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Excursions ornithologiques


LES OISEAUX DE RIVAGE (limicoles)
Bécasseau minuscule
Bécasseau sanderling
Bécasseau semipalmé
Bécasseau variable
Bécassine de Wilson
Chevalier solitaire
Chevalier, Grand
Combattant varié
Courlis corlieu
Pluvier kildir
Pluvier semipalmé
 
Pluvier siffleur
Tournepierre à collier
Tournepierre à collier (juvénile)
 

Ah! Ces terrains et ces champs inondés au printemps! Que de belles observations nous pouvons y faire! Les limicoles et les oiseaux aquatiques y font des haltes plus ou moins prolongées. L'été et l'automne ne sont pas à négliger pour observer certains oiseaux de rivages.

Par exemple, au barrage de Ste-Martine, on peut voir des limicoles pendant ces périodes mais attention, plusieurs limicoles se ressemblent. Pour compliquer le tout, mâles, femelles et juvéniles ont des plumages différents selon les saisons. Loin de nous rebuter et de nous décourager, l'identification de ceux-ci est tout un défi. Mais quel défi!




Grand Chevalier

Le Grand Chevalier

Le Grand Chevalier et le Petit Chevalier sont des copies conformes. L'un est plus "grand" et l'autre est plus "petit", cependant, il n'est pas toujours évident de savoir lequel est lequel. Certes, les guides d'identification indiquent que le bec est plus long chez le Grand Chevalier sauf que les conditions d'observation ne sont pas toujours excellentes.

L'idéal… Voir les deux espèces côte à côte! *

Photographié à la Pointe Verte de Maria le 14 octobre 2003.

* Nous vous invitons à voir l'excellente photo réalisée par notre ami Jacques Gauthier à l'adresse suivante: Photos d'oiseaux

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Combattant varié

Le Combattant varié

Dans le sud de la Montérégie, quelques individus de cette espèce sont vus chaque année en migration seulement. Au printemps, c'est dans les champs inondés de St-Jean et de St-Blaise que nous avons la possibilité de voir le Combattant varié.

À l'automne, il est possible qu'un individu s'attarde au barrage de Ste-Martine. C'est d'ailleurs à cet endroit que nous avons eu notre première primecoche* concernant cette espèce.

Photographié à St-Blaise le 10 mai 2004.

- * primecoche: mot désignant le fait d'observer pour la première fois une espèce. Le terme utilisé en anglais est "lifer".

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Bécasseau variable

Le Bécasseau variable

Dans notre région, c'est au printemps pendant la migration que nous pouvons observer en plus grand nombre le Bécasseau variable. Très agréable à voir car, pendant cette période, il a un plumage nuptial très distinctif. La présence d'une grande tache noire sur le ventre et le brun-roussâtre sur le dos permettent de l'identifier facilement. Lors de la migration automnale, c'est un peu moins évident. Le Bécasseau variable se distingue par un bec fort et plutôt long. De plus, l'extrémité du bec est incurvée vers le bas.

Depuis maintenant trois ans, nous faisons un court séjour sur la Côte-Nord à la fin août ou au début septembre. Nous scrutons les bords du fleuve entre Ragueneau et Tadoussac. À certains endroits, il y a souvent des rassemblements de plusieurs espèces de limicoles surtout à marée montante. Bien que la très grande majorité de ces oiseaux aient perdu leur plumage nuptial, c'est un vrai délice et parfois un supplice d'identifier ces oiseaux.

Photographié le 6 septembre 2004 sur la plage de la rue Boisvert à Longue-Rive.

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Pluvier kildir

Le Pluvier kildir

Bien qu'appartenant au groupe des oiseaux de rivage, le Pluvier kildir affectionne particulièrement les milieux suburbains plutôt que les rivages de la mer. C'est un des premiers migrateurs à revenir ici au printemps. Il manifeste sa présence en faisant retentir ses "kildir, kildir".

Pour tromper leurs prédateurs, certains oiseaux feignent d'être blessés. Le Pluvier kildir maîtrise bien cet art. Cette excellente stratégie permet d'éloigner les intrus de leur nid ou de leurs poussins. Sur la photo, ce pluvier simule avoir une aile cassée, ce qui met en évidence le brun orangé de son croupion et de ses tectrices sus-caudales.

