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La préhistoire du chat
La famille des Félidés compte trois sous-familles : les Nimravinés actuellement
disparus, les Acinonychinés comprenant les guépards et les Félinés avec deux
groupes d'espèces : les grands félins (genre Panthera) et les petits félins
(genre Felis) d'où le chat domestique est issu. Eusmilus, félidé primitif de l'ère tertiaire, vivait en Eurasie et en Amérique du Nord. Il était à peu près la taille d'un Puma. Il avait deux énormes canines à la mâchoire supérieure et était plutôt plantigrade. Le Fossa est un animal propre à l'île de Madagascar. Classé parmi les Viverridés primitifs, il pèse une dizaine de kilogrammes et ressemble à un puma. C'est le plus grand carnassier autochtone de l'île.
Le chat domestique aujourd'hui Le chat a côtoyé l'homme préhistorique. Dès les premières traces de sa domestication et jusqu'au XVIIIe siècle, le chat, à la fois aimé, détruit, chassé et vénéré, a accommodé sa vie auprès de l'homme. Il a souvent été considéré comme le plus sauvage des animaux apprivoisés. D'ailleurs ne peut-il pas retourner à la vie sauvage ? Et le chat de gouttière n'est-il pas le plus libre des chats ? Son histoire s'inscrit dans celle de l'espèce féline à travers les siècles et jusqu'à nos jours.
Si "apprivoisé" veut dire "devenir moins sauvage, moins dangereux" et si
"domestique", à propos de l'animal sauvage, veut dire "vivre auprès de l'homme
pour l'aider ou le distraire et dont l'espèce, depuis longtemps apprivoisée, se
reproduit dans des conditions fixées par l'homme" (selon le dictionnaire le
Robert), le chat est alors vraiment devenu chat domestique à partir du moment où
l'homme est intervenu dans sa sélection et sa reproduction. En effet, même si
l'espèce, dans son histoire avec l'homme, montre un long parcours côte à côte,
c'est bien à partir de la fin du XIXe siècle que naît le chat à pedigree. Dès
lors, le chat s'est, petit à petit, magistralement introduit dans le monde et
dans l'environnement de son maître. Promotion des races et comportement du chat
La promotion des races, apparue assez tardivement dans l'histoire de la
domestication, est assortie d'un changement dans le comportement du petit félin.
Si le caractère de l'animal ne figure pas dans les standards établis par les
associations félines, il ne se limite pourtant pas à un simple détail. Lors d'un
concours, le comportement du chat peut faire l'objet d'une disqualification. Si
le candidat se montre insoumis, agressif, il a peu de chances de décrocher une
récompense. Dans la vie quotidienne, le comportement du chat est tout aussi
déterminant que sa beauté. Il s'agit donc d'un critère très important au moment
du choix d'un chat. Le chat choisit son maître
Le chat lui aussi a son libre arbitre. Au sein d'une famille, il affiche ses
préférences. Chez l'éleveur, il arrive qu'un chaton s'avance vers son futur
maître comme s'il ne devait jamais le quitter. C'est ainsi qu'il existe des duos
absolument parfaits. La compréhension entre l'animal et le maître est totale.
Très intuitif, le chat devine l'être humain et perçoit les affinités possibles
entre lui et son protecteur. Il arrive que le chat exerce une certaine influence
sur l'homme et l'entraîne dans sa mouvance. À
l'inverse du dicton "tel maître, tel chien", on peut dire : "Tel chat, tel
maître." Un individu à part entière Élégant et assagi, le Chat de race force l'admiration. Doté d'un pedigree, d'un nom original et imposant, destiné à fréquenter les podiums. Une grande partie de la population des chats de gouttière n'appartient à personne et ne bénéficie que du soutien des bénévoles des associations de protection. Ils forment l'essentiel de la population féline errante. Au côté des champions de la société féline, il bénéficie du respect de son maître. Le chat de race, symbole d'une certaine valeur financière, est gardé à l'intérieur, protégé de tous les dangers et traité avec considération. La fourrure soignée, le corps sain, il se délecte d'une nourriture adaptée. Pour lui, rien n'est trop beau et les caresses flatteuses l'épanouissent. Le chat est roi. Les honneurs lui conviennent. Mais, à la différence du chien, le chat sait faire la part des choses. Sa liberté - l'évasion par la pensée dans son monde imaginaire -, qui lui permet de garder ses distances sans pour autant froisser son protecteur, reste intacte.
