Chaque fois que nous avons vu cette espèce, nous sommes restées sur notre appétit; ou bien l'individu observé se tenait haut perché, ou bien on le voyait à contre-jour ou encore, on le distinguait à peine entre les feuilles des arbres. Bref, nous apercevions un oiseau plutôt foncé sans plus de détail.
Comble de l'ironie, il y a trois ou quatre ans, une voisine a aperçu un Passerin indigo dans une de nos mangeoires. Hélas! Nous étions absentes!
Mais, nous avons été généreusement comblées lors d'une petite virée dans la région de Huntingdon le 6 juillet 2004. Nous l'avons très bien vu et très bien entendu pendant plusieurs minutes. Au-delà de tous nos espoirs, nous avons eu la chance de le photographier.
Malgré les branches cachant un peu ce Gobemoucheron gris-bleu, nous nous considérons chanceuses d'avoir pu le photographier car cette espèce a plutôt la bougeotte!
C'est normal car il doit se nourrir en attrapant des insectes, des larves et des œufs d'insectes ainsi que des araignées. Il saisit également les mouches et les moucherons en plein vol comme le font les troglodytes.
Photographié le 29 avril 2001 île des Soeurs.
C'est le plus gros troglodyte à fréquenter le territoire québécois. Il est possible d'en observer seulement dans l'extrême-sud de la province.
Certains individus demeurent au Québec pour la saison hivernale. Ils se nourrissent aux postes de mangeoires fournissant du tournesol, du suif ou du beurre d'arachides.
Photographié le 12 mai 2002 à l'île des Sœurs.
Espèce originaire de l'Ouest du Canada, l'Hirondelle à front blanc est maintenant répandue dans presque tout le pays. L'hirondelle qui lui ressemble le plus est l'Hirondelle rustique. L'Hirondelle à front blanc a une queue carrée et courte, un croupion chamois, une gorge sombre et un front blanc.
Cette espèce est coloniale. Une colonie peut contenir quelques centaines d'individus. Les nids ressemblent à des gourdes de boue. Comme la construction des nids demande beaucoup d'énergie, les couples se servent parfois d'anciens nids ou élaborent leurs nouveaux nids en utilisant la technique du semi-détaché. Ils les fabriquent en les collant à la paroi d'un autre nid. Ingénieux! n'est-ce pas?
Photographie prise le 2 juin 2003 à Châteauguay.
À l'hiver 2002, ce moqueur est resté quelques semaines dans un petit secteur de notre ville (Ste-Catherine). Il avait établi ses quartiers à moins d'un kilomètre de chez nous mais sans jamais visiter notre cour. En est-il ainsi des autres espèces d'oiseaux visitant les mangeoires?
Ce Moqueur polyglotte fréquentait assidûment les mangeoires bien garnies de ce coin. Et… malheur aux étourneaux qui s'approchaient trop près!
Sous un plumage gris terne se cache un imitateur hors pair. Le Moqueur polyglotte a de larges taches blanches sur ses ailes et sur sa queue.
Un gros merci à madame Johanne A. qui nous a signalé sa présence et qui nous a donné accès à sa cour pour pouvoir le photographier.
Le 1er mai 2002 fut une journée mémorable. Nous l'appelons "la journée des trois mésanges!" Au Québec, nous pouvons observer trois mésanges. Tout d'abord, la Mésange à tête noire séjourne dans plusieurs régions du Québec, la Mésange à tête brune est observée dans certaines régions seulement et enfin, la Mésange bicolore est de plus en plus présente dans le sud de la province.
Lors de notre première patrouille au refuge faunique Marguerite d'Youville nous avons eu la chance d'admirer ces trois mésanges. Les Mésanges à tête noire se pointaient ça et là dans nos déplacements. Près de l'entrée, c'est là que nous avons fait notre découverte. Une fois de plus, c'est le chant de l'oiseau qui a attiré notre attention.
De peur de se faire taquiner, ni l'une ni l'autre n'avancent le nom de la Mésange à tête brune. C'est trop inusité pour l'endroit. Cependant, on entend à nouveau le "tchic-a-di-di" traînant et comme enroué. À moins qu'un étourneau nous joue un tour, il n'y a plus de doute sur l'identité de la petite visiteuse. Gentiment, comme pour confirmer sa présence dans l'île, la Mésange à tête brune vient se poser à quelques mètres de nous. Wow! Nous sommes muettes d'admiration!
