Vibrant hommage au King

 

Une démonstration éblouissante et éclatante que celle des Américains  de Pyro Spectaculars by Souza. Éblouissante par la richesse de sa palette de couleurs et éclatante par le choix de la qualité de ses produits. Pour sa deuxième participation à l’International des feux Loto Québec (2001 et 2007) le concepteur Jim de Souza nous a fait  traverser les amateurs  l’étonnante  histoire  de l’idole américaine la plus connue, Elvis Presley, le  King. Pour le rappeler, c’est le nom d’Elvis  qui s’est affiché  en lettres de feu sur la rive du lac des Dauphins à la une des feux.

Si les seize séquences musicales s’inspirant essentiellement de Presley se suivaient rondement. Chacune comportait son propre  schéma de pièces et métamorphoses de couleurs   Elles ne s’enchainaient pas, se concluant par un mini- bouquet final. Le thème  a été parfaitement suivi  ou les fans  s’y sont retrouvés. Un choix judicieux  et de qualité  pour ce spectacle spécial de Montréal qui fut sans contredit à la hauteur de toutes les espérances. Un spectacle qui changeait continuellement de rythme et de pièces

L’ouverture s’est engagée sur Odyssey, servant d’entrée en scène  à Elvis Presley. Ici on a pu déceler un bref mouvement de précipitation : le décompte n’était pas terminé que déjà des pièces partaient tandis qu’un Elvis scintillait dans la pénombre

Parmi les tableaux les plus réussis, les amateurs ont pu admirer celui de Viva Las Vegas, vers la fin du programme. On pouvait se sentir presque dans la capitale du jeu. dans une féerie de couleurs.  Jim de Souza s’est surpassé dans un carnaval de couleurs, de farfales, de stroboscopes, de mono coups  aux teintes vert, rouge citron. Et  treize moulins  qui s’animaient d’emblée. Le concepteur  s’est amusé subtilement avec de  superbes  kamuros (Sunny) représentant  les dés et les chiffres du casino ainsi que des bonshommes sourires. Suivaient des moulins aux deux couleurs (Ricasa-Caballer).  Il y en avait pour tous les goûts et pour tous ceux qui rêvent encore à Las Vegas.

 Par ailleurs durant  Blue Suede Shoes, le bleu prédominait  ans un  ballet de farfales et de papillons bleus appuyé par une danse de comètes un peu folichonnes pour finir par une décharge de  grosses bombes.

Sur Burning Love, le rouge trônait, dégagé par deux séries de lance flammes et s’intercalaient  brièvement entre les bombes aux deux teintes et  aux  propulsions  de fusées crépitantes.

Durant My Way, un moment plus calme  d’étonnants palmiers verts et dorés venaient couronner le ciel  s’accompagnant de répétitions de moco coups. Le tableau  s’ouvrait sur un surprenant éventail doré pour finalement se conclure par des bombes très hautes  que l’on retrouvait dans la plupart des séquences. Par ailleurs  sur A Little conversation des fontaines dansantes appuyées par  des croisements de chandelles bleues au rythme changeant ouvraient la voie à un embrasement  en queue de paon.Pour finalement couronner le ciel de saules pleureurs dorés qu’on retrouvait souvent dans les tableaux.

Les Américains  apportaient une note différente dans la présentation de leur spectacle. Une démonstration qui faisait ressortir avec brio la qualité des pièces et une palette de couleurs chatoyantes, dignes des grands peintres. Jim de Souza, peintre à ses heures, s’était-il inspiré de son hobby (peinture)  pour l’associer et le transposer dans le ciel Montréalais?

On percevait dans cette fête  toute la fierté de ‘l’âme américaine que  le concepteur voulait nous renvoyer. Tout au long du feu les spectateurs ont découvert des pièces inusitées  et des couleurs particulières comme les orangés, les jaune-citron, les bleus, les chartreuses, les lilas, les verts et les  rouges d’une brillance que petit à petit nous faisait découvrir de Souza.

Il n’avait pas ménagé son arsenal (une dizaine de milliers de pièces) de chandelles et de mono coups et de bombes d’une étonnante clarté Une variété  de pièces de grande qualité provenant de nombreux fabricants dont Pagano, Sunny et Parente ( bombes de gros calibre d’une rondeur impeccable)  Ricardo Caballer. (chandelles, mono coups et nautiques )  Rozzi’s et San Tai (Taiwan). Une panoplie de pièces que les amateurs ont pu admirer a satiété. A vous faire tourner la tête et vous assaillir de décibels.

Pour Jim de Souza, président de l’entrepris familiale, ce spectacle comportait un caractère très spécial qui avait été  préparé et agencé soigneusement  pour  l’une des plus populaires compétitions du genre au monde.

Le bouquet final s’est conclu  en deux temps sur de puissantes bombes- palmier et une éclatante décharge de marrons d'air. On jouait sur tous les tableaux, tantôt avec des soucoupes volantes  dorées doubles  à mi-hauteur, tantôt sur une salve de mono coup parfaitement synchronisés, des serpentins  et des bombes rouges et vertes crevant littéralement le ciel  Pour clôturer avec des craquelins et une série de marrons d’air époustouflants. Les spectateurs succombaient  à un enthousiasme débordant. Emportés par leur élan, ils jubilaient et ovationnaient à qui mieux mieux. On sentait chez eux cette passion vibrer  et se cristalliser devant tant de couleurs et de puissance..

Pour ajouter du piment au spectacle, un Elvis tour de blanc vêtu se pavanait sur la Ronde avant le décompte.  Un Elvis certes plus élégant que notre Elvis Gratton québécois.

Autre soirée maussade avec la pluie qui s’était de nouveau  mise de la partie pour cette cinquième présentation de  la saison 2007.Loin de se désarmer les vacanciers et les mordus  armés de  parapluies, de cirés et chaussés d’espadrilles avaient malgré tout bravé l’ondée.

Fondée par Manuel de Souza, Portugais d’origine, au début des années 1900, la firme en est à sa cinquième génération et présente des spectacles pyromusicaux dans plus de 400 villes américaines et ailleurs au monde (Japon, Macao). Pour le seul mois de juillet elle est programmée pour tirer 400 feux.aux États-Unis

Mercredi prochain la firme canadienne Firerworks Spectaculars Canada de Calgary  se propose de nous entrainer dans le sillage du roi de l’Olympe Zeus.