Photographié à l'île St-Bernard (Châteauguay) le 19 mai 2001

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Bécassine de Wilson

La Bécassine de Wilson

Elle a des pattes courtes, un corps trapu et un long bec droit. Des lignes pâles bien définies sont visibles sur la tête et sur le dos. Lors de nos excursions, nous avons souvent vu des Bécassines de Wilson.

Ce que nous avons trouvé de plus étonnant, c'est d'en voir se déplacer sur les pelouses plus ou moins inondées de résidences estivales. La Bécassine de Wilson est un oiseau fascinant à observer. Celle-ci a été photographiée le 17 juin sur le chemin Smellie à Godmanchester.

La Bécassine de Wilson est le nouveau nom pour désigner la Bécassine des marais

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Chevalier solitaire

Le Chevalier solitaire

Ce limicole se distingue par son cercle oculaire pâle, ses pattes verdâtres ainsi que par des barres noires bien distinctes sur sa queue. De grosseur respectable lorsque nous le regardons dans la lunette d'approche, le Chevalier solitaire se révèle bien plus petit lorsqu'il se déplace près de nous. Nous avons photographié celui-ci à St-Blaise sur un terrain inondé.

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Voici maintenant 2 petits bécasseaux que nous voyons fréquemment au printemps et à l'automne. Surtout observés au barrage de Ste-Martine et dans les champs inondés du Haut-Richelieu, nous en avons également vu à la Pointe de Yamachiche. Pourquoi vous parlez de cet endroit? Tout simplement parce que, si vous restez immobiles, les petits bécasseaux viennent se promener jusqu'à vos pieds. C'est fantastique!

Comme le Bécasseau minuscule et le Bécasseau semipalmé se ressemblent beaucoup, leur identification demande une attention toute spéciale. Leurs particularités ne sont pas si évidentes. On nous a dit: "Pour les identifier, regardez bien les pattes. Les 2 espèces n'ont pas les pattes de la même couleur." Mais ces petits coquins se tiennent souvent les deux pattes entièrement cachées sous l'eau! Parfois, les 2 espèces se tiennent côte à côte ce qui facilite leur identification. Mais, la plupart du temps, les individus observés sont isolés ou éloignés du rivage. Il nous arrive donc d'observer un bécasseau plus d'une dizaine de minutes avant d'affirmer si c'est un minuscle ou un semipalmé.




Bécasseau minuscule

Le Bécasseau minuscule

Minuscule, ce limicole porte bien son nom. À peine plus gros qu'un moineau, il ne semble pas farouche. Il est le plus petit des oiseaux de rivage. Ses pattes sont jaune verdâtre et le bec est fin et pointu. Son plumage est brun, plutôt foncé et sa poitrine est plus rayée que celle du semipalmé.

Ce bécasseau a été photographié le 27 juillet 2000 au barrage de Ste-Martine. Cependant, nous avons pu mieux les observer sur les rives de la Pointe de Yamachiche. À notre arrivée sur le site, Louise S. nous invite à ne pas bouger. À notre grande surprise, les Bécasseaux minuscules se sont avancés jusqu'à nos pieds. Ignorant notre présence, ils picoraient le sol pour y cueillir des insectes. Sentiment indescriptible, joie immense!

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Bécasseau semipalmé

Le Bécasseau semipalmé

Ce bécasseau a les pattes noirâtres et semipalmées. Son bec est droit et court avec le bout légèrement arrondi. Son plumage plutôt grisâtre est plus pâle que celui du minuscule. En migration, c'est le plus abondant et le plus commun de tous les bécasseaux. Celui-ci a également été photographié au barrage de Ste-Martine le 27 juillet 2000.

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Pluvier siffleur

Le Pluvier siffleur

C'est uniquement en Amérique du Nord que ce petit oiseau de rivage nidifie et au Québec, c'est seulement aux Îles-de-la-Madeleine qu'il est possible de l'observer. Le Pluvier siffleur niche sur les plages de sable et de galets. Il se camoufle très bien dans ce décor et par conséquent, il n'est pas facile de le repérer. De plus, ses déplacements sont ponctués d'arrêts fréquents.

