrait le plus séduisant du Portage et nous fait revivre des heures délicieuses. |

Photo : Noël Lizotte
| Souvent
l’on ta chantée, et je viens sur ta plage,
Ô mer, seul et pensif, écouter à mon tour Tes soupirs ou tes cris, ton murmure ou ta rage... Je viens te contempler au déclin de ce jour. Tu
m’apparais
bien belle en ta vague écumante,
…
Quelques
oiseaux
tardifs, perchés sur la falaise,
Accompagnent de loin les chansons des pêcheurs ... Le soleil immergé vient d’éteindre ses braises, Et la bruine épand son humide fraîcheur. Mais
quand le jour s’est tu, la mer me parle encore !
Dans l’ombre enveloppante où mon regard se perd, Au rythme lent du flot, sa voix, triste et sonore, Résonne comme un glas sur l’abîme entr’ouvert... … Mais
que ta vague, ô mer, avec fracas se brise,
Je
voudrais
sur tes bords demeurer solitaire,
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