Plus loin, près d'un plateau de graines de tournesol, nous remarquons finalement deux Mésanges bicolores.
Photographie prise par Jacques Gauthier avec autorisation de la publier.
De la grosseur du moineau, le pipit possède un plumage assez terne. Sa queue est bordée de deux rectrices blanches qui sont apparentes surtout en vol. Cet oiseau nidifie dans la toundra. C'est seulement en période de migration que nous pouvons en observer dans notre région. Se tenant en petites troupes, ils fréquentent les terrains découverts, les champs labourés ou les rivages. Le Pipit d'Amérique se déplace en marchant sur le sol, comme l'Alouette hausse-col.
Photographié le 8 octobre 2000 à St-Étienne-de-Beauharnois.
C'est au parc du Mont-Tremblant que ce mésangeai a été photographié en octobre 2000. C'est une espèce qui se laisse facilement apprivoiser et qui devient familière avec les adeptes de la nature séjournant à cet endroit. Le Mésangeai du Canada vient cueillir avec aisance des morceaux de pain que l'on tient dans la main. Ensuite, il part avec son butin et se perche sur une branche d'arbre pour tranquillement le manger.
Le Mésangeai du Canada se fait également des provisions qu'il camoufle ça et là dans les arbres environnants. Celui-ci nous a fait une démonstration de son adresse, de son habileté. En plein vol, il a transféré un morceau de pain de son bec à ses pattes. Il a réussi son exploit sans perdre l'équilibre et sans échapper son butin. Il s'est dirigé vers un chicot d'arbre et où il a coincé son morceau entre deux copeaux d'écorce.
Il n'y a pas que des mésangeais qui quémandent leur pitance à cet endroit. Un renard roux s'est également approché de notre groupe et lui aussi venait chercher dans notre main des morceaux de pain.
Originaire d'Europe et d'Asie, cet oiseau plutôt rondelet est observé au Québec depuis 1940. La Perdrix grise fréquente les milieux agricoles et les milieux ouverts. C'est dans une dépression du sol que la femelle pond entre 10 à 20 œufs. Les perdreaux quittent le nid quelques heures après l'éclosion (nidifuge).
L'hiver est la saison la plus propice pour observer les Perdrix grises. Il faut scruter attentivement les champs ou l'environnement immédiat des bâtiments agricoles. Si vous voyez de petites masses ressemblant à des mottes de terre, prenez le temps de les examiner attentivement.
Toujours aux aguets, les perdrix adoptent une curieuse formation que vous pouvez voir sur la photo. Ainsi regroupées, elles voient venir les prédateurs ou les intrus et peuvent se sauver dès qu'elles se sentent menacées. La majorité des Québécois utilisent encore le mot perdrix pour désigner la Gélinotte huppée. Nous avouons humblement que nous l'utilisions aussi avant de plonger dans notre passe-temps ornithologique. Pourtant, la Perdrix grise et la Gélinotte huppée vivent dans des milieux très différents. La perdrix préfère les milieux agricoles tandis que la gélinotte se rencontre dans les milieux boisés.
Photographie prise le 8 mars 2001 à St-Étienne-de-Beauharnois.
Une visite au Jardin Botanique de Montréal est souvent inscrite dans les agendas des clubs ornithologiques. Se promener dans les sentiers de ce merveilleux site et observer la faune aviaire qui s'y trouve est une activité des plus enrichissantes et à la portée de tous. On y a également aménagé plusieurs postes de mangeoires rendant la visite sur ces lieux encore plus intéressante. Les oiseaux s'habituent à la présence humaine et il est agréable de les observer de très près. Très, très près même!
Cette femelle cardinal est venue cueillir dans la main des morceaux d'arachides. C'est d'ailleurs une nourriture recherchée par plusieurs petits oiseaux, mésanges, sittelles, pics en sont friands. Si l'oiseau se sent en sécurité, qu'il ne se sent pas menacé et que nous faisons preuve de patience, il viendra se poser un court instant dans la main. Ce moment d'intimité avec un oiseau est toujours très spécial. Quant à nous, c'était la première fois qu'il nous était donné de voir un cardinal manger dans la main.