Soirée de fête folichonne


 

Avec les artificiers de la firme italienne Panzera, en cette soirée de clôture de la Coupe du monde SAQ les amateurs pouvaient encore compter sur le talent du concepteur pyrotechnique expérimenté Pier Paolo Serafino pour les éblouir. Il les avait invités à une grande soirée à l’italienne. Car les Italiens, c’est bien connu, ont le sens inné de la fête. Une véritable fête avec gâteaux chinois, chandelles romaines et serpentins à profusion. Les bombes s’étaient substituées aux ballons. En compagnie de ces exubérants artisans des couleurs on n’a guère eu le temps de s’ennuyer.

Le spectacle intitulé La Ronde autour du monde conçu par le duo Pier Paolo Serafino-Pierre Walder se voulait une reconnaissance à tous les maîtres artificiers récipiendaires de Jupiters d’or et les autres venus nous éblouir à Montréal depuis 20 ans.

En l’espace de 30 minutes et au son d’une trame sonore d’une vingtaine de musiques typiques de dix pays, les spectateurs les ont tous visité à travers leurs musiques typiques sur des enchaînements rapides et parfaitement réussis. A peine avait-on le temps de se familiariser avec une musique qu’une autre succédait à un rythme effréné.

Le programme de la soirée comportait au départ une présentation d’environ deux minutes. Une narration de circonstance. durant laquelle on rendait hommage à tous les maîtres artificiers qui, au fil des ans avait fait de cette compétition un événement incontournable.

A son habitude Pier Paolo Serafino à joué superbement avec les teintes pastel sur les étonnantes chandelle romaines Panzera et les bombes crépitantes aux couleurs rutilantes. Assorties d’une nuée de serpentins en y incorporant cette fois une série de gâteaux chinois.

Un scénario qui incorporait trois sons de cors suisses de 14 secondes en guise de pause devant permettre l’évacuation de la fumée, engendrée surtout par les gâteaux chinois. Hélas! sans un soupçon de vent il était fatal que la fumée stagne sur le fleuve. Epargnant ainsi les privilégiés de La Ronde tout en leur masquant inévitablement plusieurs tableaux. Où se déployaient les éclatantes bombes napolitaines.

La trépidante séquence italienne sur Funiculli Funiculla émoustillait sur des jets siffleurs orangés et volcans, suivis de serpentins et de grosses bombes roses. Passage intéressant également que celui sur l’Allemagne (Jupiter) durant lequel le lac des Dauphins s’est littéralement ouvert avec les déploiements d’une série de nautiques blancs et rouges qui éclataient en cadence sur chaque note.

Pendant le passage sur la Chine (Danse frénétique du serpent), la rive du lac s’est illuminée de saxons, de geysers blancs et de chandelles rouges rehaussées d’une pluie de bombes-abeilles et d’un panache doré.

Sous le ciel de Paris( France) les chandelles rouges, orangées et bleues ont alterné à chaque son de l’accordéon. Tandis que pendant L’Arlésienne, musique de scène impressionnante, les bombes crépitantes réveillaient le mouvement, adoucies par d’autres chandelles rouges dans leur ascension vertigineuse. Pour finir sur des bombes bleues de gros calibre (300 mm)

Avec le bouquet final, le tempo a pris toute sa vigueur sur Riverdance. Les spectateurs sont entrés dans la danse au rythme des bombes crépitantes se métamorphosant du blanc au rose. Grosses bombes et chandelles se sont relayées avec un retour de bombes crépitantes citron, rouge et vert, bombes bleues et crépitantes. De subtiles gradations ouvraient la voie à une autre série de bombes crépitantes et de gros calibre pour conclure sous une grandiose pluie d’argent. Toute la panoplie dans une intensité de feu.  En toute fin, le bruit sourd du cor est revenu, persistant avec bon anniversaire, avant le baisser de rideau sur cette saison inoubliable.