Engin McCormick Deering M

6 HP @ 550 RPM  #CW12166  1928

 

En juin 2000, ma femme et moi étions en route pour aller voir une exposition d'anciennes machineries agricoles à Ste-Anne de Prescott en Ontario et tout en conduisant, j'ai remarqué un engin tout près d'une vieille grange. Comme j'en avais déjà trois, je n'en voulais pas vraiment un quatrième d'autant plus que ma cabane à jardin était pas mal pleine. Un mois s'est passé et je ne pouvais toujours pas m'enlever de la tête la vue de cet engin. Après tout, les vieux engins stationnaires ne sont pas si faciles que ça à trouver. Je suis donc retourné à cet endroit et par chance l'engin y était toujours; je l'ai acheté! L’ancien propriétaire, maintenant retraité, m'a dit qu'en 1998, il s'en était servi jumelé à un banc de scie pour couper des montants de chemin de fer. Cet engin est très massif, il doit peser plus de 1000 livres. Je ne l'ai pas encore restauré, il est bien à l'abri dans ma cabane et il m'attend patiemment. Certains connaisseurs gardent précieusement de bons vins, moi, je garde des engins !!

 

Juillet 2000

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Notre saison d’expositions 2004 est terminée, il est temps de tout remiser. Cette année je n’ai pas trouvé un nouvel engin pour m’occuper cet hiver. Il est temps de faire une beauté à cet engin qui m’attend depuis un bon moment.

Avant de commencer à restaurer un engin, j’en fais le tour et je note tout ce qui me saute aux yeux. Dans ce cas-ci, le ressort du culbuteur de la valve d’échappement est manquant et a été remplacé, comme on peut le voir ci haut, par un ressort attaché avec de la « broche à foin ». Le pot d’échappement est aussi retenu avec de la broche. L’étrangleur du carburateur est manquant. Quand je tourne les roues d’air, on entend un cognement à chaque tour, ce qui indique trop de jeu dans le coussinet de la bielle entre le vilebrequin et le piston, rien de majeur quoi !

J’ai pris l’habitude de démonter le plus possible les engins que j’achète pour les nettoyer, ajuster ou rebâtir les morceaux qui me semblent usés. Après c’est la peinture, l’assemblage et puis le moment que j’attends toujours avec impatience: le premier démarrage. La plupart du temps il ne reste à faire que des ajustements mineurs, notamment la carburation. Cette méthode de restauration fonctionne très bien pour moi.

Maintenant un « buggy » : j’ai enlevé le traîneau avec lisses de métal qui avait été ajouté et n’ai gardé que le traîneau original, sous lequel j’ai posé des roues de fer à l’ancienne. Un engin sur roues se transporte mieux et est beaucoup plus stable. VOILÀ il est prêt !!!

 

Février 2005

 

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