On s'aperçoit que le chat
s'éduque, qu'il retient bien la leçon et qu'il s'intéresse passionnément aux
activités humaines : il aime la musique, il a même ses cédéroms, où il
s'implique dans des séquences interactives de chasse ! Comme pour réveiller son
instinct de prédateur… Fonction sociale du chat Véritable "grillon du foyer", le chat – qui leur a emprunté leur marque de fabrique en ronronnant de façon parfois aussi sonore que grillons et cigales réunis – est aujourd'hui reconnu comme un animal de compagnie à part entière. Plus autonome, moins
volumineux, le chat possède beaucoup d'atouts pour séduire l'homme de cette fin
de siècle, pressé, stressé et qui trouve au contact du chat tendresse et
compréhension, avec cette touche de malice et d'imprévisibilité qui fait son
charme particulier. Des propriétaires très "famille" Loin des clichés habituels qui font du chat le compagnon privilégié des écrivains, des noctambules et des femmes célibataires, les possesseurs de chats sont majoritairement des familles avec deux enfants, habitant une maison avec jardin. Le taux de possession est de 66 % pour les personnes résidant en maison (62 % pour celles qui ont un jardin), contre seulement 25 % pour les citadins résidant en appartement. 66 % des chats vivent dans des villes de moins de 100 000 habitants.
Plus de 85 % des
agriculteurs ont un chat, suivis de près par les commerçants, les artisans et
les chefs d'entreprise. Les cadres supérieurs, les professions libérales et les
inactifs ne sont que 36 % à partager ce bonheur. Alors que les
propriétaires de chiens se cantonnent à une seule espèce canine, les
propriétaires de chats sont souvent des multipropriétaires, qui associent au
chat des oiseaux ou des chiens, dans un même amour des animaux. Encore peu médicalisé, le chat, qui a trop souvent été le parent pauvre de la médecine vétérinaire, voit cette fin de siècle plus attentive vis-à-vis de sa santé. En Europe comme aux États-Unis, des vétérinaires se spécialisent dans la médecine féline, et créent des cliniques félines ; des journaux scientifiques sont uniquement consacrés à cette espèce. L'attachement envers l'homme, dont on croyait le chat incapable voilà quelques siècles, est devenu de plus en plus puissant et confère désormais au chat un statut similaire à celui du chien, vieux compagnon de l'homme et premier au rang de la domestication. D'ailleurs, sur cette dernière notion, on peut se demander si la domestication du chat sera un jour achevée. En effet, domestication implique maîtrise de la reproduction. Or, et c'est bien là un paradoxe de plus à l'actif du chat, il est toujours aussi difficile de maîtriser la reproduction des chats de race – qui ne veulent pas donner de naissances lorsque les éleveurs le souhaitent –, alors même que dans les rues et les quartiers, les chats libres donnent naissance à des portées inconsidérées ! La domestication du chat reste donc un domaine inachevé auquel nous avons tous le privilège, en tant que maîtres, de participer chaque jour.
Le chat et l'enfant En raison d'idées
reçues et d'a priori, des nourrissons, puis des adultes, sont privés du bonheur
de vivre avec des chats. On prête au chat la mauvaise intention de vouloir
étouffer le bébé en venant dormir dans son berceau. Deux raisons peuvent
justifier l'attraction qu'exerce un bébé sur un chat : d'abord les
régurgitations et la production de lait caillé qui s'ensuit ne peuvent
qu'attirer le chat vers une nouvelle source de friandise. C'est une des raisons
pour lesquelles le chat rechercherait cet endroit soit pour le lécher, soit pour
y dormir. Ensuite, le bébé dort beaucoup, comme le chat, et toujours dans un berceau particulièrement douillet et chaud. Autant dire que réunir en un même être autant de tentations ne peut qu'attirer le chat. Pendant les premiers mois de vie du jeune enfant, il est prudent d'interdire l'accès de la chambre au chat, en veillant cependant à ce que le chat n'associe pas la présence du bébé à l'absence de câlins pour lui. Mais pendant les temps d'éveil du bébé, il faut laisser toute liberté, au chat comme au bébé, d'interagir comme ils le souhaitent. Ainsi, on peut voir certains matins le chat attendre, devant la porte de la chambre d'un bébé, le réveil de celui-ci. Puis prendre position sur la table et lui offrir son flanc pour quelques caresses pendant qu'il déguste son petit-déjeuner. Ces interactions clairement à l'initiative du chat peuvent commencer avant le 5e mois. Avec le début de la motricité commencent des courses-poursuites et, parfois, des moments plus difficiles pour le chat, dont l'enfant découvre la queue particulièrement mobile ! C'est entre 18 et 24 mois que les jeunes enfants expriment des comportements d'agression classiquement décrits dans l'évolution normale. Le maître doit alors être vigilant et rester toujours à portée du chat et de l'enfant pendant les interactions, un coup de griffe