Merveilleux petit oiseau au triste sort car, en 2002, seulement 37 couples ont été signalés aux Îles. La femelle pond de trois à quatre œufs. Aussitôt nés, les petits se dispersent un peu partout, devenant une proie facile pour les prédateurs ou les déplacements de VTT sur la plage.

Mais, il y a peut-être un peu d'espoir!

Pluvier siffleur

L'organisme bénévole "Attention FragÎles" est chargé de repérer les nids. Les bénévoles installent de grands périmètres de sécurité pour empêcher les humains de s'en approcher. De plus, des enclos sont placés afin de protéger chaque nid des prédateurs tels que les goélands, les renards, etc.

Le déclin de l'espèce a été particulièrement marqué dans la province de Québec. Le Pluvier siffleur est catalogué comme une espèce menacée…l'autre stade est la disparition imminente suivie par le triste statut de la disparition définitive de l'espèce.

Respectant scrupuleusement les consignes de sécurité, nous avons eu la chance d'en photographier. Juste le temps où nous sommes restées sur la plage de l'Hôpital, deux personnes se promenaient avec leur chien en liberté. Quelle insouciance! Photographies prises le 7 juin 2003 aux Îles-de-la-Madeleine.

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Pluvier semipalmé

Le Pluvier semipalmé

Ce pluvier est deux fois plus petit que le Pluvier kildir. Une autre différence remarquable, le Pluvier semipalmé ne possède qu'une seule bande pectorale noire. Pour se nourrir, il court la tête haute, s'arrête soudain pour picorer le sol. Il répète plusieurs fois ce petit manège mais, il peut aussi demeurer immobile pendant une bonne partie du temps.

Photographié le 26 août 2002 au parc Forillon tout près du Cap Bon-Ami.

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Courlis corlieu

Le Courlis corlieu

C'est un limicole de grande taille. Pour se nourrir, le Courlis corlieu sonde le rivage avec son long bec effilé et incurvé vers le bas. Il se nourrit d'insectes, de vers marins, de crustacés et de mollusques. Bien que cet oiseau possède un plumage assez terne, il est cependant captivant à observer.

Photographié le 19 août 2002 à Saint-Ulric.

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Tournepierre à collier

Le Tournepierre à collier

Ce limicole plutôt trapu possède un éclatant plumage bariolé ainsi que de surprenantes pattes orange. Bien que nichant dans la toundra, il est possible d'observer des Tournepierres à collier dans la province de Québec au printemps et à l'automne. Près de chez nous, en fin mai et début juin nous avons la chance d'en voir aux Rapides-de-Lachine, situés à Lasalle.

Tournepierre à collier

Le Tournepierre à collier préfère les rivages rocailleux, les grèves sablonneuses ou caillouteuses. Il porte bien son nom car pour se nourrir, il retourne cailloux, coquillages ou divers débris pour y débusquer des puces de mer, des insectes, des vers, des crustacés, etc.

Nous avons photographié ces deux Tournepierres à collier en Gaspésie, sur la lagune de Carleton, le 22 août 2002. Sur la première photo, on aperçoit un adulte et sur la deuxième, un juvénile.

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Bécasseau sanderling

Le Bécasseau sanderling

Ce bécasseau à l'apparence dodue possède un bec court, robuste et noir. Il a la particularité d'avoir trois doigts seulement. D'ailleurs, l'absence du doigt postérieur le distingue des autres bécasseaux. Il nidifie dans l'Arctique canadien et au Groenland.

C'est le 26 août 2002 que nous avons photographié ce Bécasseau sanderling au parc Forillon tout près du Cap Bon-Ami.

Mis à part des Bécasseaux sanderling, il y avait également sur la plage un Pluvier semipalmé et quelques Bécasseaux minuscules. Nous sommes restées plusieurs minutes à épier leurs étranges agissements.

Essayons de vous décrire ce fascinant spectacle ressemblant à un jeu de poursuite entre les vagues et les limicoles. D'abord, ils se sauvent à l'approche des vagues montantes, ensuite, ils semblent pourchasser les vagues descendantes. Bien sûr, c'est lorsque les vagues redescendent qu'ils cueillent et saisissent les crustacés ou mollusques laissés à découvert par les vagues descendantes. Infatigables, ils recommencent à plusieurs reprises leurs surprenantes manœuvres.

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