Des Portugais enflammés par le
Rock
Brillante prestation de force et d’équilibre des artificiers portugais de Macedo’s Pirotecnia qui, mercredi soir, ont prouvé indéniablement qu’ils pouvaient figurer
parmi les grands du pyromusical Une véritable surprise ces Portugais qu’on ne
connaissait absolument pas!
Une composition pyrotechnique qui renfermait
tous les éléments indispensables à un pyromusical de qualité: choix et variété
des pièces, synchronisation et musique. Quoique la question de la trame
musicale axée sur le rock (Le Rock en
feu) puisse être discutable. A chacun ses goûts.
Un spectacle roulant, bien structuré, qui a su
exploiter avec un art subtil tous les
niveaux de la scène de
Véritable ballet de chandelles, de jets siffleurs stridents et de bombes
nautiques, le feu portugais a su rallier les
inconditionnels des feux qui, compte tenu des derniers feux retardés,
avaient bien besoin de se retremper dans l’atmosphère euphorique et l’odeur de la poudre. Le temps
qui s’était fait maussade durant la journée s’est ravisé au cours du feu de
sorte que la soirée était idéale pour le spectacle. Une Ronde moins fréquentée
et un pont Jacques-Cartier beaucoup moins achalandé que d’habitude.
Carlos Macedo avait promis pour sa première participation à l’International des feux Loto-Québec un
spectacle dynamique avec beaucoup de mouvement dont le film conducteur s’appuyait sur une
trame sonore de neuf morceaux essentiellement des musiques rock. Dont certaines
comportaient des passages plus calmes: Let
it be (Beatles) et deux pièces de flok rock portugais Setima Legiao et Quinta De
Bill.
Dès les premières mesures de L’oeil
du tigre les volcans bien ponctués propulsaient leurs faisceaux, Déjà on s’engageait
de plain pied ans le rythme du rock
qu’animaient les volées de chandelles entrecroisées et répétitives. Pendant de longues minutes,
bombes, jets siffleurs stridents et serpentins s’activaient et entraînaient dans
leurs sillages une pluie de bombes. Moment également intéressant sur Quinta De Bill où les notes d’accordéon
cadencaient agréablement l’élan des chandelles jouant à s’entrecroiser. Un bref retard à perceptible
se manifestait dans la reprise du Bon
Jovi pour reprendre de plus belle le rythme avec soucoupes autres chandelles, bombes farfales et queues
de paon. Belle incursion de grappes oranges
et rouges au cours de Setima Legiao qui flirtaient avec une
pluie d’abeilles. Pourtant une démonsstration qui revenait constamment avec des répétitions de chandelles à toutes
les sauces, des volcans et de jets siffleurs stridents et de bombes qu’on aurait voulu plus nuancées.
Un spectacle qui nous laissait admirer une grande variété dans le choix
des pièces qui donnaient l’impression de
sortir d’une boite à surprises: Tantôt des volcans côtoyaient les chandelles,
tantôt ils rivalisaient avec les jets siffleurs stridents, tantôt les
chandelles romaines aux couleurs attrayantes
jouaient parfois avec des
comètes. Et les moulins qui ouvraient la voie aux bombes nautiques. Dans un
grand tourbillon de contrastes. Les spectateurs emportés dans le feu de l’action par une sorte
de ravissement collectif n’avaient pas un instant de répit. C’était le
déferlement collectif : sifflets et applaudissements fusaient.
Pour l’apothéose, emportée sur Hurricane 2000 le concepteur Carlos Macedo avait opté pour un
envol plus lent qui reprenait le tempo dans l’élan caractéristique de tous les
bouquets finals pour accentuer
graduellement le tempo. Avec toute la panoplie de pièces bombes, marrons d'air, nautiques mieux
dirigés sur le lac et autre volée de chandelles, de craquelins, de girandoles
et de bombes aux couleurs chatoyantes.
La
veille du feu, Carlos Macedo admettait
qu’une firme pyrotechnique devait au moins participer au concours de Montréal, célèbre
dans le monde. A son avis ce n’est pas nécessairement une question de coût -même s’il
est élevé - mais de prestige pour une firme qui remporte un
Jupiter.
L’entrepris familiale Macedo
Pirotecnia implantée à Lixa, à
Après le rock, samedi les amateurs se familiariseront avec