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Janice M. Bostok est née à Mullumbimby en 1942 et elle habite à Dungay, Nouvelle-Galles du Sud. Elle écrit des haïkus depuis 1971; ils ont été publiés dans neuf pays et traduits en quatre langues. De 1972 à 1979, elle a été directrice de la revue de haïkus Tweed; elle est codirectrice de la revue Paper Wasp publiée à Brisbane et collabore à la revue Hobo de Sydney. Elle a publié le
le recueil de poèmes On Sparse Brush (Makar Press, 1978), les recueils de haïkus: Banana Leaves (1972), Walking Into the Sun (Shelters Press, 1974), Hearing the Wind (1976), Still Waters (Earthdance, 1997), The Farmer Tends his Land (Tiny Poems Press, 1997) et les recueils de haïbuns Silver Path of Moon (Post Pressed, 1996) et, en collaboration, shadow-patches (Hallard Press, 1998).|
pregnant again... the fluttering of moths against the window |
encore enceinte... le battement des ailes des phalènes contre la fenêtre |
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spilling at the rim of the barrel water into sunlight the winter before he died he introduced me to Gregorian chants |
déborde du haut du baril l'eau dans le soleil l'hiver avant sa mort il m'a initiée au chant grégorien |
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anguish deepened by the woodpecker's distant hammering |
l'angoisse intensifiée par le tambourinement lointain d'un pic |
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unable to see my neighbour's house I sense her light a little liquid in the tea cup gathers in the winter light |
je ne peux voir la maison de ma voisine j'imagine sa lumière un peu de liquide dans la tassse de thé recueille la lumière de l'hiver |
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stopped to allow geese crossing some idiot honks j'arrête pour laisser traverser des oies un idiot klaxonne |
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watchful the night heron lowers his neck into shadow vigilant le héron nocturne abaisse son cou dans l'ombre |
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muzzle of the drinking cow glides across still water le museau d'une vache qui boit glisse sur l'eau calme |
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still morning the click of a dragonfly turning in flight matin calme le cliquètement d'une libellule qui tourne en vol |
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replying to sympathy cards the stamps taste bitter i feed the cat: the cricket keeps on singing Lake Biwa mirrors the image of the mallard but not its cry on Miyajima deer & pilgrims drink from the same water overseas alone: i see your handwriting on an envelope last quarter moon: time now to cut my fingernails reading in bed a moth resting on my heartbeat she comes in unsettling the canary & my heart after the parade the dragon head off still smoking |
réponse aux condoléances goût amer des timbres je donne à manger au chat: le grillon stridule sans cesse le lac Biwa reflète l'image du colvert mais pas son chant sur le Miyajima daims et pèlerins boivent à la même eau seul à l'étranger: je vois ton écriture sur une enveloppe dernier quartier de lune: c'est le temps de me couper les ongles lecture au lit un phalène se repose sur mon coeur qui bat elle entre perturbant le canari et mon coeur après le carnaval le dragon sans tête fume encore |
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veranda bed corrugated sky & nailhole stars |
lit de véranda ciel de tôle ondulée et trous par où passent des étoiles |
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She waits. After midnight it grows too cold. My voice losing its melody. Growing old. My hand springs away in the moment of cut. Pain comes after. Iced tea in summer laced with the B minor mass is out of this world. A duet. The lover and the nightingale sing to the moon. The setting sun's rays bloody the sea's horizon. White flash of a gull! Easter, I forget the yeast. Passover bread. His cello sings his love for her. At the graveside the warbler sings away my grief. Deep breaths in and out. Change to song. |
Elle attend. Après minuit ça devient trop froid. Ma voix perd sa mélodie. Vieillir. Ma main bondit en arrière au moment de la coupure. La douleur vient après. En été, du thé glacé et une messe en si mineur c'est le bonheur parfait. Un duo. L'amant et le rossignol chantent sous la lune. Les rayons du soleil couchant ensanglantent la mer. L'éclat blanc d'une mouette! Pâques, j'oublie la levure. Pain de pâque. Son violoncelle chante son amour pour elle. Près de sa tombe la fauvette soulage ma peine. Inspirations profondes expirations profondes. Se changent en chanson. |
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at the airport wrapped in that last kiss... the still blue sky... head first in a garbage bin - sacred ibis... swinging old hips, so beautiful... when she smiles... spring moon lighting drunks and poets home... three a.m. and you shift my hand from your breasts seven sparrows on that corner of the roof where the sun shines |
à l'aéroport enlacés dans un dernier baiser... le ciel bleu immobile... tête première dans la poubelle - ibis sacré... balançant ses hanches, la vieille si belle... lorsqu'elle sourit... la lune du printemps éclaire le refuge des ivrognes et des poètes... trois heures du matin et tu écartes ma main de tes seins sept moineaux sur ce coin du toit où le soleil brille |
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Distant ranges... indigo spills under the bright sky. Old windmill gap-toothed. Four-thirty a.m. twelve stories up - hearing a curlew call. Sunday night - even spruikers outside the strip joints are bored |
Montagnes lointaines... l'indigo se répand sous le ciel clair. Vieille éolienne édentée. Quatre heures trente du matin du douzième étage - j'entends le cri d'un courlis. Dimanche soir - même les racoleurs devant les strip-teases s'ennuient |
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Poète, journaliste à la télévision éducative (SBS) et historienne, Jacqui Murray habite à Brisbane. Depuis plusieurs années, elle est membre du comité international des concours de haïku organisés dans des écoles par la Japan Air Lines et elle est la responsable du concours organisé dans les écoles d'Australie. Elle est membre-fondatrice du Paper Wasp Haiku Group de Brisbane et codirectrice de la revue Paper Wasp. Elle est coauteure de Wattle Winds: An Australian Haiku Sequence (Paper Wasp, 1994).|
