On ne peut pas dire que le feu d’ouverture,
mercredi, de la saison 2001 du Mondial
SAQ aura été le catalyseur déterminant pour attirer de nouveaux adeptes. On
aurait bien apprécié cette envolée surprenante qui préside toujours à
l’inauguration de ces soirées estivales. C’était plutôt comme un feu-test
hélas! sans trop de conviction et de cohésion. Un feu où les transitions et la
synchronisation ont aussi connu leurs ratés. On a vraiment manqué le bateau.
Dommage!.
Bien sûr, la pyrotechnie doit composer avec la technologie, qui comporte aussi ses nombreux inconvénients. Il reste que la synergie a eu du mal à se concrétiser entre les concepteurs. Et que dire des nombreux pépins techniques! D’abord, un départ retardé apparemment par l’informatique, puis des pièces déclenchées avant le décompte. De longs temps morts et des enchaînements pas toujours réussis tout au long du programme.
Pour ce premier feu, Passions extrêmes, produit par Paul Csukassy avec la collaboration de Pierpaolo Serafino (firme Panzera) et Georg Alef (Weco), artificiers aguerris, on s’attendait à beaucoup mieux qu’un simple feu classique. On a non seulement manqué de souffle mais aussi de variété et d’unité. On a assisté à un méli-mélo de pièces aux couleurs parfois ternes, un feu d’où les émotions ne parvenaient pas à s’éclater. Bien sûr, ce n’était pas un feu de compétition! Juste de quoi nous entraîner dans la ronde de l’été. Le maestro Giovanni Panzera a dû se retourner dans sa tombe. Lui, dont l’absence se faisait cruellement sentir dans la salle de presse.
Pourtant, le temps agréable apportait moult promesses à cette soirée annonciatrice de la saison. Il n’empêche que pour cette première en semaine, les amateurs ne se bousculaient certes pas dans les gradins. Même les sièges VIP étaient en grande majorité inoccupés. Une des plus faibles foules depuis fort longtemps.
Mais d’où sortaient donc ces archers tirant des flèches enflammées depuis les gradins sur les séquences huit et neuf du scénario? A quoi rimait cette tentative? Et l’insertion du laser dans le spectacle? Une intrusion qui, à mon avis, n’apportait absolument rien au programme. Au contraire, il agaçait plus qu’il ne contribuait. Ce n’est vraiment que sur Aliens que le spectacle a semblé prendre un soupçon de vitesse de croisière. Encore que sur la séquence Il était une fois dans l’Ouest le spectacle avait pris une autre dimension avec des bombes nautiques rouges et blanches, illuminant le lac des Dauphins. Un passage quand même facile pour des concepteurs expérimentés.
La septième séquence Viens danser, a connu bien
des temps morts, animée par des pièces qui ne s’harmonisaient pas
toujours sur la musique. Sur la onzième, Night
Fever, on avait l’impression de manquer de matériel. En revanche, de l’ensemble
c’est le final qui, me semble-t-il, a été le mieux réussi avec un bon dosage de
pièces. Mercredi prochain, les Allemands de Nico-Lünig ouvriront la
compétition.