Hommage
grandiose à Panzera
Le 28 juillet 2001
Un spectacle grandiose digne du grand maître Giovanni Panzera que
Conçu pyrotechniquement de main de maître par son disciple, PierPaolo Serafino, sur une trame sonore agencée par Pierre Walder, ami du maestro, le spectacle avait été précédé d'un court hommage dédié à la mémoire du père spirituel du concours. Un message où l'on a rappelé sa passion du spectacle, son exubérance, sa sensibilité et son art magique du feu qui envoûtait le public. Quelques instants avant la remise des Jupiters, Maria Grazia Gerbaudo, fidèle bras droit, du maestro et Julio Fissore, chimiste et responsable de la production, recevaient au nom de la société Panzera un plaque souvenir à titre posthume.en remerciement de la contribution de Panzera à ce concours d'art pyrotechnique.
Le décompte habituel terminé, vint le moment tant attendu. Trente minutes durant lesquelles le public est passé par toutes les émotions, tous les frissons, toute la trame de l'émerveillement du spectacle. Une prestation qui se voulait à la fois fête et recueillement.
Un programme musical en neuf morceaux pour la grande majoriré des pièces chères à Panzera .et dont il s'était servies dans la production de la plupart de ses feux de clôture. Des airs à la fois joyeux et émotifs qui savent soulever les foules en les faisant entrer dans la danse. S'adressant aux jeunes, Brother in Arms(chant grégorien), soutenu par des percussions, comme aux moins jeunes(Vigneault). Où se côtoyaient: Handel , Verdi, de Falla,Knofler, Dukas, Caccini,Era et Strawinsky. Avec un clin d'oeil au Québec: Il me reste un pays interprété par Gilles Vigneault. Walder y exprimait le côté poétique et ensorcelleur du regretté directeur artistique du concours.
Des pièces, il y en avait mais sans excès, les plus diverses et dans les tons les plus colorés. Avec bien sûr les éternelles chandelles romaines Panzera, les mines, les sifflets, les fontaines et les bombes italiennes de gros calibre (Pagano) à multibris.
Un des plus fastueux et des plus réussis fut sans nul doute le passage sur l'Ave Maria de Caccini, version des années 1500 agencée à la moderne (percussion), histoire d'ajouter plus d'élan et d'atmophère. On a pu admirer une envolée de chandelles qui s'entrecroisaient, d'autres grimpant en droite ligne vers le ciel, entrecoupées de volcans,de girandoles et de grosses bombes On vivait un moment magique comme si l'on pénétrait dans une cathédrale pour cet ultime hymne au disparu. Tout à coup la grande roue est entrée dans la fête, couronnée de jets blancs et rouges.
Quelques petits trous noirs ont surgi entre les enchaînements de morceaux, en particulier sur l'avant dernier : Ameno. Mais rien pour altérer l'attrait du spectacle. Il en fallait davantage à cette foule extasiée pour lui enlever son admiration manifeste tout le long du programme de qualité. Le final s'est conclu sur L'Oiseau de feu de Strawinsky, thème emprunté par Panzera sur son feu de clôture en 1995. Un final avec un départ tout en douceur emmené par des moulins sur le lac, suivi de girandoles et de bombes bleues. Et bien sûr des chandelles romaines: crépitantes rouges et vertes. Peu à peu le crescendo s'est amplifié par l'entremise de chandelles et de comètes pétaradantes pour se clore sur des grosses bombes en saules pleureurs dorés. Marque commune de tous les bouquets finals.
Une soirée superbe qui a permis aux 35 000 amateurs agglutinés à