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Alexey Andreyev est né dans la vieille ville russe de Novgorod, deux mois avant la mort de Jim Morrisson à Paris. Il a passé plusieurs années de sa jeunesse à étudier les mathématiques et d'autres choses plus ou moins bonnes pour la santé, mais il a finalement obtenu une maîtrise en mathématiques appliquées. Entre temps, il écrivait des poèmes, montrant un grand intérêt pour des formes non traditionnelles dans la poésie russe (vers libres, haïku, haïbun, palindromes, etc). De 1994 à 1996, il est allé poursuivre ses études à l'Université de West Virginia, aux États-Unis; il vit présentement à Saint-Pétersbourg où il travaille à sa thèse de doctorat en sciences informatiques et à un nouveau recueil de poèmes. Ses poèmes ont paru sur quelques sites Internet,
dont Reflections - A Haiku Diary, Shiki Internet Haiku Salon et Teneta,
dans les revues américaines Frogpond et Woodnotes, et dans Haiku World (Kodansha, 1996). Il a publié les recueils de poèmes Pesenka Shuta - Stikhotvoreniya (Chanson de bouffon; Effect Publishing, 1996) et Moyayama - Russian Haiku: A Diary (A Small Garlic Press, 1996). Il a un site personnel sur Internet, ainsi qu'une revue électronique en russe, Lyagushatnik (Mare aux grenouilles), dans laquelle, avec la collaboration de Xenia Vatnik, il a traduit plusieurs haïkus de poètes canadiens en russe.|
kapli dozhdya na steklax ee ochkov: vesna uzhe nedaleko supermarket: v ch'ej-to telezhke - pivo, myaso, tsvety i rebenok devochka v vertyaschixsya dveryax: ni iz doma, ni v dom, prosto begom po krugu zharkaya letnyaya noch' - kak dolgo zvonit telefon v dome soseda dozhdlivyj vecher - otrazhennyj v luzhe fonar' staraetsya ne razvalit'sya brodyachij pes opyat' brosaetsya za mnoj kogda ya oborachivayus' tantsuet na lune - poslednyaya zhivaya muxa u okonnogo stekla pervyj sneg - vozvraschayas' domoj, risuyu volny na kryshax mashin zima: u menya na stene Bol'shaya Volna Xokusaya visit nepodvizhno na ostriyax sosulek kapli solntsa |
des gouttes de pluie sur ses lunettes: le printemps arrive déjà supermarché: dans un chariot - viande, bière, fleurs et un enfant une petite fille dans une porte à tambour: n'entre ni ne sort, tourne simplement chaude nuit d'été - le téléphone sonne sans fin chez le voisin nuit sous la pluie - un réverbère dans la flaque essaye de ne pas se briser un chien errant recommence à me suivre quand je me retourne elle danse sur la lune - la dernière mouche sur ma fenêtre première neige - en rentrant je dessine des vagues sur les toits des voitures hiver: sur le mur La Vague d'Hokusai suspendue immobile sur la pointe de chaque glaçon il y a une goutte de soleil |
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Albert Chekanov est né à Krasnoïarsk en 1960 et il travaille à Singapour depuis 1993. Il est ingénieur en tribologie et ses publications sont d'ordre scientifique. Pour lui, le haïku, auquel il s'intéresse depuis plusieurs années, rerésente une forme d'oisiveté contemplative.|
misted mirror well, i've seen myself already yesterday on the sea waves my boat gently rocks train stops i'm still thinking about you on a treetop a crow i wish to talk to blue dolphins for a moment i was flying too autumn on a silver string silver spider a cat is chased by a bird Hale-Bopp! the metronome the piano a bit of rain a street-gang goes shoplifting past me sipping green tea watching running water a part-time job |
le miroir embué bon, je me suis déjà vu hier sur les vagues de la mer mon bateau se berce doucement le train s'arrête je continue de penser à toi au faîte d'un arbre une corneille je souhaite lui parler dauphins bleus pour un instant je volais aussi automne sur un fil argenté une araignée argentée un chat poursuivi par un oiseau Hale-Bopp! le métronome le piano un peu de pluie une bande de rue qui s'en va voler à l'étalage m'a dépassé boire du thé vert surveiller l'eau fuir un job à temps partiel |
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