Balade suisse à
Soirée inaugurale à
Les artificiers de la firme Bugano AG Feuerwerk, en ouvrant ce
rendez-vous estival , nous ont servi une prestation conforme à un magnifique feu
d’ouverture bien plus qu’à un véritable feu de compétition. Un spectacle qui,
même avec un départ rougeoyant sur Elvis Presley, n’a pas su, à mon avis, faire ressortir les
émotions des amateurs, même s’ils ont manifesté leur enthousiasme à maintes
reprises.
Toutefois, comme je le faisais
remarquer, en 1999 et en 2000, côté compétition le concepteur Toni Bussmann a succombé aux mêmes pièges que ceux de ses feux
précédents : manque d’innovation, d’homogénéité et de variations. Un
spectacle qui se déroulait comme une succession de tableaux sans ajouter pour autant sur les
subtilités. Un programme qui aurait eu intérêt à varier beaucoup sur le choix
des pièces pyrotechniques qui sombraient dans le répétitif : gâteaux,
fusées crépitantes,chandelles chinoises, bombes italiennes
et volcans suisses.
Côté trame musicale cependant le
directeur de la firme avait choisi d’insérer un peu de folklore suisse, histoire
de répondre à son thème Balade Suisse.
Pourtant, à mon avis, très peu de similarité permettait dans ce scénario de faire
ressentir cette nouvelle réalité
multiculturelle de
Toutefois, certaines pièces
comme les bombes italiennes multicolores à multi-bris
et kamuro ont permis d’apporter du piquant et du superbe à cette démonstration qu’on annonçait comme éblouissante. Les spectateurs ont pu
aussi s’extasier devant ces étonnantes
pluies de cheveux d’ange dorés et ces fusées sifflantes toujours
impressionnantes sans oublier les typiques volcan Bugano
durant le bouquet final, dans la plus pure tradition pyrotechnique.
Les passages entre les neuf
morceaux de la bande sonore manquaient
manifestement de
cohérence. Ces nuances qui
font la différence dans la réussite d’un spectacle.
Le concepteur Toni Bussmann donnait
l’impression d’avoir misé principalement sur le côté pyrotechnique. On aurait
espéré un meilleur lien entre les séquences musicales, question d’apporter plus
de nuances et de démarcations.
Par ailleurs, pour une troisième
fois le concepteur revenait avec le même
indicatif du film 1492 Conquest of Paradise. Qu’il semble beaucoup apprécier. Une séquence
ou les nautiques dorés et bleus ont
envahi le lac des Dauphins – très peu utilisé- pendant que les gâteaux fusaient
en trame de fond. Est-il besoin de retomber toujours dans les mêmes séquences
musicales alors que le répertoire musical foisonne de pièces dignes
d’agrémenter une prestation pyromusicale?
On a décelé un moment creux
entre l’avant dernière pièce, Waterloo
(Abba) et l’entrée dans le bouquet final. Un bouquet
final entraîné sur Granada. Morceau
populaire qu’affectionnent majoritairement les concepteurs de pyromusicaux et qui sonne l’apothéose d’un pyromusical
permettant toutes les folies. La panoplie
d’impressionnantes bombes multicolores de fusées sifflantes et
crépitantes, pour clore sur une pluie de gerbes étincelantes emplissant tout le
ciel à la grande joie populaire.
Rappelons que la firme Bugano fondée en 1987 est établie depuis 1994 à Neudorf (Lucerne).
Dimanche prochain les Italiens
de la firme Pirotecnica Soldi,
reviendront pour la dixième fois en nous emmenant cette fois par-delà L’Italie, le Monde.