Une grande
fête de l’émerveillement pour cette prestation de clôture de la saison, comme
savent si bien maîtriser ces Italiens, véritables tisserands des feux. Une
danse de la lumière sur une densité et une luminosité étonnantes de couleurs
brillantes et surtout une qualité de pièces qui surprenaient à chaque tableau
de ce périple pyromélodique.
Les
artificiers de la firme Panzera nous ont entraînés d’île en île jusqu’à l’île mystérieuse, dans une randonnée
remarquable sur une trame musicale en 18
séquences aussi subtiles les unes que les autres, et concoctée par Pierre Walder.
Une
prestation d’une qualité exceptionnelle qui a su nous faire savourer une à une toutes les
finesses et les subtilités de cette péripétie, nous donnant un goût de
revenez-y. Un spectacle d’une intensité étonnante ou rien n’avait été laissé au
hasard. L’imagination aidant, on voguait d’île en île et de surprises en
surprises, sur une mer de couleurs et de mouvements. Avec le duo Séraphin-Walder
les spectateurs ont été emportés dans une ronde inépuisable de mouvements de
chandelles répétitives, de sifflets, de volcans et de nautiques dans un superbe
kaléidoscope. Pas le temps de souffler! Il fallait suivre le mouvement si l’on
ne voulait pas perdre le rythme des séquences qui se succédaient à une cadence
insoupçonnée. Pour cette dernière soirée
des feux d’artifice,
Le départ
intriguait avec sa musique étrange Shimauta
Omdekoza, s’ouvrant sur des marrons
d’air et des chandelles. Soudain, un immense 200 s’illuminait pour marquer le 200e feu de
Quand le
voyageur est parvenu à l’île aux oiseaux,
des bombettes vertes illustraient avec brio cette nuée d’oiseaux, des bombes papillons pour l’île des fleurs (Bora Bora) ainsi que des nuées de sifflets pour
le Vol du Bourdon. Le clou s’est
particulièrement démarqué sur L'île des
sorciers (Harry Potter). Sur la structure centrale des rampes, par un jeu
de volcans et de pots à feu, se dessinait un imposant volcan rouge rejetant sa lave. Un jeu qui a connu quelques
petits ratés. Par ailleurs, certains passages auraient été mieux servis par une
meilleure dispersion de bombes.
C’est
surtout le bouquet final qui a donné aux artificiers de Panzera l’occasion de
démonter leur talent avec de remarquables subtilités digne des grands maîtres
de cet art. Pierpaolo Serafino, encore mal adapté au le système de mise à feu
pyrodigital, optait pour un final complètement différent, cette fois-ci.
Jouant
durant quelques minutes sur un final traditionnel. Une imperceptible pause et
voilà le début de l’apothéose emmenée par des marrons d’air et de doubles
anneaux rouges. Le temps d’un souffle et revoilà une pluie des traditionnelles
chandelles dorées Panzera, des bombes
rouges très rondes, des clignotant et des cœurs rouges. On croyait le
bouquet terminé que déjà craquelins et bombes
multicolores reprenaient la cadence dans une autre série percutante.
Ouf! Il restait le dessert. Pour nous en
mettre plein la vue il avait choisi de terminer par un autre jeu de chandelles
et un embrasement total de