Impressionnants Anglais
Impressionnants ces Anglais de Pains Fireworks pour leur retour à
Montréal après 22 années d’absence(1985) à L’International
des feux Loto-Québec- autrefois L’International
Benson & Hedges.
Ils nous ont présenté une démonstration
parfaitement orchestrée - retardée de
cinq minutes à cause des orages - qui a su jouer sur tous les tableaux par
l’entremise d’une bande sonore simple et harmonieuse. Une prestation habilement synchronisée et bien sentie par un
public, à certains moments, délirant. Pas le temps de reprendre son souffle ni
de s’ennuyer avec les Anglais. Les spectateurs sont entrés dans le jeu sur un
rythme d’une intensité époustouflante
qui les emportait dans le spectacle du
début à la fin. Tout y était : la puissance, l’intensité et l’émotion, Une
démonstration ou le visuel prenait toute sa dimension, utilisant l’espace des
lieux avec habileté. Exploitant par ailleurs avec finesse toute la gamme et les contrastes de couleurs du soleil et de
la lune, sans dévier de leur thème
Leur thème Jour et Nuit s’adaptait,
se concrétisait avec un art consommé sur
des passages surprenants comme au départ durant Sunrise (Divine Comedy)
ce soleil gigantesque (
Les artificiers de Pains Fireworks nous ont surpris notamment avec plusieurs bouquets finals au
cours de l’évolution de leur démonstration durant Lament de sorte que le
déferlement de bombes noyait complètement la séquence musicale.
Quant au passage de Fire ,
il a misé davantage sur le rouge par les
girandoles, un chassé-croisé de chandelles, des bombes de gros calibre à double couleur ou le rouge prédominait complètement.
Certes, les Anglais n’avaient pas lésiné sur leur potentiel pyrotechnique. Un arsenal impressionnant par
sa quantité et sa diversité de pièces
chinoises (San Tai) Kamuro et espagnoles (Vicenze Caballer) :
nautiques, une étonnante profusion de chandelles, de serpentins, de craquelins,
et de bombes a double anneaux et de girandoles
Sur Feeling Good ils se sont surpassés avec des gerbes se déployant
dans un surprenant éventail en forme de
paon faisant la roue, enveloppant la
rive du lac des Dauphins.
La séquence Amore sur la rive du lac a donné lieu à un ingénieux système de six
moulins tournoyant propulsés par un
moteur électrique apportant un élément inattendu dans le décor.
Le véritable bouquet final et le
plus spectaculaire sans nul doute, s'est joué en deux parties sur un étonnant
feu d’enfer pendant Sunrise. (Pulp) Une pluie de saules pleureurs suivie d’une myriade
de chandelles et de bombes rouges et dorées. Des faisceaux s’embrasaient
et ouvraient la voie aux chandelles, aux
serpentins et aux craquelins qui
retombaient en grappes orangées.
Autre volée de chandelles qui
s’inséraient dans la reprise du rythme du bouquet final, se répercutant dans une
véritable orgie de bombes, multicolores, de craquelins et de marrons
d’air. Rien à envier aux Espagnols ni aux Américains …A la grande joie des
amateurs médusés qui manifestaient fort joyeusement par des applaudissements et
des cris de joie.
Bien sûr, dans un pareil déploiement
certains tableaux revenaient
inévitablement sur une répétition de chandelles croisées, de kamuros, de serpentins,
de craquelins, de panaches et de
sifflets stridents. Les Anglais n’y ont pas échappés
Les habituels spectateurs sur le
pont Jacques- Cartier, eux, ont malheureusement eu droit à un nuage de fumée en règle causé par
l’humidité.
Le samedi 7 juillet la firme Lux Pirotecnia, une jeune firme établie
en 1993, prendra la relève. Les Mexicains
reviennent comme les anglais après une absence de 22 ans.