Un feu correct sans plus

Le 18 juillet 2001

Les amateurs qui , pour la septième présentation du Mondial SAQ, voyaient déjà briller un Jupiter pour leurs Canadiens ,devront sans doute mettre leurs espoirs au rancart, cette saison.

Les artificiers de Concept fiatlux ont présenté un feu correct sans plus. Une exhibition qui manquait de profondeur, de variétés et surtout d’originalité. Sûrement pas un feu de compétition auquel certains pyrophiles s’attendaient .Dommage car Fiatlux avait fait mieux en1998. Àprès Espagnols et Américains, certes la barre était haute à franchir.

Dès le départ c’était l’inquiétude, le choc L’annonceur signalait un retard. Un retard qui a duré 15 longues minutes, imputable à des ennuis techniques( branchement des lance flammes coupé ). Quand le spectacle s’est amorcé, déjà la perplexité s’était installée chez les spectateurs pourtant nombreux en cette soirée idéale. La Ronde grouillait de monde. Apparemment, une foule de plus de 30 000 adeptes.

Enfin, après un lent départ avec lance-flammes (boule de feu) sur Point Blank, le feu ne s’est véritablement levé que vers la mi-spectacle. On a quand même su varier des pièces : colimaçon, bombes à doubles anneaux, et fusées crépitantes Même si des séquences comme Herr, Unser Herrsher(Bach) sombraient dans le répétitif avec faisceaux de gerbes, chandelles et bombes.

A l’instar des Espagnols et des Américains, Fiatlux aussi avait intégré dans son programmedes bombes nautiques multicolores inondant le lac des Dauphins à la grande joie des spectateurs. Ils ont pu admirer de beaux tableaux accompagnésd’excellents choix de pièces comme ces magnifiques chandelles bleues ainsi que plusieurs illuminations réussies du bord du lac, accompagnée de petites fusées lancées à ras de l’eau. durant Touching Tongues. Une belle tentative sur Sky Giant avec un bord du lac illuminé de vert et des bombes nautiques scintillantes

Quant à la trame musicale en 15 séquences, qui s’adressait plutôt aux plus jeunes, elle n’a pas su soulever des émotions chez tous les spectateurs Certains n’ont pas apprécié. Elle ne parvenait pas à sortir du même rythme, de la même cadence. Vraiment ennuyeuse à la longue. Un choix du concepteur Michel Rioux qu’on aimerait comprendre. Pourquoi cette musique expériementale plutôt que des morceaux plus sûrs? Et que dire de ce thème bizarre : Aux rythmes des éléments (au pluriel), qui semblait sortir de nulle part ? Que voulait-il démontrer le concepteur par là?

J’ai l’impression queRioux a manqué d’assurance et d’expérience dans sa conception de ce qu’il promettait déjà comme un spectacle inoubliable. De la promesse aux réalisations, il y a assurément une marge… Vers la fin du spectacle sur Intro l’enchaînement était laborieux emporté par des pièces timides. Encore une fois ces lance-flammes qui n’enrichissaient pas le spectacle.

Peandant Release, on a eu droit à une musique américaine aux accents irlandais

Vers la fin quelques rares soucoupes volantes se sont élevées discrètement derrière un écran de fumée.opaque. Soucoupes trop basses à la progression plutôt pénible voire laborieuse. Un élément de surprise guère convaincant. Quant au bouquet final, avec After the rain has fallen, il s’est conclu par les habituelles bombes pivoines ,chandelles, girandoles et fusées crépitantes sur un rythme lassant pour une conclusion. Un final plutôt lent qui ne suivait hélas! pas le rythme de la musique. Samedi, les Français de Brezac Artifices, dont la seule venue remonte à 1997, présenteront leur spectacle intitulé If.