Un feu de grande fête pour le 40e de La Ronde

 

Le feu de clôture italien, une grande fête pour ce 40e anniversaire de La Ronde, ou  gâteaux, chandelles et  ballons (bombes)  rivalisaient d’intensité et de volume. 

Comme à l’accoutumée l’équipe  Panzera  nous a entraînés dans une fougueuse démonstration pyromusicale  sur une trame sonore choisie par Pierre  Walder, en collaboration, cette fois, avec Paul Csukassy, directeur technique des feux.

Il n’en fallait pas davantage aux spectateurs et aux nostalgiques de l’année de l’Expo 67 et de la Ronde pour  se remémorer ces moments inoubliables qui,  jour après jour,  avaient meublé leur jeunesse.

Dix minutes avant le décompte officiel, la ville de Longueuil s’était invitée au spectacle durant deux minutes et demie par quelques pièces pyrotechniques, histoire de marquer son 350e anniversaire de fondation sur Quand les hommes vivront d’amour, chanson  de Raymond Lévesque, originaire de Longueuil. Une incursion qui, a mon avis, s’insérait inopinément dans  le décor de ce dernier feu de la saison et que les amateurs observaient avec une certaine désinvolture.

A 22 heures précises le véritable spectacle démarrait par l’introduction d’un énorme 40 en chiffres de feu pour rappeler l’anniversaire.

Sur la chanson thème d’Expo 67 on entrait dans le vif du sujet Une prestation chorégraphique sur une bande sonore de 21  séquences brèves, mais habilement synchronisées, se déroulant  sur un tempo bien orchestré. Une bande sonore rappelant les morceaux des années 1960 et faisant appel à des interprètes québécois  dont Charlebois, Vigneault, sans oublier Michelle Richard. Attachez vos ceintures, on embarque dans les manèges!

De son côté, le concepteur pyrotechnique Pierpaolo Serafino avait copieusement garni un catalogue de produits Panzera dont les réputées chandelles, les bombes cylindriques dont une de 230 mm qui a grimpé très haut dans le ciel dans un bruit retentissant. Comme il se doit, les chandelles romaines  se complétaient  avec pour une des rares fois, à une panoplie de  gâteaux et des bombettes chinoises.

Le départ s’est amorcé sur un feu baroque plutôt doux durant Amène-nous à La Ronde,  le lac des Dauphins s’est illuminé de moulins rouges et blancs et de gerbes fusantes accompagnées de fusées crépitantes vertes.et de craquelins rouges  Pour s’accentuer  pendant Lawrence d’Arabie par une kyrielle de marrons d’air un peu trop répétitifs. Chandelles et bombes vertes cylindriques, girandoles et craquelins fermaient la marche.

Comme dans beaucoup de tableaux  les chandelles romaines aux couleurs pastel  pullulaient dans le décor, se croisant à qui mieux mieux -dans un feu qui se jouait surtout à mi-hauteur  - comme dans Yessterday-  pour  ouvrir la voie à une abondance de cheveux d’ange dorés

La trame musicale se prêtait à toutes les possibilités pyrotechniques comme dans  Mon Pays (Vigneault) ou Pierpaolo avait joué avec craquelins  blancs et girandoles, des bombes vertes et rouges pour se clore sur une pluie de neige retombant lentement 

Moment intéressant durant  la Panthère rose ou le rose était en évidence. Le lac des Dauphins s’est embrasé de nautiques roses fusant, appuyés par  le déploiement de quelques éventails  rosés. Avec toujours ces chandelles roses, vertes et dorées.

La séquence sur  Comme d’habitude. My way mixée habilement par Walder sur Lefrançois-Sinatra et Pavarotti, ouvrait parfaitement l’envolée de chandelles vertes, aux  rutilantes bombes  papillons et aux cœurs rouges scintillants avant de se terminer sur un immense embrasement de cheveux d’ange.

Le bouquet final sur Aquariums(Haïr)  s’est manifestement traduit par une débauche de pièces : bombes clignotantes, craquelins et une imposante poussée de marrons d’air sur un volcan de bombes multicolores. Une vraie finale aux couleurs italiennes. Un déferlement que les spectateurs  apprécient toujours avec un enthousiasme délirant.