Pendant trente minutes le duo Pier Paolo
Sérafino- Pierre Walder nous a entraînés aux confins de l’histoire du monde. On
est retourné au tout début après le Big Bang qui fut à l’origine de la
planète
Une démonstration à la hauteur de La Ronde dans le plus pur classique. Certes le thème était plutôt facile à illustrer en pyrotechnie. Il suffisait d’agencer les pièces sur certains passages musicaux tout en y incorporant synchronisation, puissance et effets soutenus et le tour était joué.
Histoire de nous transporter à des milliards d’années, dans l’atmosphère, si l’on peut dire, d’un monde que nous avons peine à imaginer. Un thème qui a été exploité adroitement avec une grande variété de pièces et une trame musicale qui s’y prêtait bien.. Le duo Serafino-Walder s'est vraiment amusé à nous lancer vers l’inconnu : la naissance de la terre. En trente minutes le duo a entraîné les amateurs vers toutes les phases de la création du monde depuis 13 milliards d’années : du vide et du Big Bang, au système solaire, aux étoiles, aux planètes, aux dinosaures pour finalement aboutir à notre terre où il fait bon vivre.
Pour
ce feu hors-concours de clôture les
artificiers de la firme Panzera n’avaient rien ménagé: une panoplie de pièces
aux couleurs étincelantes : chandelles romaines, serpentins, bombes à
double-anneaux et cœurs, craquelins, nautiques fusants et même un nombre impressionnant de gâteaux
chinois inhabituels chez Panzera. Un
cocktail détonnant avec tous les
ingrédients indispensables à une réussite assurée pour ce disciple de Giovanni
Panzera, le concepteur pyrotechnique Pier Paolo Serafino. Même si parfois ce
coloré italien trouve très ardu d'agencer un
programme lorsque à la dernière minute on change toute la donne. Comme ce fut
le cas pour la préparation de ce feu. Pourtant il sait toujours trouver
l’astuce pour nous présenter un spectacle de choix. Quant au concepteur
musical, Pierre Walder, il a su adapter avec un soin jaloux ce mariage avec la pyrotechnie. Musique où le rythme
s’accentuait d’un passage à l’autre.
Appuyé par une narration brève et
explicative sur les étapes de la naissance de notre vieille terre le public est
entré dans toute l’immensité du noir et blanc qu’était l’univers à l’origine.
Tout a commencé par un bruit de tonnerre, emporté par une série de marrons
d’air retentissants et une trame musicale lente et bien amenée. Quoi de plus
approprié pour illustrer le noir et la déflagration dans notre univers!
Pendant
les 47 secondes de Teahouse on a assisté à un
véritable méli-mélo de pièces dont plus d’une centaine de marrons d’air
propulsés à la va comme je te pousse : une synchronisation ratée mais
voulue dans le programme pour illustrer
la naissance chaotique de l’univers.
Sur le thème de Jurassic Park (des
dinosaures à nos jours) les amateurs
ont renoué avec le concept traditionnel
Panzera en quatre tableaux D’entrée de jeu un soleil doré et rouge
s’est déployé comme pour nous envoyer ses chauds rayons, puis des chandelles et
des nautiques qui illuminent la rive du lac, agrémentés de jets fusants, de
bombes rouges vertes et or, sur des craquelins. Un passage fort bien rendu
En conclusion une démonstration fort éloquente
qui nous rappelait avec la
pyrotechnie comment tout s’est créé.
Quant au bouquet final il s’est emballé
sur tout l’arsenal. On avait l’impression que la firme Panzera désirait écouler
tout son stock demeuré dans ses entrepôts de Carignano. Tout y était pour finir en beauté et en décibels sur cette apothéose : sifflets
très haut , bombes fleurs, farfale, pluie dorée de craquelins chandelles, marrons d’air. et cœurs rouges doubles. Se
terminant par grandiose déploiement de saules pleureurs.
Comme toujours l’équipe Panzera s’est révélée à la hauteur des attentes des amateurs qui, une fois de plus, ont manifesté leur joie et leur admiration par des applaudissements répétés pour ces maîtres du bruit et de la couleur.