<_x0021_Author: GLamon><_x0021_Typist: GLamon>

Sur la route des sorcières

28 juillet 2002

C’est un spectacle aux accents joyeux et comiques, empreint de mystérieux et peuplé de sorcières qui a mis un terme à l’édition 2002 du Mondial SAQ.

Une fois encore Pierre Walder, concepteur musical du spectacle et Pier Paolo Serafino, concepteur pyrotechnique, se sont amusés à nous entraîner dans une Ronde ensorcelée par le chemin des sorcières et d’Harry Potter, une route pleine de surprises et de magie. Jouant parfaitement avec les sons, les enchaînements et des airs de musique tout aussi divertissants les uns que les autres.

Un feu en deux parties : la première, en guise de salut au Québec avec trois chanteurs d’ici(Garou, Bélanger et Parent), conçue par Paul Csukassy, responsable technique de l’équipe des artificiers montréalais, et une seconde (Serafino-Walder) pour entrer dans une atmosphère fantastique de film de château hanté. Le programme s’animait autour de18 séquences musicales entrecoupées de quelques brèves atmosphères lugubres de voix et de ricanements de sorcières.

Entre chaque séquence, la transition se faisait par le ricanement d’une sorcière. Frayeurs pas bien méchantes, qui ajoutaient du fantastique à ce programme. Tout un spectacle parfaitement synchronisé où le côté mystérieux rivalisait avec le déploiement de nuées de chandelles Panzera et de bombes aux couleurs éblouissantes. On a encore admiré ici tout l’art du fabricant qui sait doser avec une parfaite maîtrise ses pièces et la densité de ses couleurs Du plus pur style italien.

Dès le départ, les gouttes de pluie se sont mises à tomber, accompagnées d’éclairs sous les lourds nuages omniprésents. Rien pour rassurer les amateurs qui avaient dû affronter les foudres du ciel avec les Américains.

La première partie(québécoise) s’est ouverte avec Garou. On a immédiatement su que L’amour est violent avec ce bombardement continuel de grosses bombes rouges et vertes, à doubles-anneaux et des volcans blancs. Un passage trop martelé et qui aurait gagné à être abrégé de moitié. Car à la longue, de surcroît il ennuyait , n’apportant rien au spectacle.

Ensuite, Bélanger nous invitait à Rêver mieux. C’était le cas pendant l’ouverture des: fontaines sur la rive, le chassé-croisé des chandelles, l’ascension des serpentins et des soucoupes. Tout concourait à la rêverie. Pendant Parent et Seigneur, des flammes rouges ont jailli de la rive sur le passage où il était question de Lucifer. Soudain un trou noir. Suivi de craquelins verts, de bombes, de gâteaux polychromes, de chandelles et de sifflets.

Pour le baisser de rideau de la saison, la seconde partie du programme s‘est amorcée sur l’habituel remerciement et les salutations combien chères à Walder

Une panoplie de pièces aussi étourdissantes aussi captivantes et éclatantes les unes que les autres. Les habituelles chandelles aux teintes orangées, bleuâtres et rougeâtres, les sifflets, les volcans, les pluies d’or et des fontaines ont embrasé le ciel et illuminée la rive du lac.

Sur la huitième séquence, en particulier, The Magic Riddle on a bien perçu les douze coups de minuit mais non les lueurs rouges qui devaient les accompagner sur la Grande Roue. Des ennuis techniques ont nécessité son annulation, tout comme ce fantôme qui devait s 'élancer du pied du manège. Cela n’a pas empêché l’atmosphère rougeoyante de s’ouvrir à ses pieds sur la voix de Castou durant Les sorcières

Des bombes nautiques ont inondé le lac des Dauphins, accompagnées de jets de chandelles qui rasaient le lac et des lucioles s’échappant du ciel. Pendant Ma sorcière bien aimée les sifflets et le suivant Harry Potter des jets de chandelles en éventail ont surpris le public. Soudain, un temps mort!

Le bouquet final, amorcé sur Willow le sorcier, avait précédé une amorce de bouquet d’à peine une minute. Pour finalement reprendre l’apothéose triomphale à une cadence effrénée avec marrons, pluie d’or, girandoles et une pluie de couleurs et de bombes multicolores à plusieurs effets. Le tout sur un crescendo allègrement soutenu. Après un bref ralentissement du tempo, le rythme a repris de plus belle avec en toute fin un bombardement à l’italienne où tout ce qui restait de l’arsenal était déployé dans une immense palette de couleurs. Ouf !

Pourtant, Pier Paolo Serafino était loin d’être satisfait de sa performance, cette année. Ca n’a pas marché comme je l’espérais, confiait-il après le feu. On a eu beaucoup de problèmes avec les lignes de mise à feu. Bien des lignes ont raté. C’est dommage, mais c’est la vie !

Qu’importe, les amateurs s’en retournaient heureux d’avoir vécu trente minutes d’émotions et d’éblouissements pour conclure la fin des vacances. Avec l’espoir de revenir pour revivre d’autres beaux moments d‘émerveillement.