étant malheureusement possible. De plus, durant toute cette période, il est nécessaire d'apprendre à l'enfant le respect du chat, qui peut également se faire respecter lui-même ! Ainsi Florence qui, dès l'âge de 6 mois, était totalement fascinée par le chien qui venait lui lécher les pieds et se couchait à ses côtés, a manifesté très clairement dès l'âge de 8 mois des comportements d'accueil et d'appel envers la chatte, exprimant son plaisir à sa vue par des vocalisations très aiguës, tendant ses mains et souriant dans sa direction. Cependant, n'habitant pas avec cette chatte qu'elle voyait tous les 15 jours, elle a dû attendre l'âge de 2 ans pour arriver à "apprivoiser" et à manipuler la chatte comme elle l'entendait. Mieux qu'un autre, le chat est capable de permettre à l'enfant d'entrer en contact avec son environnement par la stimulation kinesthésique et autorise l'exploration sécurisée de l'environnement immédiat. Voir un chat déambuler crée un intérêt immédiat et spontané chez l'enfant, qui vocalise pour manifester sa joie et son excitation. Et en oublie parfois la rage de dents qui l'avait réveillé. Ces vocalises font parfois fuir le chat, car son tempérament et sa socialisation plus ou moins précoce (idéale si elle s'effectue avant l'âge de 5 semaines) vont déterminer en grande partie la qualité et la nature même des interactions entre l'enfant et le chat. Cette diversité des
tempéraments félins explique aussi pourquoi ce n'est pas forcément avec le chat
de la famille que l'enfant développera le plus d'interactions. Ce peut être le
chat de la grand-mère, d'une grande soeur ou d'un voisin qui va fasciner
l'enfant et répondre à ses initiatives d'interactions. L'enfant, quel que soit son âge, apprend à adapter son comportement en fonction des desiderata du chat ; en un mot, il apprend la patience. Il trouve avec le chat un partenaire qui le fait entrer dans le monde adulte par la porte du jeu. Attente, respect de l'autre, capacité à maîtriser ses gestes, ses vocalises, ses expressions : le chat enseigne simplement la vie.
Le chat et la personne âgée Pour toutes les raisons évoquées précédemment, mais également pour ses qualités d'autonomie, le chat est, par excellence, l'animal de compagnie des personnes âgées. Néanmoins, il convient de choisir un bon tempérament, pas trop vif, et bien socialisé si les petits-enfants sont attendus régulièrement. On évitera un chat à poils longs qui exigerait trop d'entretien en brossage, et parfois des soins oculaires quotidiens. Mais là encore tout dépendra du tempérament de la ou du couple de personnes âgées.Reste le problème douloureux qui, parfois, empêche une personne âgée de s'offrir le plaisir de vivre avec un chat. "Mais après, docteur… ?" Ce souci d'assurer à son chat, après sa mort, une vie confortable est tout à fait compréhensible, et lorsque la personne âgée est seule ou veuve, c'est une préoccupation réelle. Le système du parrainage amical reste la meilleure solution pour ne pas priver une personne âgée de ce bonheur quotidien. Combien de femmes de ménage, d'assistantes ménagères, d'amis ou de proches contribuent à sécuriser la personne âgée, en s'engageant pour l'avenir à veiller sur le chat si son maître lui faisait la triste surprise de partir avant lui… Ce n'est bien souvent que dans cette sécurité que la personne âgée peut, en toute sérénité, vivre les plaisirs de la compagnie d'un ou de plusieurs chats. Et que les petits-enfants ou les enfants de ces personnes ne se culpabilisent pas si elles ne peuvent pas prendre un tel engagement. Les chats ont suffisamment d'amis pour témoigner des capacités de partage et de solidarité dont est capable le genre humain. Rappelons néanmoins que pour tous, petits et grands, le décès d'un chat représente un moment particulièrement délicat, susceptible pour certaines personnes, fragiles ou malades, de déclencher un épisode de dépression ou de maladie (par exemple, chez une personne souffrant de sclérose en plaques), et que l'entourage doit veiller à soutenir la personne à qui ce chagrin arrive. Ce deuil est particulièrement douloureux pour les personnes âgées qui ont déjà perdu leur conjoint lorsque le chat restait le seul témoin de leur vie commune ; il en est de même pour les adolescents dont les parents ont divorcé et qui viennent à perdre le chat qui, parfois, était le seul rappel de l'union de leurs parents et de leur enfance. Sachons être attentifs à nos proches et les entourer dans ces moments lourds : "Une peine de chat, c'est une peine quand même." Les bienfaits du chat Connaissez-vous les bienfaits de votre chat
sur votre santé ?
NB: Certains textes de cette page viennent du site de Royal Canin dans la section bibliothèque. Vous pouvez aller voir le site à l'adresse suivante :http://www.royalcanin.ca/knowledge_center/index_fr.php
Comment se procurer les encyclopédies
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