Lors de la création du site en mars 1998, nous avions divisé nos visiteurs ailés en 6 catégories: les réguliers, les saisonniers, les passagers, les rapaces, les phénomènes et les indésirables. Depuis, il y a eu plusieurs changements dans le voisinage dont la construction domiciliaire sur le terrain en friche derrière la maison. Les oiseaux qui nichaient dans ce secteur ont dû chercher ailleurs un endroit propice pour la reproduction. Nous avons donc aboli ces catégories et restructuré le site pour qu'il soit plus conforme à la réalité.
Nous avons pris beaucoup de photos avec des résultats pas toujours excellents, soit que l'oiseau se confondait avec le feuillage ou les roches, soit qu'il bougeait continuellement ou que le moment du jour n'était pas propice. Si les photos ne rendent pas toujours justice à la beauté de l'oiseau, nous espérons tout de même que cela vous donnera le goût d'observer plus attentivement les oiseaux dans votre environnement.
Photographier les oiseaux demande beaucoup de patience, de chance, de connaissances des habitudes des oiseaux et... de pellicules photographiques. L'été dernier, nous avons rencontré le Père capucin Roger Larose qui est ornithologue. Il possède d'excellentes photos d'oiseaux. Il nous a dit qu'une photo réussie sur un film de trente-six poses est une bonne moyenne. Pour photographier, nous utilisons un Nikon F 401x et un téléobjectif 75-300 mm.
Ces trois éléments sont importants pour attirer différents oiseaux.
Bien qu'un seul de ces éléments soit suffisant, en combinant les trois, cela donne de meilleurs résultats. Alors, pas étonnant de voir la cour arrière fréquentée assidûment par plusieurs espèces d'oiseaux qui y viennent pour se nourrir, s'abreuver, se baigner, se reposer et s'abriter.
La fascination de voir le vol saccadé du Martinet ramoneur.
La tristesse de voir une Paruline jaune nourrir un Vacher à tête brune au détriment de ses oisillons.
Le plaisir de reconnaître les oiseaux par leurs chants.
Le silence qui s'établit lorsqu'un épervier se trouve dans les parages.
Le cri d'alerte d'un chardonneret avertissant l'entourage de la présence d'un rapace.
L'étonnement de voir une perruche, un inséparable ou un cockatiel dans la cour.
Quelle est la différence entre la Maubèche branle-queue, le Chevalier branlequeue et le Chevalier grivelé? Aucune. C'est le même oiseau. De fauvettes à parulines, de pinsons à bruants, de mainates à quiscales... certains noms ont été maintes fois modifiés depuis trois décennies. Embêtant pour les amateurs, compliqué pour les profanes, que nous réserve la prochaine décennie?
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