wattle winds combing jacaranda leaves into the pool floating through moon and Southern Cross the pool filter starts pruned branches sun already hot on mother's grave this letter after our funeral wishing me well For Jack Stamm soft rain on one side of the roof fireflies through steam above the aqua aerobics class plump moon rising a chorus line of silver foxtails bowing before the moon |
les vents d'acacia peignent les feuilles de jacaranda dans la piscine perdu dans la lune et la Croix du Sud le filtreur démarre les branches taillées le soleil déjà plus chaud sur la tombe de ma mère cette lettre après tes funérailles me souhaitait du bonheur À Jack Stamm douce pluie sur un côté du toit lucioles dans la vapeur au-dessus de la classe d'exercices aquatiques monte une lune potelée un choeur de vulpins argentés s'incline devant la lune |
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cat and coffee marking midnight papers
chat et café corriger de nuit des examens |
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winter night rain a freight train the possums louder
pluie de nuit d'hiver un train de marchandises les opossums plus bruyants |
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neighbour's arm signals too tired to gossip
geste du bras la voisine trop fatiguée pour commérer |
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Lyn Reeves habite à Dynnyrne, Tasmanie. Elle enseigne au Hobart Institute of TAFE. Elle est directrice de la revue Famous Reporter, membre du Paper Wasp Group et de la Haiku Society of America, animatrice d'ateliers d'écriture, et juge de la 1998 Hobo International Haiku Competition. Ses poèmes et nouvelles ont paru dans diverses revues et anthologies, et lui ont mérité divers prix; ses haïkus ont été publiés en Australie, aux États-Unis, au Japon et en Nouvelle-Zélande.|
crow flying into the wind treading air |
une corneille vole contre le vent ses pattes agitées |
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After rain the eucalypt's white trunk fleshed pink.
Après la pluie le tronc blanc de l'eucalyptus rose chair |
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at her funeral all the women feel pain in their breasts |
à ses funérailles toutes les femmes ressentent une douleur aux seins |
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Wind swirls the empty dunes marram grass shivers
Le vent tourbillonne les dunes désertes les ammophilas frissonnent |
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ripe avocado tastes green |
l'avocat mûr a un goût vert |
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Rainbow's end comes to rest on the Casino in the wardrobe his dead wife's dresses wear her perfume |
L'arc-en-ciel vient se poser sur le Casino dans la garde-robe les robes de son épouse décédée portent son parfum |
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strung between spires of lavender spider web glistens
suspendue aux brins de lavande une toile d'araignée scintille |
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At Watersmeet two rivers tumble into the same bed in evening shade lupin leaves still cradle drops of dew |
À Watersmeet deux rivières se jettent dans le même lit dans l'ombre du soir les feuilles de lupin bercent encore des gouttes de rosée |
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birdcall opening spaces beyond walls
un cri d'oiseau ouvre des espaces au-delà des murs |
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winter dawn through antipodean lace a palm alight downpour - a pinnacle of soil topped with a tiny stone black rabbit - scent of moonlight on the garden wall |
aube d'hiver à travers une dentelle des antipodes un palmier flamboyant forte averse - un monticule de terre surmonté d'une petite pierre lapin noir - l'odeur du clair de lune sur le mur du jardin |
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snow no path in the wood
neige aucun sentier dans la forêt |
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still drinking after the cup is drained - canary song |
je bois encore dans ma tasse vide - chant de canari |
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rushing across the rocks the felled trees shadow
se précipite à travers les roches l'ombre de l'arbre abattu |
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welder's sparks shower from the fifth floor the brightening moon hearing the rain before it leaves the cloud - bowstring I dream I munch the pale heart of a lettuce on bread, with haiku |
les étincelles de soudure pleuvent du cinquième étage la lune plus brillante j'entends la pluie avant qu'elle ne quitte le nuage - corde d'arc je rêve que je croque un coeur pâle de laitue sur du pain, avec un haïku |
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my new job - I look in the mirror at sweat stains grinding valves bees drift in and out of the workplace wave of sleep in the magic theatre players appear in the cemetery a cross of crocuses spills over wet dream - one I needn't discuss with my therapist night shower begins through the open window a dark furry moth bees in the basil she carries vegetables in a fold of her dress early train every carriage filled with surfboards are there many snails on the path this moonless night? Orion's belt: letting my belly hang loose |
mon nouveau travail - je regarde dans le miroir les taches de sueur mouture des grains des abeilles entrent dans l'atelier et en sortent envie de dormir dans le théâtre magique les acteurs apparaissent dans le cimetière une croix de crocus se défait pollution nocturne - un rêve dont je n'aurai à discuter avec mon thérapeute en soirée une averse commence par la fenêtre entrouverte un papillon noir et velu abeilles dans le basilic elle porte des légumes dans un pli de sa robe premier train du matin chaque wagon est rempli de planches de surf y a-t-il plusieurs escargots sur le sentier par cette nuit sans lune? ceinture d'Orion: je laisse mon ventre pendre librement |
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