Si les artificiers canadiens de Concept Fiatlux, sixièmes participants à
cette compétition, avaient tenté une expérience intéressante avec une trame musicale
lyrique, inédite, leur prestation pyromusicale n’a pourtant révélé que très peu
de surprises. De séquences en séquences on anticipait déjà le genre de pièces
qui arriveraient.
Par cette soirée tropicale de l’International des feux Loto-Québec on
ne percevait cependant pas chez les amateurs peu familiers avec ce genre
musical, ce grand enthousiasme des beaux jours. Était-ce cette trame musicale
monocorde et obsédante qui revenait, notamment à trois reprises avec des pièces
de Nicholas Lens (Ave Ignis) ou ce
spectacle tout d’un bloc qui ne jouait guère sur les variations? Toujours
est-il qu’à mon avis les spectateurs ont assisté à un feu déconcertant voire
austère. Austère surtout par sa trame musicale qui manquait de pétillant et de
passion. Et ces pièces monochromes qui finissaient par lasser.
Heureusement
la panoplie de pièces comportait néanmoins des éléments de qualité, emportée
par une synchronisation bien maîtrisée qui permettaient de combler certaines
attentes. De belles chandelles romaines Panzera et Igual, de superbes bombes
japonaises, des jets siffleurs, des soucoupes (très peu), des moulins ainsi que
des feux de Bengale. Un bon choix de chandelles romaines qui s’élevaient très
haut en rectiligne parfaite dans le ciel.
On aurait
pourtant aimé un meilleur agencement de pièces sur les dix-huit séquences
musicales qui pouvaient se prêter à une telle démonstration. Les nuances dans
le choix des pièces ne parvenaient pas à
ressortir. On se maintenait trop souvent dans le style volcans, chandelles et Bengales.
Vers la fin
du spectacle, des flashes et de petites mines émergeaient sur des radeaux
ancrés en demi-cercle dans l’eau. Quel résultat tangible ce choix particulier
a-t-il apporté dans cette séquence? Le jeu en valait-il la chandelle?
Au départ,
déjà avec Flamma Flamma des Bengales
rouges solitaires scintillaient sur la rive du lac des Dauphins .Bengales qui
prolongeaient l’attente d’autres pièces qu’on aurait souhaitées en appui.
Était-ce ainsi que le concepteur espérait nous faire ressentir le côté
dramatique? A plusieurs reprises les tableaux sur-utilisaient les feux de
Bengale, les volcans ainsi que les
chandelles par une tentative de croisements aboutissant sur un mélange
hétéroclite.
Le bouquet
final avec Signal Noise (Peter Gabriel) correspondait à tout le moins à cette
trame musicale. Il s’est conclu sur une série de volcans, de nautiques, de
girandoles, d’une envolée de chandelles et de bombes multicolores et par
l’embrasement d’immenses saules pleureurs aux teintes cuivrées, teintes qui
avaient coloré tout le spectacle.
Après une
absence de cinq ans à Montréal, le concepteur
Michel Rioux misait essentiellement sur une trame musicale très lyrique
et symphonique au thème évocateur :Voix
symphoniques sur Variations pyrotechniques. Tentant de faire ressortir le
côté dramatique et théâtral du spectacle qu’accentuait les chœurs et ou
prévalaient les voix. Une première du genre à
Le temps instable
et les orages menaçants , durant plus d’une heure, vers 14 heures ce samedi,
par mesure de sécurité la direction de
Mercredi, pour leur première visite à Montréal les
Américains de Melrose Pyrotechniques nous invitent
à un spectacle sous les Feux de