Il est possible d'observer ce petit bruant dans l'extrême sud-ouest du Québec. Le Bruant sauterelle fait son nid sur le sol dans les anciens pâturages au sol sablonneux et où il y a très peu d'arbustes. La silhouette aplatie de sa tête est singulière. Cela fait quelques années que nous allons voir et entendre cette espèce dans la région de St-Lazare.
Cette année, le Bruant sauterelle a été généreux avec nous. Arrivées très tôt sur les lieux, notre attente fut courte, très courte. Il y avait deux Bruants sauterelles perchés au sommet de petits conifères qui vocalisaient presque sans arrêt. Cela ressemblait étrangement à un bourdonnement d'insectes. Quel chant singulier!
Photographié à St-Lazare le 30 juin 2004.
Ce bruant passe l'été dans les marais d'eau douce, les marécages et les tourbières. Il a une gorge blanche bien délimitée et une calotte roussâtre.
Perché sur une quenouille, un jonc ou une grande herbe, le mâle peut chanter aussi bien le jour que la nuit.
Photographié le 20 mai 2002 à Baie-du-Febvre.
Le Bruant des prés a un sourcil jaunâtre et une raie blanchâtre sur le dessus de la tête. Sa queue est courte et encochée. C'est le Bruant chanteur qui lui ressemble le plus.
Le Bruant des prés est observé le plus fréquemment dans les prés, les champs, les marais et les tourbières. Son vol est ponctué de mouvements légers et onduleux. Ses déplacements aériens se font à faible altitude en frôlant le sommet des herbes.
Nous avons appris que pour échapper au danger, il court sur le sol comme un petit mulot.
Photographié le 17 juin 2000 à Godmanchester.
C'est une belle paruline à observer. Sa tête cendrée, son masque noir, sa poitrine jaune rayée de noir et son croupion jaune attirent l'attention. Lorsque la Paruline à tête cendrée se déplace dans les branches à la recherche de nourriture, elle étale la queue laissant voir une bande blanche qui la traverse. C'est une marque distinctive pour cette espèce.
Photographiée le 18 mai 2004 au lac Boivin à Granby.
Dans le guide Peterson, on spécifie que c'est la seule paruline ayant du jaune sur la poitrine à avoir des barres alaires blanches. La Paruline des pins chasse en se déplaçant méthodiquement sur le tronc et sur les branches des arbres à la recherche d'insectes. Parfois, elle utilise la technique des moucherolles. Elle habite les forêts de pins parvenus à maturité. Nous en avons observé à quelques reprises dans les régions de Huntingdon et de Hemmingford.
Photographiée le 27 mai 2000 à Huntingdon.
Au printemps, c'est une des premières parulines à effectuer sa migration. Elle se déplace sur les troncs d'arbres à la manière des sittelles, pics et grimpereaux. La Paruline rayée (mâle) lui ressemble beaucoup. Pour les distinguer, il faut observer la tête de ces deux parulines. La "noir et blanc" possède une couronne rayée et la "rayée" a une calotte noire et des joues blanches.
Photographiée le 12 mai 2000 au parc du Centenaire à Dollard-Des-Ormeaux.
La couleur dominante chez cet oiseau est le noir. Ce qui rend cette paruline attrayante, c'est l'orange vif sur ses ailes, le haut de ses flancs et sur sa queue. La Paruline flamboyante est souvent observée dans notre région. C'est toujours agréable de la voir et de l'entendre.
Photographiée le 11 mai 2004 à l'île St-Bernard.
Il n'y a pas seulement les colibris et les orioles qui affectionnent l'eau sucrée!
Cette femelle Paruline bleue a été photographiée à cap Tourmente le 28 mai 2002.
Bien que cette espèce s'observe occasionnellement aux mangeoires, c'est surtout dans les résineux que se tient le Bec-croisé bifascié. Avec son bec crochu, il écarte les écailles des cônes et avec sa langue, il en retire la graine. C'est également dans le même environnement que nous pouvons observer le Bec-croisé des sapins et le Durbec des sapins.
Pour différencier ces espèces, il faut s'attarder à identifier certaines caractéristiques. Le Bec-croisé bifascié a des barres alaires blanches et le Bec-croisé des sapins n'en a pas. Par contre, le Durbec des sapins a également des barres alaires blanches mais son bec est conique. En plus, les femelles des becs-croisés n'ont pas de rouge comme les mâles… Ouille! Pas toujours facile de s'y retrouver!
Nous avons photographié cette bande de Becs-croisés bifasciés le 10 mars 2001 lors d'une petite excursion avec deux excellents amis, Jacques et Murielle Gauthier, membres du COC.
L'hiver, en patrouillant les régions rurales des environs, il est fréquent d'observer sur les bords des routes ces trois oiseaux: le Bruant des neiges, le Bruant lapon et l'Alouette hausse-col. Mais ces oiseaux nous réservent parfois des surprises. Parcourant des kilomètres et des kilomètres à leur recherche, nous avons été étonnées de découvrir ces trois espèces pas très loin de chez nous, ici même à ville Ste-Catherine.
Par centaines voir par milliers, ces trois passereaux se trouvaient présents dans le parc industriel. Ils se nourrissaient de graines tombées des convoyeurs ferroviaires. Un spectacle à couper le souffle! On dit souvent qu'une photo vaut mille mots! Nous vous invitons à voir deux photos qui "parlent" par elles-mêmes.
En se promenant dans les campagnes, il ne faut pas toujours se fier à la monotonie du paysage hivernal. Soudain, s'élançant du sol, une grande bande de passereaux offre un ballet aérien époustouflant. Virevoltant et tournoyant avec un synchronisme impeccable, leur déplacement fait scintiller le paysage de blanc et de noir puis après quelques instants, tout redevient calme et inanimé. Charmante illusion, car ces oiseaux sont toujours là, quasi invisibles, à picorer le sol enneigé.
Le Bruant des neiges est le seul passereau à avoir autant de blanc. Lors d'un de nos passages au parc industriel de ville Ste-Catherine, loin d'être dérangés par notre présence, les Bruants des neiges se sont posés tout autour du véhicule. Nous étions des spectatrices très attentionnées. Chaque Bruant des neiges semblait posséder un plumage hivernal distinct. Nous vous souhaitons de vivre ce genre d'expérience inoubliable.
Photographié en février 2000 à Ste-Catherine.
Ce petit passereau nidifie dans la toundra. Dans la région de la Montérégie, c'est donc en période hivernale que nous pouvons observer des Bruants lapons. Très souvent mêlés à des bandes de Bruants des neiges, les Bruants lapons s'en distinguent par leur taille plus petite et leur plumage de couleur plus sombre.
Photographié à Ste-Catherine en février 2000.
C'est souvent en bordure des routes rurales que nous pouvons observer ces charmants petits oiseaux. Récemment, le 16 décembre 2000, lors du recensement de Noël du club de Châteauguay, nous en avons vu une trentaine en patrouillant les rangs de St-Étienne-de-Beauharnois. Fréquentant les terrains découverts et les sols labourés, les alouettes ne sautillent pas, elles marchent et courent nerveusement entre les sillons pour trouver leur pitance.
Plus grosse qu'un moineau, l'Alouette hausse-col a des favoris noirs ainsi que deux petites "cornes noires". À ce propos, cet oiseau portait le joli nom d'Alouette cornue avant qu'on lui attribue "hausse-col". Quant à nous, l'expression "cornue" semble plus représentative pour désigner la seule alouette fréquentant le Québec. Hausse-col, un terme européen, n'évoque rien pour nous en Amérique.
Photographiée en février 2000 à Ste-Catherine.