Chers surs et frères dans la foi,
Que signifie le cycle de lannée B?
Les lecteurs et les lectrices de Prions en Église sont familiers avec une indication donnée chaque semaine: ex. 4e ou 5e dimanche du temps ordinaire B.
Avant la fin du dernier Concile, les mêmes lectures dévangile, tirées surtout de saint Matthieu, revenaient chaque année. Le nouveau Lectionnaire a ouvert la Bible en létendant sur un cycle de trois ans. Cest ainsi que nous avons eu en 1999, lannée de saint Matthieu (année A). En l'an 2,000, nous aurons lannée de saint Marc (année B); et en 2,001, lannée de saint Luc (année C); et ainsi de suite pour les années à venir.
Comme ces trois évangélistes suivent un plan similaire, on y retrouve, après la fête du Baptême du Seigneur, le début de son ministère en Galilée, puis ses divers discours, paraboles et miracles, et on termine en novembre par les paraboles de la vigilance, sur la fin des temps.
Comme lÉvangile de saint Jean développe un plan différent, il est lu en partie durant le Carême et le temps pascal. De plus, en raison de la brièveté du texte de saint Marc, sa lecture en lannée B est complétée par des extraits de saint Jean, comme le discours sur le pain de vie, au 6e chapitre, au mois daoût. La première lecture, tirée de lAncien Testament, éclaire généralement lévangile, alors que la deuxième est plutôt une lecture suivie.
Lorsque le pape Paul VI a promulgué le nouveau Missel, en 1969, il exprimait le désir que les chrétiens le reçoivent «comme un signe et un instrument dunité» Il semblait avoir pressenti que les grandes Églises chrétiennes allaient se rallier à lun des meilleurs fruits du Concile et adopter le nouveau Lectionnaire. Cest dire avec quel soin on a fait le choix des lectures.
Chez nous, les catholiques de langue anglaise lisent non seulement les mêmes textes, mais ils ont la même traduction que plusieurs Églises protestantes. Aux États-Unis, dans certaines revues, les commentaires publiés en vue de lhomélie sont maintenant préparés successivement par des catholiques, des épiscopaliens ou des luthériens. Le Lectionnaire, présenté dans le respect des autres, devient de plus en plus le signe et linstrument dunité souhaités à la fin du Concile.
Un texte original de Bernard publié en 1999.
Bernard Lafrenière, c.s.c.
Dernière mise à jour de cette page à 9:51 hrs. le 22 août 2007 par J.L.