_x0021_Author: GLamon><_x0021_Typist: GLamon>
22 juin 2002
Pour leur première participation au Mondial SAQ, les Portugais
du groupe Luso Pyrotechnie ont offert une prestation aussi
éclatante qu’étourdissante, hier soir à
Au moins leur Danse du feu, sur un répertoire musical peu familier, a permis de réchauffer l’atmosphère et de réconcilier ce public avec cet été qui tarde à se manifester concrètement.
D’entrée de jeu, sur Night mare ( Harriman ) on se demandait bien - le son faisant défaut - ce qu’on allait présenter aux spectateurs avec des flashes, des volées de fusées rouges qui s’illuminaient.
Les Portugais ont voulu démontrer avec un certain brio leur savoir-faire pyrotechnique en déployant bombes polychromes, fusées crépitantes, volcans, bombes nautiques et chandelles à profusion. Des pièces certes aux couleurs éblouissantes mais qui auraient eu avantage à être mieux nuancées. En revanche, ils se sont trop souvent cantonnés dans le bouquet et déployé une abondance de fusées crépitantes. A chacune des neuf pièces du répertoire musical, ils n’en finissaient plus de jouer du bouquet final et de nous en mettre plein la vue et plein les oreilles. Si le public exalté reste friand de grands déploiements bruyants, à la longue toutefois ce choix délibéré de s’en remettre aux bouquets et à une débauche de grosses pièces comme un tout-venant finit par être monotone. Elle ne laisse plus de place à ces moments d’accalmie qui doivent également faire partie intégrante d’un spectacle réussi. Hélas! De bout en bout on s’est buté à un rythme effréné qui n’a connu qu’une brève pause avec Variation II ( Tchaikovski ) où la musique rythmait de petits jets.
Bien sûr, on connaît la réputation des Portugais comme celle des Espagnols qui privilégient le côté très sonore d’un spectacle pyrotechnique. Pour cette compétition internationale, à mon avis, il aurait été approprié de jouer sur une meilleure harmonie et une plus grande variation entre les tableaux et non miser sur un défilé de diapositives. On aurait tellement apprécié un meilleur choix que ces fusées crépitantes continuelles qui déferlaient dans le ciel à chaque morceau. Evidemment avec le système de mise à feu par ordinateur(pyrodigital) de plus en plus en usage, on s’attend à certains départs répétitifs. Faut-il indubitablement déployer tout un arsenal de guerre pour démontrer ses prouesses pyrotechniques? J’en doute!
Applaudissons néanmoins le côté créatif du concepteur Vitor Machado, notamment par l’introduction de certains tableaux comme cette couronne suspendue à une grue d’où s’échappaient une kyrielle d’effets spéciaux, comme d’une boîte à surprise. Séquence fort réussie mais qu’ont peu souvent mené à terme les artificiers qui ont tenté ce genre d’expérience.
Sur le 7e tableau ( Cromornia ) on a eu droit à un bon départ sur des chants d’oiseaux avec une roue qui s’illuminait suivie de chandelles et de milliers d’étoiles scintillantes.
Quant s’est déclenché le bouquet final le public
s’est extasié d’une véritable orgie de bombes, de
volcans et de fusées pétaradantes qui ont fait trembler
L’absence de l’annonceur Michel Lacroix à la voix portante, donnant le ton à l’atmosphère de départ avec participation du public, se fait cruellement sentir. On ne retrouve plus cette émotion qui entraîne le public dans le jeu. La relève de Cité Rock Détente, elle, sombrait dans l’anonymat. On ne comprenait même pas ce que l’annonceur de la radio débitait. Même la salle de presse qui, l’an dernier, s’activait, se requinquait à l’arrivée des artificiers après le spectacle, a cédé sa place à un bistro. On ne sentira plus cette atmosphère de convivialité, de discussions qui s’y animaient avec les artificiers. Où iront donc les journalistes pour poursuivre cette tradition ?
Samedi prochain, les Belges de la société Hendrix Lefeber Fireworks pour leur première participation à cette compétition, nous convieront à entrer dans Deux mondes, une famille,