Des Portugais enflammés par le Rock

 

              Brillante prestation de force et d’équilibre des artificiers  portugais de Macedo’s Pirotecnia qui, mercredi soir,  ont prouvé indéniablement qu’ils pouvaient figurer parmi les grands du pyromusical Une véritable surprise ces Portugais qu’on ne connaissait absolument pas!

Une composition pyrotechnique qui renfermait tous les éléments indispensables à un pyromusical de qualité: choix et variété des pièces, synchronisation et musique. Quoique la question de la trame musicale axée sur le rock (Le Rock en feu) puisse être discutable. A chacun ses goûts.

Un spectacle roulant, bien structuré, qui a su exploiter  avec un art subtil tous les niveaux de la scène de La Ronde Un feu offrant des tableaux parfaitement cadrés et bien agencés où les superbes chandelles romaines Panzera et les volcans et jets siffleurs stridents Ricardo Caballer prédominaient. Pourquoi  ne pas avoir fait appel davantage à leurs produits pour innover et ainsi accentuer l’originalité de leur feu?

              Véritable ballet de chandelles, de jets siffleurs stridents et de bombes nautiques, le feu portugais a su rallier  les  inconditionnels des feux qui, compte tenu des derniers feux retardés, avaient bien besoin de se retremper dans l’atmosphère  euphorique et l’odeur de la poudre. Le temps qui s’était fait maussade durant la journée s’est ravisé au cours du feu de sorte que la soirée était idéale pour le spectacle. Une Ronde moins fréquentée et un pont Jacques-Cartier beaucoup moins  achalandé que d’habitude.

             Carlos Macedo avait promis pour sa première participation à l’International des feux Loto-Québec  un spectacle dynamique avec beaucoup de mouvement  dont le film conducteur s’appuyait sur une trame sonore de neuf morceaux essentiellement des musiques rock. Dont certaines comportaient des passages plus calmes: Let it be (Beatles) et deux pièces de flok rock portugais Setima Legiao et Quinta De Bill.

               Dès les premières mesures de L’oeil  du tigre  les volcans bien ponctués  propulsaient leurs faisceaux, Déjà on s’engageait de plain pied ans le rythme  du rock qu’animaient les volées de chandelles entrecroisées  et répétitives. Pendant de longues minutes, bombes, jets siffleurs stridents  et  serpentins s’activaient et entraînaient dans leurs sillages une pluie de bombes. Moment également intéressant sur Quinta De Bill où les notes d’accordéon cadencaient agréablement l’élan des chandelles  jouant à s’entrecroiser. Un bref retard à perceptible se manifestait dans la reprise du Bon Jovi pour reprendre de plus belle le rythme avec soucoupes  autres chandelles, bombes farfales et queues de paon. Belle incursion  de grappes oranges et rouges  au cours de Setima Legiao qui flirtaient avec une pluie d’abeilles. Pourtant une démonsstration qui revenait constamment  avec des répétitions de chandelles à toutes les sauces, des volcans et de jets siffleurs stridents et de bombes  qu’on aurait voulu plus nuancées.

            Un spectacle qui nous laissait admirer une grande variété dans le choix des pièces qui  donnaient l’impression de sortir d’une boite à surprises: Tantôt des volcans côtoyaient les chandelles, tantôt ils rivalisaient avec les jets siffleurs stridents, tantôt les chandelles romaines aux couleurs attrayantes  jouaient parfois  avec des comètes. Et les moulins qui ouvraient la voie aux bombes nautiques. Dans un grand tourbillon de contrastes. Les spectateurs  emportés dans le feu de l’action par une sorte de ravissement collectif n’avaient pas un instant de répit. C’était le déferlement collectif : sifflets et applaudissements fusaient.

Pour l’apothéose, emportée sur Hurricane 2000  le concepteur Carlos Macedo avait opté pour un envol plus lent qui reprenait le tempo dans l’élan caractéristique de tous les bouquets finals  pour  accentuer  graduellement le tempo. Avec toute la panoplie  de pièces bombes, marrons d'air, nautiques mieux dirigés sur le lac et autre volée de chandelles, de craquelins, de girandoles et de bombes aux couleurs chatoyantes.

 La veille du feu, Carlos Macedo  admettait qu’une firme pyrotechnique devait au moins participer au concours de Montréal, célèbre dans le monde. A son avis ce n’est pas nécessairement une question de coût  -même  s’il est élevé -  mais  de prestige pour une firme qui remporte un Jupiter.

L’entrepris familiale Macedo Pirotecnia implantée à Lixa, à 50 km au nord de Porto a été fondée en 1934 par le grand-père Joaquim Da Silva Macedo.  Aujourd’hui  l’entreprise  familiale  implantée  à Lixa, à 50 km au nord de Porto, est dirigée par Carlos  en compagnie de ses trois frères. Elle compte quelque 300 ateliers au Portugal, ainsi que deux autres entreprises de production de pièces pyrotechnique et de conception et design (Profil)  Elle tire environ 300 feux par années, principalement au Portugal.

Après le rock, samedi les amateurs  se familiariseront avec la Voix symphoniques sur variations pyrotechniques  que proposent les artificiers de la firme Fiatlux