Une fois de plus les artificiers de la firme espagnole Igual ont démontré que leur réputation de maîtres du feu n'était pas surfaite, Ils ont fait revivre aux dizaines de milliers de spectateurs, massés à La Ronde, une soirée enlevante sinon sublime dans un tourbillon de bombes et d'étincelles comme pour une fiesta populaire dont ils connaissent tous les secrets.. De belles pièces et une musique entraînante on fait de cette soirée une grande soirée de fête à l'espagnole avec toute l'impétuosité et l'ardeur typique espagnole. Sur un déart époustouflant de chandelles rouges et vertes, les Espagnols nous ont emmenés vers un voyage semé de surprises qu'agrémentait une variété étonnante de pièces pyrotechniques : bombes nautiques, chandelles, bombes, anneaux et fontaines. Sur le deuxième tableau catalan le lac des Dauphins s'est brusquement illuminé avec des bombes nautiques de fort calibre(150 mm) projetées puissamment à tel point qu'on craignait pour les spectateurs. Une fois la peur envolée on s'est lancé dans les gerbes de feux et de bombes de type chrysanthème et en firme de saules pleureurs or. De l'ensemble du spectacle, c'est vers le final en arrivant en Amérique qu'on a vraiment reconnu ses fougueux espagnols qui nous en ont mis plein la vue Dès le départ sur le Bouquet new-yorkais, avec Gershwin, c'était le déferlement de bombes nautiques et des volées de fusées sur une synchronisation bien dosée, Une fois encore Igual s'est amusé avec une profusion de bombes nautiques et des fontaines qui embrasaient le Lac. Malheureusement, la fumée compacte et les débris de carton venaient de laisser leurs traces. Pour terminer la soirée, les amateurs ont vraiment été servis à l'espagnole dans ce tableau qui rappelait la grandeur et la puissance de l'Amérique avec une pluie d'or et un bombardement à vous couper le souffle comme nous ont habitués ces Espagnols, pour qui la fête et le bruit sont parties intégrante de la vie catalane. Sur le passage en Argentine, on aurait aimé davantage de synchronisation et de choix de pièces mieux pensées sur le rythme du tango et de la salsa, tout comme sur le Festival latino-américain, la partie la plus compliquée du scénario. Néanmoins, on peut dire que les Espagnols ont conquis leurs cours du public et peut-être du jury populaire et sont désormais en lice pour la course aux jupiters. Sans oublier pourtant qu'il reste encore d'autres compétiteurs tout autant éligibles comme les Ettas-Unis, les Italiens. On verra ce que le Canada avec Ampleman et sa nouvelle direction chorégraphies apportera de sang neuf dans cette course aux trophées. -11 juillet 1999.